Catégorie: Unasur

Brésil : Dilma, une victoire franche mais un début de mandat délicat

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Au fond tous les observateurs l’attendaient et la seule véritable inconnue restait l’ampleur du score. Dilma Rousseff succède à Lula à la présidence du Brésil, huitième puissance mondiale, avec environ 56% des voix. Dauphin désigné de l’ultra-populaire président, celle que tout le Brésil connait sous le simple prénom de Dilma, a su bâtir son succès en capitalisant sur l’image de son prédécesseur. Néanmoins quelques nuages viennent assombrir ce ciel de victoire, de ceux qui présagent des difficultés à venir malgré les lauriers du soir.

Certes le score de la candidate du Parti des Travailleurs reflète toute la sympathie que les électeurs montrent au programme de Dilma, continuation annoncée du second mandat de Lula : développement social du pays et ouverture des entreprises d’Etat vers l’extérieur. Toutefois, alors que l’on pensait que D. Rousseff n’aurait besoin que d’un tour pour l’emporter tant l’adhésion populaire aux réformes de Lula était grande, les deux tours de l’élection et surtout la fin de la campagne ont montré des failles potentielles dans la cuirasse de l’ex-guérillera.

La position de l’Eglise, ou plutôt des Eglises tant la fragmentation religieuse du Brésil est grande, sur l’avortement est soudainement ressortie dans la campagne, menaçant un temps d’engloutir la dauphine de Lula. Les positions pro-avortement de Dilma ont en effet provoqué l’ire de plusieurs prélats parmi les plus influents. Nul doute que les positions de la candidate et les réactions ecclésiastiques qui les ont suivies ont pesé lourd dans la balance du premier tour de l’élection. La violence des propos de certains prêtres et pasteurs à l’encontre de D. Rousseff a montré l’importance que revêt cette épineuse question dans un pays en plein changement social.

La diversité des opinions religieuses du pays empêche tout consensus sur la question, Dilma étant toujours soutenue par les prêtres de la Théologie de la Libération, considéré comme l’un des groupes religieux les plus progressistes du pays. Néanmoins la mobilisation d’un grand nombre de prêtres et de pasteurs au côté de son adversaire, José Serra, laisse peut-être entrevoir une force d’opposition latente à la nouvelle présidente. Dans un pays de près de 200 millions d’habitants très marqué par le phénomène religieux, catholique, baptiste ou évangélique, le poids des Eglises est très important.

Dilma a été attaquée sur un des seuls points faibles de sa candidature : ses positions par rapport à la religion. Nul doute que cette carte était l’un des seules à disposition du camp de José Serra tant la popularité de Lula et de son programme – plus de 80% d’opinions favorables – et que la position de Dilma, deux fois divorcée, facilitait grandement son utilisation.

D. Rousseff, même si elle arrive au pouvoir avec un score confortable, aura ainsi fort à faire. Ses difficultés en matière de communication, combinées avec le challenge que représente la poursuite des chantiers entamés lors du second mandat de Lula, à commencer par le PAC, représentent déjà des risques majeurs pour Dilma. Il ne manquerait plus que s’y ajoute une hostilité durable de la part des autorités religieuses.

Nicolas Mazzucchi

Equipe Unasur.fr

Brésil : Dilma élue au second tour des élections présidentielle.

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Rien n’aura freiné l’héritière du président sortant Luiz Inácio Lula da Silva (PT) pour emporter les élections présidentielles brésiliennes dimanche 31 Octobre 2010.

La victoire

La récente polémique sur l’avortement -dont Dilma Rousseff était présentée comme un défenseur- et qui était allée jusqu’à amener le Pape lui-même à s’exprimer sur le sujet, n’aura pas empêché le plus grand pays catholique du monde d’élire une femme pour la première fois de son histoire.

Le manque de charisme avéré de la dauphine de Lula et son inexpérience dans la bataille électorale (c’était la première fois que Dilma Rousseff se présentait à une élection, tous types confondus), ne l’auront pas non plus empêchée d’accéder à la plus haute fonction de son pays. Pour cela, elle peut remercier son mentor, le président sortant, qui jouit d’une popularité encore inégalée, et qui s’est engagé pour la cause de Dilma, parfois bien au-delà de ce que sa fonction lui permettait –il a du s’acquitter de plusieurs amendes à ce titre-.

Ainsi, dimanche 31 Octobre, le Tribunal Electoral Supérieur brésilien (TSE) a annoncé, après le dépouillement de 99% des suffrages, que Dilma Rousseff (PT-gauche) est élue présidente du Brésil avec 55,9% des voix, contre 44% pour son adversaire José Serra (PSDB-droite).

