Catégorie: Unasur

le Brésil, arbitre de l’affrontement Venezuela-Colombie

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Alors qu’Hugo Chavez faisait ses premiers pas de vedette cinématographique à Venise il y a quelques jours, la nature et le montant des différents contrats conclus par le président vénézuélien lors de sa tournée eurasiatique sortaient dans la presse internationale. Dans une grande tradition qui n’est pas sans rappeler les grandes heures de l’URSS, le gouvernement russe a conclu un accord avec H. Chavez portant sur l’accès aux gisements pétrolifères vénézuéliens contre des facilités de crédit en matière d’achat d’armes lourdes.

Bénéficiant des 2es réserves mondiales de pétrole, selon des estimations toujours contestées, le Venezuela est un partenaire plus qu’intéressant pour Moscou. En effet, tant par l’ampleur de ses réserves que par sa qualité de membre fondateur de l’OPEP, organisme que la Russie rêve d’intégrer, Caracas a, en outre, une orientation en politique internationale compatible avec les visées russes. Etat leader de l’opposition aux Etats-Unis en Amérique du Sud, opposition de plus en plus visible, le Venezuela voit dans Moscou le compagnon de lutte idéal pour en finir avec la mainmise américaine sur l’ensemble du continent américain.

Depuis la création de l’UNASUR en 2008, il semblerait bien qu’Hugo Chavez ait réussi à trouver le cadre continental qui lui manquait jusqu’ici pour faire entendre son opposition à la doctrine Monroe. Agrégeant autour du Venezuela un nombre toujours plus grand d’Etats revendiquant véritable identité sur la scène internationale, Caracas n’en poursuit pas moins une politique étrangère qui lui est propre.

En matière énergétique, tout en favorisant les rencontres entre pays arabes et sud-américains, le Venezuela signe avec la Russie un accord d’un milliard de dollars portant sur l’exploitation des gisements de l’Orénoque. Dans le même temps Hugo Chavez rêve de la création d’un grand cartel gazier mondial avec des pays proches de Moscou (Iran, Russie, Syrie, Algérie…). Voulant transformer sa puissance économique en puissance militaire, il n’est pas étonnant qu’Hugo Chavez se soit tourné vers son partenaire russe afin de parfaire son parc de blindés et de défenses anti-aériennes et anti-missiles.

Toutefois le Venezuela est loin d’être le seul Etat d’Amérique du Sud engagé dans une telle logique. La Colombie tout d’abord, sœur-ennemie du Venezuela, de plus en plus isolée dans son alliance avec les Etats-Unis, regarde comme toujours vers Washington. Le gouvernement américain, même s’il dénonce la course aux armements du Venezuela, équipe lui aussi de son côté la Colombie, dernier bastion de l’influence étatsunienne dans l’UNASUR.

Cette posture unique parmi les Etats sud-américains n’est pas sans provoquer des heurts puisqu’un sommet extraordinaire de l’UNASUR a du être organisé en catastrophe en Argentine à la fin du mois d’août sur la question des bases américaines en Colombie, destinées officiellement à lutter contre les cartels de la drogue. La présence d’une grande masse de troupes fortement armées le long de la frontière entre Venezuela et Colombie représente, malgré l’existence de l’UNASUR, un risque important de conflit, ce qu’H. Chavez ne manque jamais de rappeler.

Dans le même temps, un troisième Etat de la zone cherche lui aussi à acheter de grandes quantités de matériels militaires : le Brésil. Celui dont on dit qu’il est le plus faible des BRICs n’en reste pas moins un Etat puissant, le plus peuplé de la région et disposant de l’économie la plus dynamique. Alors que Lula n’a jamais tenté de s’imposer à la tête de l’UNASUR, rôle qui aurait pourtant dû logiquement être dévolu au Brésil au vu de sa puissance, Brasilia affiche aujourd’hui une volonté plus ferme de ne pas se laisser distancer en matière militaire par les Etats hispanophones. La récente visite de N. Sarkozy avait en effet pour but de faire pencher la balance du côté français dans l’appel d’offre lancé par le Brésil pour l’acquisition d’une trentaine d’avions de combat de dernière génération. Contrairement à ses voisins, le Brésil cherche à acquérir la technologie, en plus des matériels eux-mêmes. Voulant par là-même développer de manière accélérée son industrie d’armements et d’aéronautique, après l’échec du blindé national Osorio dans les années 90, Lula vise une politique de plus long terme qui a aussi le mérite d’apparaître moins agressive sur le plan international.

Au moment où l’Amérique du Sud commence à devenir un véritable terrain d’investissement et alors qu’elle pourrait apparaître grâce à l’UNASUR comme plus unie que jamais, elle est aussi le terrain d’une véritable course aux armements. Le sous-continent pourrait ainsi devenir un lieu d’affrontement d’influence russo-américain où le Venezuela reprendrait le rôle naguère tenu par un Cuba à bout de souffle aujourd’hui. Toutefois la grande nouveauté vient du Brésil qui, timidement et sans les éclats sonores d’un Chavez, affirme aujourd’hui sa volonté de puissance.