L’abstention

Seule ombre au tableau : l’abstention. Bien que le vote soit obligatoire au Brésil, le même TSE a annoncé un taux d’abstention au-delà des 20% et dépassant le record de 1998 (21,5%). Plusieurs explications peuvent être données à ce phénomène.

Une première est que, d’élections en élections, l’abstention est globalement en augmentation au-delà d’un pic positif en 1998 (21,5%) et d’un pic négatif en 2002 (18,99%).

Une seconde est que Marina Da Silva (PV-écologie) qui avait reçu près de 20% des voix au premier tour n’a pas donné de consignes de vote pour le second tour, et a invité ses partisans a voter en âme et conscience au second tour. On peut donc supposer que certains se sont tout simplement abstenus de voter.

Une troisième explication touche aux choses de nature pratique. La sécheresse dans le Nord a empêché la navigation et le déplacement des électeurs. Le weekend prolongé de la Toussaint a fait partir des électeurs en vacances, confiants dans les sondages d’intentions de vote.

Pour autant, selon le président du TSE, Ricardo Tewandowski, les élections se sont déroulées de manière « très tranquille », ce qui renforce encore la vigueur de la démocratie brésilienne qui, il y a moins d’une trentaine d’année, était encore sont le joug des militaires.

Retentissement international

L’ensemble de la presse internationale a reprit la nouvelle en première page ou dans ses gros titres. Alors que la presse d’Europe de l’Ouest revient sur la personnalité de Dilma Rousseff et l’implication de Lula dans son combat électoral, la presse anglo-saxonne porte un regard tourné vers l’avenir, en particulier sur le devenir de la désormais huitième puissance économique mondiale. Les pays d’Amérique Latine voisins du Brésil ont tous un ton assez sarcastique sur la manière dont Rousseff a été élue, et constatent tous que la politique amorcée par Lula ne sera modifiée en aucun point. Quand au Moyen-Orient, la version anglaise d’Al Jazzera titre « Rousseff wins Brazil election » et revient sur le programme de Rousseff. Il est également précisé que, bien que mal perçu par les médias brésiliens, le possible retour de Lula en 2014 n’est pas à exclure…

Thomas Pitrat

Equipe Unasur.fr

Sources : O Globo, AFP, L’Express

Le secrétaire général de l’UNASUR, Néstor Kirchner est mort

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Coup dur pour l’Argentine et l’Unasur,  l’ex-président du peuple argentin et le récent secrétaire générale de l’UNASUR, Néstor Kirchner est mort hier soir subitement, victime d’une crise cardiaque.

Il fut d’abord un homme d’Etat important de l’argentine.

Il a en effet commencé sa carrière politique à 33 ans dans la province de Santa Cruz.  Il devient en 1991 gouverneur de la province de Santa Cruz (Patagonie). Considéré comme étant un péroniste de gauche, il devient président de la Nation argentine du 25 mai 2003 au 10 décembre 2007.

Il est par la suite président du Parti justicialiste, député élu dans la province de Buenos Aires et secrétaire général de l’Union des nations sud-américaines.


Il fut ensuite l’image politique du continent Sud Américain.

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Le 4 mai, Il a été nommé au poste de secrétaire général de l’Union des nations sud-américaines. Selon le traité fondateur de l’UNASUR, Nestor Kirchner s’est consacré aux problèmes régionaux et non aux questions de politique nationale. Il a su avec brio montrer le véritable rôle de l’Unasur dans les diverses crises régionales en apportant sa médiation (cf: Crise Colombie vs Vénézuela, gestion des aides humanitaires en Haiti,etc). Malgré la fragilité de sa santé, Néstor Kirchner a multiplié ses voyages afin de consolider son programme d’intégration du continent sud américain.

Même si une partie des argentins ont gardé une mauvaise image de sa gestion de la présidence, l’équipe d’Unasur.fr lui rend aujourd’hui hommage.

Serge Sedille

Equipe Unasur.fr

Equateur : La tentative de coup d’Etat

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A l’origine de l’affaire une loi approuvée par l’assemblée qui supprime certaines primes à l’ancienneté pour les membres des forces de l’ordre.

La loi de « service public » a également entraîné une crise entre l’exécutif et le Parlement, la majorité ayant refusé d’adopter certains articles du projet réduisant les émoluments des fonctionnaires de l’Etat.

Réaction des forces de l’ordre

Des dizaines de membres rebelles des forces de l’ordre avaient pris d’assaut jeudi matin la principale caserne de la capitale équatorienne, ainsi que le Congrès et plusieurs commissariats. Parallèlement, près de 150 militaires avaient bloqué l’aéroport international de Quito pour protester contre cette loi.