Auteur : Nicolas Mazzucchi

également publié sur polemos.fr sous le titre : la course sud-américaine aux armements.

Le véritable enjeu de la tournée de Chavez : « Le cartel du gaz »

Unasur

En quête de popularité auprès de l’opinion publique vénézuelienne, le président Chavez entreprend une tournée sur-médiatisée  et profite de cette occasion pour faire appel à ses sens du business, du spectacle, et de la provocation,  dont il a le secret.

En effet à l’issue de sa tournée dans six pays : Libye, Algérie, Iran, Syrie, Bélarus et Russie, le président H. Chavez repart avec 760 millions de contrats pétroliers avec l’Iran et des transferts de technologie en matière nucléaire (création d’une ville et d’un programme civil nucléaires). Il complète la coopération russo-vénézuélienne par des accords énergétiques (dans l’exploitation des gisements de l’Orénoque) et d’armement (armes et prêt de la Russie pour le Vénézuela finançant l’achat armes russes), œuvre pour l’évolution de la coopération avec l’Algérie via Sonatrach, conforte les coopérations existantes avec le Bélarus et participe au sommet de l’Union Africaine en Libye.

C’est également pour lui l’occasion de heurter les sensibilités occidentales : attaques contre Israël et les États-Unis, reconnaissance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, soutien de l’Iran dans le développement de son programme nucléaire, et, plus original, participation en tant que « guest star » à au 66ème festival de la Mostra à Venice pour la présentation d’un documentaire qui lui est dédié : « Au sud de la frontière ».

Mais ce périple cache un tout autre enjeu majeur, la volonté d’Hugo Chavez de réaliser avec ces alliées le « Cartel du Gaz ». Les enjeux économiques d’une telle réalisation seraient économiquement et politiquement énormes, surtout pour l’Europe et les États-Unis. Ce projet avait déjà été tenté il y a quelques années mais n’a connu qu’un faible succès de court terme.

Qu’en est-il des effets recherchés par la reprise du cartel du gaz, historiquement menée par la Russie ? Les pays occidentaux ont-ils des raisons de craindre l’agitation de H. Chavez dans la région ? Ceci fera l’objet près prochainement d’un dossier thématique de l’équipe d’unasur.fr.

Auteurs  : Isabelle Le Guay et Serge Sedille

Matières premières : le trésor sud-américain ?

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Dans un contexte comme la Mondialisation des marchés que nous vivons depuis maintenant plus de 15 ans, le contrôle des ressources en matières premières, notamment énergétiques, est devenu un enjeu pour la plupart des Etats. L’Amérique du Sud apparaît riche de diverses ressources, hydrocarbures et minerais, disséminées à travers tout le continent. Chaque pays, comme nous le verrons, est plus ou moins spécialisé dans une ou deux ressources dont il est très souvent un régulateur de flux. Depuis la création de l’UNASUR en 2008, ces ressources semblent enfin devoir être mises au service d’un véritable ensemble politique continental. Panorama d’une situation politique et économique complexe.

A la recherche de l’or noir

Venezuela, Brésil et Equateur, à eux trois ces pays représentent le potentiel pétrolier de l’Amérique du Sud. Parmi ceux-ci le Venezuela d’Hugo Chavez fait figure de géant incontestable. En effet Caracas contrôlerait, selon les diverses estimations dont la fiabilité est souvent plus que douteuse, les 2e ressources mondiales de pétrole. Le pays, membre fondateur de l’OPEP, sait très bien utiliser le potentiel politique que lui offre la détention d’une telle ressource, et ce d’autant plus qu’Hugo Chavez a expulsé les majors américaines et nationalisé les exploitations. Cette manne pétrolière offre au Venezuela, en plus d’une grande réserve de devises, un poids considérable sur la scène continentale, comme on a pu le constater lors de la récente crise avec la Colombie sur la question des bases militaires des USA où l’une des premières décisions d’Hugo Chavez fut de couper l’approvisionnement de Bogota. Il est certain que le pétrole vénézuélien est pour beaucoup dans la capacité de l’UNASUR d’affirmer son existence et ses ambitions sur la scène internationale. D’autant plus que le siège du Venezuela à l’OPEP risque à terme de se transformer en un siège unasurien, comme en témoignent les sommets américano-arabes dont le prochain est prévu à Caracas.

De leur côté, l’Equateur et le Brésil apparaissent beaucoup plus faibles quant aux possibilités d’utilisation de leurs ressources. Absent tous les deux de l’OPEP, ces Etats, qui ne sont même pas autosuffisants dans le cas du Brésil, ne représentent pas une véritable force sur le plan international. Même si les compagnies pétrolières, Petrobras au Brésil et Petroecuador en Equateur, sont contrôlées par l’Etat et rapportent beaucoup de devises à des deux pays, elles sont insuffisantes pour représenter un vrai outil de puissance international. En effet la production pétrolière de l’Equateur ne représente à peine de 10% de celle du Venezuela. Bien que la capacité productive de l’Amérique du Sud soit moins connue que celle du Moyen-Orient, n’en reste pas moins très importante à l’échelle mondiale et n’est pas étrangère à la capacité de Chavez de résister aux pressions extérieures.

Métaux communs : le cuivre chilien domine

Au Chili c’est le minerai de cuivre qui représente la plus grande source de puissance du pays. En effet, 1er producteur mondial, le Chili apparaît bien sur comme leader discriminant sur le marché du cuivre, capable de fixer à lui tout seul le cours du métal rouge par une simple décision politique. Avec plus de 35% de la production mondiale à lui tout seul, le Chili peut s’enorgueillir de disposer là d’une grande source de richesse et de puissance. Les grands noms de l’extraction minière ne s’y sont pas trompés, tous sont présents au Chili que ce soit dans l’immense mine d’Escondida (BHP Billinton, Rio Tinto) ou en d’autres emplacements (Anglo-american, Xstrata). La tonne de cuivre, même si elle subit des variations annuelles plus ou moins prononcées, elle augmente régulièrement depuis des années, suivant l’évolution de la demande des pays producteurs de matériel électronique. Même si les Etats-Unis et l’Europe se désintéressent petit à petit de la production matérielle pour se concentrer sur la recherche, des pays comme l’Inde et la Chine compensent largement cette baisse de demande et sont même en train de la faire fortement augmenter. Derrière le Chili, même si le Pérou possède lui aussi des ressources intéressantes en cuivre, exploitées par les compagnies japonaises principalement (Pan Pacific Copper, filiale de Mitsui et Mitsubishi), aucun pays de l’UNASUR ne possède une telle position.

Métaux rares : l’eldorado des aciers spéciaux

Au sein des métaux rares, un certain nombre de pays de l’UNASUR ont des positions très intéressantes. Le lithium notamment, très utilisé dans les batteries et comme substitut énergétique dans l’industrie automobile se trouve en quantité dans les pays sud-américains. Le Chili, véritable réservoir unasurien, ainsi que l’Argentine occupent une position intéressante comme producteurs de lithium, respectivement 1er et 5e mondiaux. Non seulement le lithium est de plus en plus recherché par les industries automobiles mais il est important de noter que le prix de la tonne fluctue beaucoup, en grande partie parce qu’une part importante des gisements mondiaux se trouve au Tibet. Ainsi lors de troubles dans une région immense et sujette aux soubresauts contre le pouvoir de Pékin, l’acheminement de lithium s’avère plus difficile. Dans ces conditions, les gisements sud-américains apparaissent bien plus surs que ceux d’Asie, et donc favorisés par les industriels européens et américains.

L’UNASUR représente aussi un réservoir intéressant de métaux rares, adjuvants à l’acier traditionnel pour la confection d’aciers spéciaux résistants à la corrosion, à la température, à la torsion…etc. Ces aciers, de plus en plus recherchés dans les industries de pointe (aéronautique, nucléaire, spatial) acquièrent leurs propriétés par de petites adjonctions de métaux rares. Parmi ceux présents en Amérique du Sud, on note du cadmium (Argentine, Bolivie, Brésil, Pérou), de l’indium (Pérou), du niobium (Brésil), du rhénium (Chili, Pérou) et du zirconium (Brésil). Certains pays apparaissent donc beaucoup plus favorisés que d’autres (Pérou, Brésil, Chili), alors qu’un nombre important sont quasi dépourvus de ressources stratégiques minérales (Colombie, Uruguay, Paraguay, Equateur, Surinam, Guyana). L’attrait des pays de la Triade (USA-Europe-Japon) pour l’Amérique du Sud, reste surtout un attrait ciblé vers certains pays, fournisseurs nets de matières premières stratégiques et la plupart du temps dépourvus des industries nécessaires à leur transformation. Ainsi on note que nombre de ces mines / gisements sont exploités par les grands consortiums internationaux, anglo-saxons ou japonais.

Cette inégalité flagrante de répartition conduit à une forte inégalité politique au sein de l’UNASUR puisque les pays comme le Chili et le Venezuela disposent d’un potentiel de puissance par leur position de leader discriminant sur une ou plusieurs ressources qui conduit à leur prépondérance.

Nicolas Mazzucchi

Le succès de l’UNASUR a Bariloche en Argentine

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Il aura fallu 7 heures pour que les présidents des pays membres de l’Unasur trouvent une réponse à cette crise.

La victoire n’est pas celle de l’indépendance de la souveraineté  de la Colombie ni de la sécurité pour le Vénézuela mais celle de l’UNASUR.

Ce sommet extraordinaire s’est déroulé en deux temps, premièrement par  une sorte de tour de table où chaque président a eu l’opportunité d’exprimer son positionnement face à cette affaire, puis dans un deuxième temps par la rédaction d’un « amendement » de la constitution solutionnant le problème d’intervention militaire d’un pays tiers au sein de l’UNASUR et de renforcement de la coopération de la lutte contre le terrorisme.