Reaction du gouvernement,

Rafael Correa, venu s’adresser aux policiers occupant la caserne, avait dû se réfugier dans un hôpital après avoir essuyé des gaz lacrymogènes. Il avait ensuite été empêché de quitter les lieux par les policiers mutinés.

Une révolte qui prends une ampleur de coup d’état :

Réfugié au sein de l’hopital de Quito, Raphael Correa se trouve encerclé par une centaine de policier qui l’empêche de sortir et qui souhaite mettre la main sur le Président.

Le GOE (Groupe d’opérations spéciales de la police) quant à eux avait pour mission de  protéger le président et d’empêcher les policiers mutinés de rentrer dans l’Hôpital.

L’armé est intervenue hier dans une opération militaire ayant pour objectif de sécuriser le président et de lui permettre de retourner au Palais présidentiel.

Cette opération n’aurait fait que deux morts selon la Croix Rouge.

Réaction régionale :

L’UNASUR se réunit aujourd’hui, en session d’urgence, afin de trouver et punir les véritables acteurs de ce coups d’ETATS.

Il faut savoir que les trois prédécesseurs de Rafael Correa ont été renversés ou destitués par le Parlement.

Le Pérou et la Colombie ont renfermé leur frontière commune avec l’Equateur.

Qui derrière cette tentative de déstabilisation ? :

Le président Correa pointe déjà du doigt son rival politique Lucio Gutierrez, ancien putschiste élu président jusqu’en 2005 où il fut renversé à son tour.

Serge Sedille

Equipe Unasur.fr

Soirées Unasur.fr : Venez débattre et réseauter au Carré Parisien

Unasur.fr

L’équipe d’Unasur.fr lance en partenariat avec l’association des anciens de l’école de guerre économique (AEGE) et le Carré Parisien, les soirées   »Débats et réseautage » sur les enjeux économique et politique sur le continent sud américain.

Nous avons organisé ces évènements autours de trois dates :

- Lundi 27 septembre 2010 à 19 heure.

- Lundi 25 octobre 2010 à 19 heure.

- Lundi 29 novembre 2010 à 19 heure.

- Quel est le principe des soirées ?

Le principe est simple, regrouper à la fois des experts, des chercheurs, des étudiants et des passionnés de l’Amérique Latine autours d’un cadre informel (au Carré Parisien, autours d’un bon vin)  afin d’éviter l’effet conférence et surtout de favoriser les échanges.

Pour chacune des soirées nous allons inviter un ou plusieurs experts du domaine (aussi bien des chercheurs que des cadres de grands groupes internationaux ou encore des personnalités publiques).

- Où ce déroule cet évènement?

Les trois dates auront lieu au Carré Parisien.

Carré Parisien

- Comment y participer ?

Soit en faisant la demande par mail : ssedille@hotmail.com

Soit par téléphone :  06 78 77 93 91.

Il n’y a aucune date limite pour l’inscription, cependant le nombre de places est limité.

Rendez vous au carré parisien,

L’équipe UNASUR.fr

Brésil-Pérou: l’intégration énergétique au prix de la dépendance?

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Passé un peu inaperçu des médias, l’accord signé le 16 juillet 2010 entre Alan Garcia et Lula établit, après des années de négociations interminables, l’intégration énergétique entre les deux pays. Cette première étape vers une intégration complète des pays andins avec le géant lusophone, loin de créer une communauté de l’énergie, se présente en réalité comme une démonstration supplémentaire du poids géoéconomique que le Brésil gagne sur ses voisins sud-américains.

L’accord qui prévoit la création de centrales hydroélectriques au Pérou par des entreprises brésiliennes dont le savoir-faire est certainement le plus avancé parmi les pays du continent, établit en outre les modalités de transfert des excédents de production au Brésil via les lignes interconnectées mises en place.

Alors que le gouvernement péruvien hésitait depuis 2006, date du MoU de coopération, quant à la signature de cet accord, principalement à cause de ces mêmes modalités de transfert, il a fini par se décider en 2010 pour un développement de la zone frontalière, fusse au prix d’une mainmise brésilienne.

Cette région, encore en retard au regard des autres parties du pays, est même du côté brésilien de la frontière, un front à développer. Avec cet accord Lula réussit un double objectif : développer l’Etat d’Acre et l’ouest de l’Amazonas, parmi les régions les plus reculées du pays. La transformation et le désenclavement des régions ouest du pays sont des chantiers majeurs de la politique brésilienne depuis des années et cet accord pourrait bien être la base d’un premier vrai succès durable. Dans le même temps l’implantation des énergéticiens brésiliens au Pérou, via leur compétence technique, lui assure une certaine mainmise sur un secteur clé, souvent considéré en Amérique Latine comme prioritaire.

Même si l’électricité produite doit être prioritairement envoyée sur le marché régulé péruvien puis sur le marché libre péruvien avant de pouvoir être envoyée au Brésil, nul doute qu’au terme des 30 ans de régulation que prévoit l’accord, le Brésil pourra faire payer au Pérou un prix bien plus élevé pour son électricité dans une région qu’il aura lui-même contribué à développer.

Après tout la vision à long terme n’est-elle pas l’un des attributs des grandes puissances ?

Nicolas Mazzucchi

Equipe UNASUR.fr

Brésil : En attendant le scrutin d’Octobre (PARTIE 2)

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Nous avons vu dans la première partie de cet article que la course à la fonction présidentielle est serrée et qu’à l’heure actuelle chacun des deux principaux candidats ont toutes leur chance de gagner les élections d’Octobre 2010. Pour mémoire, rappelons qu’il s’agit de Dilma Rousseff pour le Parti des travailleurs (PT-gauche), parti du président sortant Luiz Inacio Lula da Silva, et José Serra pour le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB-droite), parti de l’opposition et de l’ancien président Fernando Henrique Cardoso (FHC). On a vu également que face à l’excellence du bilan des deux mandats de l’actuel président Lula, et étant considéré l’immense popularité de ce dernier après 8 années au pouvoir, il est peu probable que ni Rousseff ni Serra, une fois au pouvoir infléchisse de manière radicale l’actuelle politique intérieure du pays. Pour autant, peut-on présager du même comportement à propos de la politique extérieure ?

Quelle a été la politique internationale du Brésil au cours des vingt dernières années ?

Pour mieux comprendre et évaluer les conséquences qui découlerons du choix de tel ou tel candidat par le peuple brésilien, revenons un instant sur ce qu’on été les politiques extérieures des présidents Cardoso et Lula, et le contexte dans lequel elles se sont inscrites.

Nombre d’auteurs distinguent les politiques extérieures des deux derniers présidents par l’intérêt ou non accordé aux relations Sud-Sud. Des différences idéologiques et politiques existent effectivement entre les deux gouvernements. Mais un élément essentiel pour comprendre l’orientation de la diplomatie du Brésil est l’évolution de l’économie depuis 1994.

Sur le plan idéologique, il s’agit d’approches cognitives opposant une vision libérale, défendue par Cardoso, prônant la conformation aux règles du système en vue d’intégrer la mondialisation, à une vision critique du système, défendue par Lula, qui favorise le recours à un multilatéralisme subversif en vue de réformer le système international.

Sur le plan politique, il existe un clivage traditionnel qui oppose une tendance bilatérale et suiviste et une tendance universaliste et autonomiste. Il est fréquent d’assister à un rapprochement avec Washington lors des grandes alternances politiques, en vue d’obtenir des compensations économiques. Ainsi il semblerait que la principale caractéristique de la politique de Cardoso, de 1995 à 2002, soit son suivisme vis-à-vis des Etats-Unis, alors que la politique de Lula serait celle de l’émancipation vis-à-vis de son voisin américain.

Ces observations ont tout à fait lieu d’être, mais il faut regarder plus en profondeur pour constater combien ces différentes attitudes sont en réalité dictées par le contexte économique intérieur. Si on considère que la politique extérieure du Brésil a toujours été étroitement liée aux intérêts de la politique intérieure, et qu’il y a toujours eu une forte continuité dans la diplomatie brésilienne, grâce entre autre au rôle d’amortisseur joué par Itamaraty, on constate que c’est le contexte économique intérieur plus que des idéologies politiques qui a dicté la politique extérieure du Brésil au cours des 20 dernières années.

En effet, lorsque Cardoso arrive au pouvoir en 1995, après l’échec du plan Cruzado en 1986 et du plan Collor en 1990, il continu le plan Real de 1994 qu’il à lui-même mis en place lorsqu’il était ministre des finances. L’objectif de ce plan est de réduire l’inflation en pratiquant un encrage cambial du Real sur le Dollar. Ce plan est un succès mais la surévaluation de la monnaie freine les exportations et du même coup détériore la balance commerciale brésilienne. Pour compenser ce manque et faire entrer des devises sur le territoire, Cardoso met en place une politique d’ouverture commercial et de dérégulation du système financier propre à attirer les capitaux étrangers. Cette situation va engendrer une restructuration du système productif brésilien. Cette restructuration, consommatrice de technologies et d’investissements étrangers, va naturellement provoquer un rapprochement du Brésil avec les Etats-Unis et les pays de la Triade, au titre qu’ils peuvent répondre à ces besoins. Ce sont donc les besoins de l’économie intérieure du Brésil et la politique macro-économique poursuivie par le gouvernement Cardoso lors de son premier mandat (1995-1999) qui vont pousser ce dernier à mener un politique de courant bilatéral et suiviste.