Qui a dit quoi lors de la première  partie de la réunion ?

Alan Garcia, président péruvien a proposé que la commission du Conseil de Défense de l’UNASUR revoit en détail l’accord militaire réalisé entre la Colombie et les États Unis.

Il a précisé que par cette méthode, les membres de l’UNASUR pourront savoir sans aucun doute possible si la logistique militaire apportée par les États Unis concerne uniquement  la lutte contre le terrorisme et non pas la surveillance aérienne de la région, ni la récolte d’informations stratégiques. Alan Garcia a ajouté :  « Moi Monsieur le président, dans mon pays, j’aurais autorisé une telle vérification ».

Le président Colombien, Alvaro Uribe a, quant à lui, manifesté son accord pour montrer ce contrat au conseil de sécurité mais il a ajouté également qu’il souhaiterait que ce même conseil de défense fasse une enquête sur les bases terroristes le long des frontières des pays membres de l’UNASUR ainsi qu’un bilan général du trafic d’armes en Amérique du Sud. Par cette occasion, il a salué l’initiative de la présidente chilienne Michelle Bachelet et a proposé le Chili comme modèle de transparence à suivre, pour sa publication annuelle de son commerce d’armes.

Dans son discours Uribe a insisté sur le fait que la Colombie était venue pour consolider le processus d’intégration et qu’il était conscient que des concessions allaient devoir être faites par les membres de l’UNASUR. Malgré cette déclaration, le président Uribe a, par de nombreuses reprises, insisté sur le fait qu’il ne reviendra pas sur cet accord pour trois raisons  :

1- L’indépendance de la souveraineté de la Colombie

2- Par le fait que depuis 60 ans, le « plan Colombia », véritable coopération entre la Colombie et les Etats unis contre le terrorisme n’a jamais entrainé d’incidence envers un pays membre de l’UNASUR, et qu’il ne voit pas pourquoi cela changerait.

3- Que cette activité américaine contre le terrorisme ne représente que 4% du total des opérations menées contre les terroristes en Colombie. La technologie des satellites américains a permis de repérer des vols illégaux du terrorisme et d’intercepter les bateaux clandestins alimentant le réseau terroriste colombien.

Uribe termine son intervention en parlant du problème des Farcs et de la complexité de la lutte anti-terroriste le long des frontières colombiennes et équatoriennes.  Il demande à son confrère équatorien de l’aide pour combattre ce fléau le long de leur frontière commune.

Le président Bolivien Evo Morales reprend ironiquement que les États Unis sont présents depuis 60 ans pour lutter contre le terrorisme sans venir à bout, il s’écrit alors : « mais que font-ils depuis tous ce temps? ». Pour Morales : « il n’y aura de paix en Amérique du Sud que lorsque les États Unis ne seront plus sur le territoire« .

Enfin le président Bolivien propose de réaliser un référendum auprès de la population de la région sud américaine : « Le peuple a le droit de choisir démocratiquement si ils veulent de la présence militaire des États Unis dans leur continent« . Pour lui, l’affaire est simple, il suffit de faire signer à la Colombie un document stipulant qu’ il n’y aurait jamais de « BASE » américaine en Colombie. Ainsi cette proposition permettrait une coopération militaire mais sans l’utilisation de véritable base en Colombie.

Le président Brésilien, Lula, s’est plaint de la longueur de la session, pour lui affaire était simple. Il faut selon lui, que le conseil de défense de l’UNASUR fasse un bilan sur l’ensemble des frontières de l’état du terrorisme en Amérique du sud et faire que ce conseil puisse avoir accès aux contrats de coopération militaire entre la Colombie et les États Unis.

Cristina Kirchner, Président de l’Argentine, s’est montrée la plus diplomate de tous les présidents et s’est empressée de calmer tout débordement éventuel en rappelant l’objectif et les enjeux de cette réunion.

« La confiance parmi certains membres de l’UNASUR s’est rompue, il ne s’agit pas ici de faire le procès de son homologue mais de retrouver cette confiance nécessaire pour le processus d’intégration de l’UNASUR. »

Elle souhaite voir s’établir une règle générale contre la présence militaire d’un pays peu importe sa nationalité dans le continent sud américain. Elle a fini son intervention en disant que « les voies diplomatiques seront retrouvées lorsque le conseil de sécurité aura vu sur place de quel type de coopération militaire il s’agit vraiment« . Il est important pour elle, que ce cas fasse jurisprudence.

Enfin, Hugo Chavez, président du Vénézuela, s’est montré plutôt satisfait de l’évolution de la réunion, il rejoint ses homologues péruvien et argentin en ce qui concerne les propositions de soumettre ce cas au conseil de défense de l’UNASUR.

L’intervention de Chavez a été marquée par une lecture d’un passage du livre blanc du Département de Défense américain sur la stratégie sud-américaine, commando de mobilité aérien (AMC) des États Unis  qui stipule leur véritable ambition dans cette zone, et qui n’a pas été très rassurante pour l’audience présente. Chavez a enfin parlé de la manipulation de son image par la CIA pour atteindre l’UNASUR mais ceci fera l’objet d’un prochain article consultable sur www.unasur.fr.

La deuxième partie de la réunion a consisté à la mise en place officielle d’une loi qui comporte cinq points :

1- Le renforcement de la coopération de la lutte contre le terrorisme

2- Un pays tiers peut opérer militairement dans un pays membre de l’UNASUR pour l’aider contre la lutte face au terrorisme tant qu’il ne menace pas le territoire ou une partie de l’Amérique du sud.

3- La mise en place d’un rendez vous pour la première quinzaine du mois de septembre  entre les ministres de la défense de l’UNASUR pour qu’ils mettent en place un processus de vérification de l’accord militaire entre la Colombie et les États Unis afin qu’ils respectent ce présent article de loi.

4- Le conseil de Défense de l’UNASUR analysera le livre blanc du département américain de défense en vue d’observer les véritables intentions des États Unis dans la zone.

5- Le Conseil de Défense de l’UNASUR mettra en place un programme d’action contre le narcotrafic.

L’UNASUR a su éviter une éventuelle guerre en désamorçant par cette loi le conflit sur les bases américaines, mais Chavez a confirmé que le gel des relations entre la Colombie et le Vénézuela était maintenu. La stabilité de la région a été sauvegardée et grâce à cette session  le mécanisme d’intégration des pays sud américain dans l’UNASUR s’est renforcé.

www.unasur.fr

Serge Sedille

Le sommet de Bariloche se fera sans les Etats Unis

hillary-clinton1Les membres de l’Unasur doivent se réunir vendredi prochain à Bariloche, en Argentine, pour un sommet extraordinaire sur le conflit des bases américaines en Colombie.

Dernièrement, Le Président Brésilien Lula , avait proposé officiellement à son homologue américain Barrack Obama de venir se joindre à l’UNASUR lors de cette réunion en Argentine. Bien que le Président Américain lui avait confié au téléphone qu’il allait réfléchir à cette proposition avec son gouvernement, la réponse est tombé il y a quelques heures, alors qu’un haut fonctionnaire de l’État américain avance :   » Nous n’avons rien à faire la bas« .

Plus officiellement, la ministre des affaires étrangères américain, Hillary Clinton a répondu sur un ton plus diplomatique : « Nous pensons que le gouvernement colombien n’a pas besoin de nous pour cette affaire, et qu’il peut largement s’expliquer au sein de l’UNASUR sur cette coopération anti-terroriste »

La main tendu qu’offrait les brésiliens aux américains n’a donc pas marché. De son coté, Hugo Chavez militera officiellement pour la mise en place d’un processus entrainant l’interdiction de cet accord entre les colombiens et les américains. Enfin, le président colombien Uribe,quand à lui, clame que cet accord est déjà en vigueur et que sa présence au sein de cette session extraordinaire de L’UNASUR n’a pour but que d’expliquer le contenu de se contrat aux autres membres de l’UNASUR.

Qu’apportera donc cette session extraordinaire a Bariloche en Argentine? Un espoir? rien? Le renforcement du conflit ? L’équipe d’Unasur.fr  vous laisse la parole :

Serge Sedille

La Colombie finalise l’accord militaire avec les USA

ColombieEn dépit des avertissements de ses alliées sud américain, la Colombie signe l’accord de coopération militaire avec les Etats Unis.
Grâce à cette coopération, les USA vont disposer  de sept bases (navales, aériennes, et terrestres) en Colombie. Bien que le président Uribe ait adressé un message à ses « amis » vénézuelien et équatorien leur confirmant que cet accord n’est mis en place uniquement pour lutter contre le terrorisme.

La Colombie touchera 40 millions de dollars pour cette coopération.

D’après l’article 15 de la constitution de l’unasur:

Relations avec les tiers

UNASUR va promouvoir des initiatives de dialogue sur les questions d’intérêt régional ou international et cherchent à renforcer les mécanismes de coopération avec d’autres groupes régionaux, les États et autres entités dans le cadre de la personnalité juridique internationale, accordant la priorité aux projets dans les domaines de l’énergie, les finances, l’infrastructure, les politiques sociales, l’éducation et les autres à définir.

« Le Conseil des délégués et des délégués est chargé de surveiller la mise en œuvre des activités avec le soutien de la présidence pro tempore et le Secrétariat général. Dans le but d’avoir une bonne coordination, le Conseil des délégués et des délégués doit se réunir et examiner les positions que l’ UNASUR explicitement soutenu dans ses relations avec des tiers. »

La session extraordinaire en Argentine peut donc encore jour un rôle important dans la chute de ce conflit.