Quant à la politique extérieure mise en place par Lula à partir de 2002, de courant universaliste et autonomiste, elle est pour partie la résultante de l’explosion d’une bulle de spéculation survenue en Janvier 1999, suite à une crise de change, qui a forcé Cardoso à dévaluer le Real de 30%. C’est cette crise financière qui est à l’origine du boom exportateur du Brésil, grâce à l’augmentation de la compétitivité des prix brésiliens qui a suivie la dévaluation du Real. Cette situation ouvrant de nouveaux marchés au Brésil, en particulier dans les pays en développement (PED), et dans un contexte global d’augmentation des échanges entre PED, le Brésil c’est naturellement tourné vers les pays du Sud, au détriment des Etats-Unis et des pays de la Triade. Dans cette nouvelle configuration, le Brésil trouve plus que des marchés dans les pays du Sud, il y trouve aussi des alliés tels que la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud, avec qui il entreprend de se faire entendre auprès des organisations internationales (ONU, OMC…). Ainsi la politique extérieure mise en place part Lula va de pair avec la perte de puissance et d’influence des Etats-Unis, due à son excès d’unilatéralisme, et  la conséquente émergence d’une gouvernance mondiale multipolaire.

Quelles conséquences peuvent avoir les élections sur la politique internationale du Brésil ?

Force est de constater que la direction prise par la politique extérieure n’est pas le simple fruit d’une orientation donnée par un décideur politique, mais bien la conjonction de situations et d’opportunités offertes par l’environnement intérieur et extérieur du pays.

Dans le cas qui nous concerne, on peut dire avec certitude que si Dilma Rousseff était élue, elle s’inscrirait dans la continuité de son prédécesseur. On peut faire cette affirmation pour deux raisons. La première étant que Dilma Rousseff est connue pour sa fidélité sans faille au président Lula, ce qui ne laisse pas à penser qu’elle ait une grande volonté de réorienter la politique extérieure du pays. La deuxième raisons est la plus importante : l’essentiel des indicateurs économiques brésiliens sont au vert et il n’y a pas lieu de penser que le contexte économique intérieur oblige le pays à orienter sa politique extérieur vers une soumission à une force plus importante en vue d’obtenir de l’aide. De ce fait, on peut présager que non seulement Dilma Rousseff, mais aussi José Serra, que l’un ou l’autre soit élu, continueront la politique extérieure actuelle, qu’elle qu’ait été la politique défendue par les précédents présidents des partis qu’ils représentent. La principale évolution possible à prévoir si Serra était élu est un durcissement de ton avec les tenants latino-américains d’une gauche radicale.

Le 28 Aout, Dilma Rousseff était crédité de 51% d’intention de vote, contre 27% pour José Serra (Source : IBOPE/TV Globo), preuve que Serra peine à mettre en forme le projet d’une alternative meilleure que le système existant.

Thomas Pitrat

Equipe UNASUR

NB : Cet article utilise certaines idées de l’excellente étude de Enrique Ventura sur les relations Sud-Sud du Brésil dans : « La diplomatie Sud-Sud de Lula : entre discours et réalité », Enrique Ventura, Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, Membre de l’équipe Opalc/Grib « Brésil 2010 ».

Le calendrier électoral de l’amérique latine 2010

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CALENDRIER ÉLECTORAL 2010

17 janvier

  • CHILI, second tour élection présidentielle.

Résultats :  L’élection présidentielle chilienne de 2010 a été remportée, au second tour, par Sebastián Piñera (Rénovation nationale-Coalition pour le changement, droite), avec 51,61 % des voix. Opposé au démocrate-chrétien Eduardo Frei (Concertation des partis pour la démocratie, centre-gauche), Piñera succède pour un mandat de quatre ans à la socialiste Michelle Bachelet. C’est la première fois depuis la chute de la dictature d’Augusto Pinochet que la droite gouverne le pays.

Articles :

- Chili : Pinera remporte l’élection présidentielle 2010

 

7 Février 2010

  •  COSTA RICA, élections présidentielle, législatives et municipales.

Résultats :

- L’élection présidentielle costaricienne de 2010 pourvoit au remplacement d’Óscar Arias Sánchez à la présidence de la république du Costa Rica pour les quatre prochaines années. Elle a eu lieu le 7 février 2010. Laura Chinchilla Miranda est élue dès le premier tour avec 46,76% des voix et devient la première femme présidente du pays.