Serge Sedille

Retour sur le projet colombien sur fond d’intégration régionale

chavez_uribeSuite à l’accord de principe conclu entre Washington et Bogota, les présidents vénézuélien et équatorien, Chavez et Correa se sont farouchement opposés au probable renforcement de la présence militaire américaine sur le territoire colombien, craignant une « vietnamisation » du conflit interne de lutte antidrogue. Leurs homologues du Chili, du Brésil et de l’Argentine expriment quant à eux leur préoccupation vis-à-vis d’un éventuel débordement des opérations militaires antidrogue hors du territoire colombien.

Pour comprendre le contexte actuel, il faut remonter au début de 2008, lorsque R. Correa, décide de ne pas renouveler le bail de 10 ans accordé aux Américains sur l’utilisation d’une base militaire destinée à lutter contre le trafic de drogue. Décision confortée par l’inscription en septembre 2008 dans la constitution équatorienne de l’interdiction de toute présence militaire étrangère permanente sur le sol national, et plus récemment, par une volonté affichée de radicalisation de la « révolution citoyenne ». Contraints de quitter le pays en juillet 2009, Washington exprime son mécontentement quant à la décision de Quito. Outre l’interception de 16 000 tonnes de drogue permise par leur présence, ces trois postes avancés, composés de 300 militaires américains auraient également permis, selon RFI, le développement économique de la région par une participation financière et sociale. Il semblerait pourtant que l’impact économique ait eu lieu durant la construction de la base. La recherche d’un autre partenaire s’accélère dès lors pour Washington.

En position de faiblesse par rapport aux Américains, la Colombie cède donc rapidement sur un accord de principe octroyant sept points de chute aux forces militaires américaines du SOUTHCOM, commandement militaire pour l’Amérique du Sud. S’en suit une réaction virulente de Caracas, qui déclare le gel des relations diplomatiques avec la Colombie, ainsi que l’avertissement sur les conséquences militaires de cette décision, considérée comme un casus belli. Rigoureusement anti-libéral, H. Chavez, autoproclamé leader de la gauche radicale latino-américaine ne partage pas les choix du président colombien, A. Uribe, qui menace l’indépendance de la région. Ce dernier, qui a brillé par son absence au sommet de l’UNASUR le 10 août, a obtenu des résultats mitigés lors de sa tournée latino-américaine excluant l’Equateur et le Venezuela. Au contraire, il bénéficie à présent de l’appui de ses homologues équatorien, brésilien et argentin. Les pays membres de l’UNASUR se rencontreront le 28 août prochain à Buenos Aires, lors d’une session extraordinaire, pour définir les impacts d’un tel projet colombien et aboutir à un consensus général. Il apparaît cependant clairement que ceux-ci considèrent pour l’instant la non-participation de la Colombie au sommet comme une attitude d’auto-marginalisation et d’auto-exclusion.

Toujours égal à lui-même, Chavez n’en en est pas à son premier coup de théâtre avec le rappel de son ambassadeur et les menaces envers son homologue colombien de recourir à la force. Depuis son élection en 1998, Chavez a toujours annoncé préférer les représailles économiques aux armes : « L’une des plus grandes ambitions de ma vie, c’est d’éviter la guerre. Le Venezuela est prêt à chercher avec la Colombie une sortie politique pour la paix, je le jure devant le monde entier ». En l’occurrence, celui-ci a opté pour l’arrêt des importations d’automobiles colombiennes, la recommandation à son peuple de boycotter les produits colombiens et dernièrement l’annulation des tarifs préférentiels sur les ventes de carburants. Les conséquences pourraient s’annoncer dramatiques pour la Colombie étant donné les fortes relations commerciales entretenues par ces deux pays. La réaction agressive de Chavez est surprenante lorsque l’on sait que la nouvelle a été annoncée le 15 juillet par Bogota. Chavez tenterait-il de créer un séisme en Amérique du sud pour mieux s’affirmer au sein de l’UNASUR ? Le doute reste possible, étant donné la synchronisation idéale avec le sommet de l’UNASUR du 11 août dernier.

Ecartelé entre deux modèles idéologiques, A. Uribe, devra prochainement  trancher  entre une intégration économique latino-américaine et sa dépendance militaire et financière avec les Etats-Unis. Au-delà des relations vénézuélo-colombienne, il semblerait qu’A. Uribe se retrouve pour la première fois dans une position critique impliquant autant de pays d’Amérique latine. Il  lui faudra limiter les faux pas diplomatiques à défaut de conserver les relations intactes. « Je pense que tout cela va se régler avec beaucoup de discussions, de débats, en se disant des vérités. Les gens vont devoir écouter des choses qui ne leur plaisent pas », estime Lula. La mission se révèle difficile étant donné l’incompatibilité apparente entre les deux projets.