Les élections législatives 2010, le Parti Libération Nationale (PLN) à obtenu 24 sièges sur les 57 au sein de l’assemblée législative du Costa Rica 

        

Articles:

- Laura Chinchilla élue présidente du Costa Rica

- Composition de l’Assemblée Législative au Costa Rica

 

14 Mars 2010

  • COLOMBIE, élections législatives; et présidentielle (le 30 mai)

Résultat :

- Présidentielle : Premier tour, Juan Manuel Santos 46%, Antanas Mockus 21%. (Second tour 20 juin)

- Législatives : La droite colombienne remporte les élections. La formation du président Alvaro Uribe, le parti de l’U, arrive en effet en tête du scrutin avec presque un quart des votes.

Articles :

- Présidentielle: Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle

- Législatives: La droite remporte haut la main les élections législatives.

 

4 Avril 2010

  • BOLIVIE, élections départementales et municipales.

Résultat :  le Mouvement pour le socialisme (MAS), du président au pouvoir, Evo Morales, l’emporte dans six départements sur neuf (La Paz, Chuquisaca, Cochabamba, Oruro, Pando et Potosi)

Articles:

- Bolivie: Evo Morales gagne encore, mais l’opposition résiste aux élections régionales et municipales

 

16 Mai 2010

  • URUGUAY, élections municipales.

Résultat : Le Front élargi (gauche, au pouvoir) est vainqueur dans les provinces les plus peuplées en ce qui concerne l’élection des gouverneurs.

Articles : Uruguay : élections provinciales et municipales

 

30 Mai 2010

  • RÉPUBLIQUE DOMINICAINE, élections législatives et municipales.

Résultat : Le Parti de la Libération Dominicaine (PLD) est le grand vainqueur des élections municipales et du congrès

Articles :  Résultats  des élections Municipales et du Congrès Mai 2010

  • COLOMBIE, élection présidentielle.

Résultat : – L’élection présidentielle costaricienne de 2010 pourvoit au remplacement d’Óscar Arias Sánchez à la présidence de la république du Costa Rica pour les quatre prochaines années. Elle a eu lieu le 7 février 2010. Laura Chinchilla Miranda est élue dès le premier tour avec 46,76% des voix et devient la première femme présidente du pays.

Articles : – Présidentielle: Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle

 

 26 Septembre 2010

  •   MEXIQUE, élection des gouverneurs de dix Etats.

Résultats :

Articles :

 

 3  et 30 Octobre 2010

  • BRÉSIL, élections présidentielle et législatives.

Résultat :

- Elections présidentielle

-Elections législatives

Articles :

- Elections présidentielle

-Elections législatives 

 

7 Novembre 2010

  • PÉROU, élections régionales et municipales. 7 novembre

Résultat :

Articles :

27 Nomvembre 2010 

PARAGUAY, élections municipales.

Résultat :

Articles :

Décembre 2010

  • VENEZUELA, élections législatives.

Résultats :

-Elections législatives

Articles :

- Elections législatives

 

Serge SEDILLE

Equipe Unasur.Fr

Bilan du Sixième sommet UE-Amérique Latine

UNASUR

 

CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE

Sixième sommet UE-ALC, Madrid, le 18 mai 2010

DÉCLARATION DE MADRID

 

« Vers une nouvelle étape dans le partenariat birégional: l’innovation et la technologie au service du développement durable et de l’inclusion sociale »

 

1. Nous, les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne, de l’Amérique latine et des Caraïbes, le président du Conseil européen et le président de la Commission, nous sommes réunis à Madrid le 18 mai 2010 pour réaffirmer notre volonté de continuer à promouvoir et à consolider notre partenariat stratégique birégional fondé sur nos principes, valeurs et intérêts communs. À cette fin, nous nous engageons à renforcer notre dialogue et notre coopération dans les domaines prioritaires que nous avons définis d’un commun accord lors des cinq sommets précédents tenus depuis celui de Rio de Janeiro en 1999, en accordant une place privilégiée dans le cadre du présent sommet à l’innovation et à la technologie au service du développement durable et de l’inclusion sociale.

 

 

       I- Partenaires pour relever  ensemble les défis mondiaux 

 

2. Pour promouvoir la paix et la sécurité, la liberté, la démocratie, l’État de droit, les droits de l’homme et la prospérité, nous affirmons une nouvelle fois notre attachement au multilatéralisme, principalement dans le cadre du système des Nations unies. Dans ce contexte, nous intensifierons nos efforts au niveau tant sousrégional que birégional pour recenser les domaines d’intérêt commun et, dans la mesure du possible, coordonner nos positions et nos actions au sein des organisations et des enceintes multilatérales auxquelles nos pays sont parties. Pour continuer à œuvrer en faveur d’un système fondé sur un multilatéralisme effectif, nous restons désireux de contribuer à la réforme des Nations unies, afin de renforcer la capacité de cette organisation à faire face aux nombreux défis posés par le nouveau millénaire. Nous sommes conscients qu’il est nécessaire de poursuivre la réforme globale des principaux organes des Nations unies, tels que l’Assemblée générale, le Conseil économique et social (ECOSOC) et le Conseil de sécurité, en vue d’améliorer la représentativité, la transparence et l’efficacité du système.

3. Nous réaffirmons notre soutien au désarmement nucléaire et à la non-prolifération. Nous nous engageons à poursuivre les efforts que nous déployons de concert pour faire aboutir la VIII des armes nucléaires.

4. Nous sommes également déterminés à voir aboutir la Conférence des Nations unies pour un traité sur le commerce des armes, qui sera menée d’une manière ouverte et transparence et sur la base du consensus, afin de parvenir à un traité fort et robuste.

5. Nous confirmons notre attachement à la Déclaration universelle des droits de l’homme, à la déclaration et au programme d’action de Vienne, adoptés en 1993, ainsi qu’à la promotion et à la protection des droits de l’homme universels, et soulignons notre volonté de coopérer à la réalisation de l’objectif commun consistant à atteindre les normes les plus élevées en matière de droits de l’homme. En outre, nous exprimons notre souhait mutuel d’étendre notre coordination dans des enceintes telles que le Conseil des droits de l’homme, à Genève, et la Troisième commission de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York. Nous reconnaissons les efforts déployés concernant le moratoire sur le recours à la peine de mort.

6. Nous réaffirmons que nous sommes déterminés à lutter contre l’impunité, en particulier des crimes internationaux les plus graves, notamment ceux visés dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI). Leur poursuite devrait être assurée par l’adoption de mesures au niveau national ou au niveau approprié, ainsi que par un renforcement de la coopération internationale. Nous invitons les pays qui ne sont pas parties au Statut de Rome à examiner la possibilité de le ratifier ou d’y adhérer, selon le cas. Nous saluons la tenue prochaine de la conférence d’examen de la CPI à Kampala (Ouganda), du 31 mai au 11 juin 2010.

7. Nous réaffirmons notre attachement aux buts et aux principes énoncés dans la Charte des Nations unies. Nous réaffirmons notre décision de soutenir tous les efforts déployés afin de préserver l’égalité souveraine de tous les États, de respecter leur intégrité territoriale et leur indépendance politique, de nous abstenir dans nos relations internationales de recourir à la menace ou à l’emploi de la force d’une manière qui ne soit pas compatible avec les buts et les principes des Nations unies, ainsi que d’encourager le règlement des différends par des moyens pacifiques et conformément aux principes de la justice et du droit international.

Nous rejetons fermement toutes les mesures de contrainte présentant un caractère unilatéral et un effet extraterritorial, contraires au droit international et aux règles de libre-échange communément admises. Nous sommes d’accord pour estimer que ce type de pratiques représente une menace sérieuse pour le multilatéralisme. Dans ces conditions, rappelant la résolution A/RES/64/6 de l’Assemblée générale des Nations unies, nous réaffirmons nos positions bien connues sur l’application des dispositions extraterritoriales de la loi Helms-Burton.

8. Nous sommes résolus à intensifier notre coopération afin de faire face aux conséquences mondiales de la crise économique et financière et de prévenir la survenance de telles crises à l’avenir, conformément aux résultats de la conférence des Nations unies sur la crise économique et financière mondiale et son incidence sur le développement (22 et 23 juin 2009), et compte tenu également des objectifs fixés par le G20 ainsi que par les enceintes régionales compétentes. Nous continuerons à nous efforcer d’appliquer des politiques macroéconomiques et financières destinées à prévenir de futures crises financières et leurs répercussions économiques et sociales, d’œuvrer en faveur d’une croissance économique mondiale équilibrée et durable, de restaurer la confiance et de stabiliser les marchés financiers mondiaux. Nous soulignons qu’il importe d’accorder une attention particulière aux conséquences sociales et économiques de la crise, notamment dans les pays en développement. Nous insistons sur la nécessité d’accroître l’aide accordée aux populations vulnérables et pauvres. À cet égard, nous réaffirmons notre détermination à œuvrer ensemble à la mise en place d’une nouvelle architecture financière internationale, notamment par la réforme des institutions financières internationales, en offrant aux pays en développement et en transition, qui sont sous-représentés, une plus grande possibilité de s’exprimer ainsi que des droits de vote accrus, et à obtenir des résultats en matière de réforme du régime de gestion hors quota. Nous réaffirmons également notre détermination à procéder à des réformes du cadre international de surveillance financière et réglementaire afin de garantir la stabilité et la solvabilité de nos systèmes financiers.