Isabelle Le Guay

Session extraordinaire de l’Unasur en Argentine

PresidenciaSi le 3eme sommet de l’Unasur a été plutôt protocolaire, elle a été principalement marqué par  la passation de présidence entre le Chili et l’Equateur. Malgré le discours en fin de session du président vénézuela Chavez sur le débat des bases américaines en Colombie, cette intervention n’a été qu’une mise en garde. Le véritable débat a été subtilement et diplomatiquement reporté dans un pays neutre vis a vis de la Colombie, l’Argentine. En effet, c’est le 28 août prochain dans l’hotel Llao-Llao de la ville de San Carlos de Bariloche  que la session extraordinaire de l’Unasur concernant le conflit engendré par le débat des bases américaines aura lieu.

Cette réunion sera celle de la dernière chance pour trouver un terrain d’entente via l’Unasur. Uribe a déjà annoncé qu’il sera présent, mais cela changera t’il quelque chose à son rendez vous la semaine prochaine avec les Etats Unis pour valider cet accord?

Rendez vous sur Unasur.fr pour en savoir plus.

Serge Sedille.


Dossier Thématique : Élections présidentielle péruvienne 2011

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Qui sera le prochain président du Pérou?

Si l’élection présidentielle péruvienne se déroulait aujourd’hui et que seul le nord du pays votait, Lourdes Flores deviendrait  le nouveau président de la république Péruvienne. Si la même chose de produisait dans le sud, Ollanta Humala serait le successeur de l’apriste Alan Garcia. Enfin, si l’élection était uniquement réaliser à Lima, Luis Castañeda serait alors président. Mais les élections ne se déroulent pas demain et toutes les régions qui la composent voteront leur président de la république. Dans un contexte où les challengeurs à la présidence se multiplient tout reste à jouer.

Bien que ces élections soient dans 2 ans et demi, tous les candidats à la présidence ont déjà commencé leur campagne. Tandis que certains  profitent  de l’actualité pour se faire de la publicité gratuite (Keiko Fujimori) d’autres préfèrent garder un silence stratégique (Lourdes Flores). Les plus modestes challengeurs s’organisent et tentent de s’unir pour accroitre leurs chances lors des élections.

Tout d’abord, Alan Garcia va-t-il se représenter ?

Pour connaître la réponse il suffit de connaitre l’état de sa réputation aujourd’hui au Pérou.

Document officiel et original IPSOS

Alan Garcia
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Ollanta : Vive les sondages!

Le chef du Parti nationaliste péruvien, Ollanta Humala, candidat à l’élection présidentielle est le plus populaire candidat dans le sud du Pérou. Il peut se féliciter, d’après de récents sondages (IPSOS), il est parvenu gagner des voix parmi l’électorat de Lima et du nord. Son parti représente la gauche la plus extrême du pays. Cependant il est le candidat qui aura le plus de mal lors d’un éventuel second tour (exemple 2006, où il s’est fait écraser par Alan Garcia) puisqu’il n’arrive à réaliser aucune alliance. Cependant Alan Garcia, aujourd’hui président, n’a pas tenu ses promesses envers la parti la plus pauvre du Pérou, qui voit en Humala une opportunité de changement.

En termes de propositions, Ollanta Humala, propose une série de réformes pour l’État, à commencer par l’Assemblée constituante, selon son site Internet il parle « de recréer notre pays avec tous les droits sociaux et culturels dans une démocratie où le peuple est souverain légitime ».

Keiko Fujimori

Keiko Fujimori, la fille d’Alberto Fujimori

Comme on le dit souvent, tout est possible en politique. Keiko Sofia Fujimori, pourrait devenir président du Pérou. Selon le sondage Ipsos, dans l’hypothèse qu’elle soit au second tour face à son rival Ollanta Humala, elle obtiendrait  40% des voix, tandis que le chef de file de l’insurrection de Toquepala, aurait  seulement 32% de l’électorat, et de nouveau, comme en 2006, il perdrait sa chance de devenir président.

Alors que la médiatisation de la condamnation d’Alberto Fujimori a rapporté une grande popularité à sa fille, les partisans de l’ancien président continueront de récolter les votes d’une partie de la population péruvienne pour cette dernière. C’est donc pour le moment plus l’actualité que son programme qui permet à Keiko Fujimori de figurer dans le tableau des favoris à la présidence avec son parti récemment mis en place : « Force 2011 ».

Luis Castañeda Lossio

Luis Castañeda, l’alternative

Maire de lima, Luis Castañeda pourrait être l’un des principaux opposant à Keiko Fujimori et à Humala. Les sondages péruviens lui sont favorables dans le cas ou il se retrouverait contre l’un des deux candidats. Contrairement à ces derniers, Luis Castañeda joue la carte de la discrétion car, ces derniers mois, il est a été critiqué sur la manière corrompue avec laquelle il gère la capitale péruvienne.

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Alejandro Toledo, l’ancien président
Alejandro Toledo est déjà en campagne. Il a annoncé sa candidature alors qu’il venait publiquement de montrer sa colère face la gestion du gouvernement actuel.

Lorsqu’il était président, son gouvernement avait une gestion plus responsable de l’économie, plus stable. Cependant sa politique a été sévèrement critiquée par les syndicats qui exigeaient une meilleure distribution des profits réalisés par l’Etat. Bien qu’il possède une véritable expérience présidentielle, les péruviens se souviennent des problèmes qu’il a engendré, un deuxième mandat présidentiel nous parait une tache délicate mais pas impossible.

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Lourdes Flores, une femme pour la stabilité

Lourdes Flores est une  avocate et femme politique péruvienne à la tête de l’Alliance Unidad Nacional et présidente du Partido Popular Christiano, Favorite lors des dernières élections présidentielles péruviennes, sa chance lui a tourné le dos lorsque ces adversaires ont réussi à la faire passer comme la « candidate des riches ».

Aujourd’hui, avec plus de 30 ans d’expérience politique au Pérou, elle pourrait être la première femme péruvienne président. Connaissant le timing des élections présidentielles au Pérou, elle a choisi de laisser ces opposants devant les projecteurs de l’actualité et attend le moment opportun pour sortir de l’ombre.

Elle est l’une des premières à avoir annoncé son programme. Solide et tourné vers l’international, son programme est à même d’être apprécié aussi bien par les péruviens qu’au sein de l’UNASUR.

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Yehuda Simon : l’outsider

Le président régional de Lambayeque, Yehuda Simon, s’est également présenté comme candidat. Il a pour ambition sur le court terme de s’emparer politiquement de la ville de Lima. Il se dit contre toute alliance, il a exclu des partenariats avec le reste de la gauche comme par exemple avec Humala.
Son programme porte sur la focalisation de l’agriculture et de l’industrie agro-alimentaire qu’il défini comme épine dorsale de l’économie péruvienne.

Emprisonné par le régime d’Alberto Fujimori, il est aujourd’hui admiratif et sympathisant du régime apriste. Il compte reforger le parti humaniste, afin d’y proposer ses nouvelles valeurs d’une gauche moins radicale.
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Qui sera le président?

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A 30 mois de l’élection présidentielle, il est encore difficile de savoir qui sera le prochain président, ce que nous savons, c’est que  la course a commencé et les favoris sont: Ollanta Humala (centre gauche), Keiko Fujimori (Droit) Luis Castañeda (à droite), Alejandro Toledo (à droite), Lourdes Flores (droite). Tandis qu’Alan Garcia termine tranquillement son mandat, les autres chefs de partis se préparent pour une élection où tous les coups seront permis. Il devient clair que tout les partis ont une chance de l’emporter, et comme l’a dit madame Lourdes Flores : « N’importe quelle bonne campagne bien pensée doit inclure un certains nombre de personnes pour la récolte des fonds, ces personnes devant savoir à quelles portes frapper ».

Serge Sedille

Source :

http://www.ipsos-apoyo.com.pe/

http://2.bp.blogspot.com/

http://www.iknowpolitics.org/

http://www.adonde.com/historia/presidentes.htm

Le troisième sommet de l’Unasur à Quito en Equateur

equateurLe 10 août, dans la ville équatorienne de Quito, s’est déroulé le troisième sommet de l’UNASUR sous haute tension.

En effet, la Colombie a refusé de répondre à l’invitation de l’UNASUR et s’est contentée de faire une tourné en Amérique du sud pour justifier leur projet de bases militaires avec les USA.

Au programme de ce sommet, deux événements principaux : l’Équateur reçoit la présidence pro tempore de l’UNASUR et le débat sur la coopération entre les USA et la Colombie.

L’Équateur et la Colombie sont aujourd’hui dans une position dite de conflit diplomatique, et avec sa nouvelle présidence l’Equateur devra faire face à la menace d’une guerre entre la Colombie et le Vénézuela. Les débuts de la présidence pro tempore sont donc très rudes mais pas dénués de solution. Les 11 pays d’Amérique du Sud se sont réunis aujourd’hui pour désamorcer cette crise.

Durant son intervention, le président  Chavez a décrit avec simplicité les anciennes politiques des Etats-Unis concernant l’Amérique du Sud, il a stratégiquement rappelé à chacun des présidents les conséquences d’une influence des USA sur leurs propres pays. Il a mis en garde les membres de l’UNASUR d’une menace bien réelle.

Chavez a également insisté sur le fait qu’il se tienne prêt à défendre son pays pour empêcher les Etats-Unis de s’emparer de son pétrole. Pour cela, Chavez raconte qu’Israel, lors de sa visite au Brésil a dénoncé le Vénézuela comme pays abritant des cellules terroristes du hezbollah. Il ne veut pas que son pays devienne un « deuxième Irak » et que les Etats-Unis légitimennt une guerre par une fausse présence de cellule du Hezbollah.

Les pays membres de l’Unasur ont décidé de consacrer une session spécifique pour gérer l’affaire des bases américaines. En effet, pour trouver une solution à ce problème les présidents ont prévus de se rencontrer à la fin du mois en terrain neutre, au sein de la ville de Barioche, en Argentine. Cette fois ci, Uribe n’aura aucune raison de décliner cette invitation.

Serge Sedille


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