9. Nous rappelons que cette année coïncide avec le trentième anniversaire de l’adoption de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ainsi qu’avec le quinzième anniversaire de l’adoption de la « déclaration et du programme d’action de Pékin » (Pékin + 15) et soulignons l’importance que revêtent l’égalité entre les femmes et les hommes et le renforcement de l’autonomie des femmes, qui passent par l’accroissement de leur participation à la vie politique, sociale et économique et l’adoption de mesures destinées à remédier à l’incidence négative de la crise financière internationale sur leur situation. Dans le même esprit, nous condamnons fermement tout type de violences à caractère sexiste et considérons qu’il est utile de prendre toutes les mesures nécessaires pour les prévenir et les éradiquer. Nous estimons qu’il est nécessaire d’intégrer les questions d’égalité entre les femmes et les hommes dans chaque domaine de l’action internationale, y compris le changement climatique. Dans cette optique, nous sommes déterminés à coopérer pour mettre en place un dialogue à l’avenir.

10. Nous exprimons notre intention de renforcer la cohérence et l’efficacité de nos politiques de coopération au développement et d’atteindre l’objectif de 0,56 % d’ici à 2010, ainsi que l’objectif d’un rapport APD/RNB de 0,7 % pour l’UE d’ici à 2015, conformément au Consensus de Monterrey et à la déclaration du sommet de Vienne. Les États membres qui ont adhéré à l’UE après 2002 s’efforceront d’atteindre, d’ici à 2015, un rapport APD/RNB de 0,33 %. En outre, nous sommes conscients qu’il importe que nous agissions de concert lors de la réunion plénière de haut niveau des Nations unies sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui se tiendra en septembre 2010, afin d’obtenir des résultats concrets pour atteindre les OMD d’ici à 2015. Par ailleurs, nous prenons acte des progrès considérables qui ont été accomplis au niveau régional pour réaliser les OMD.

11. Nous réaffirmons notre volonté d’accorder une attention particulière aux pays les moins avancés, aux pays en développement sans littoral et aux petits États insulaires en développement.

12. Nous sommes résolus à éviter le protectionnisme sous toutes ses formes. Nous sommes toujours déterminés à promouvoir un système commercial multilatéral ouvert, non discriminatoire et fondé sur des règles et à en respecter pleinement les conditions, et constatons qu’il contribue à favoriser la reprise après la crise économique ainsi que la croissance et le développement, conformément au principe du traitement spécial et différencié des pays en développement, le cas échéant. En ce qui concerne le calendrier des négociations en cours dans le cadre de l’OMC, nous réaffirmons notre volonté de coordonner l’action menée afin de parvenir à une conclusion ambitieuse, globale, équilibrée et rapide du cycle de Doha pour le développement.

13. Nous affirmons le droit souverain des États de gérer leurs ressources naturelles et d’en réglementer l’exploitation. Les critères de développement durable devraient être pris en compte. Nous considérons que la diversification et la complémentarité des modèles énergétiques, notamment par la promotion des sources d’énergie renouvelables, ainsi qu’une plus grande efficacité énergétique et des économies d’énergie dans tous les secteurs de l’économie, y compris les transports, une modification des modèles actuels de consommation et de production, une plus grande interconnexion énergétique régionale et un meilleur accès de la population aux services énergétiques constituent des contributions essentielles à l’élimination de la pauvreté et à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Nous partagerons l’expérience que nous avons acquise dans la technologie des biocarburants, les normes et réglementations, l’énergie hydroélectrique et les autres formes d’énergie.

14. Nous sommes conscients qu’il est dans notre intérêt commun d’améliorer l’efficacité énergétique et de réduire l’intensité des émissions de gaz à effet de serre dans les activités de consommation et de production de nos économies, conformément aux engagements pris au niveau international, ainsi que de relever les défis économiques, sociaux, environnementaux et autres posés par le changement climatique. Nous soulignons en outre qu’il importe de mettre en place des stratégies de développement durable à faibles émissions en faveur de la croissance et du développement pour orienter et mettre en œuvre les mesures et actions d’adaptation et d’atténuation. Conformément aux engagements pris en vertu de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), nous renforcerons la confiance entre nos régions sur les questions de changement climatique et intensifierons notre coopération en vue d’atteindre les objectifs qu’elle prévoit.

15. Après la CdP 15 tenue à Copenhague et agissant de concert dans la perspective de la CdP

16 de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, prenant acte des avis scientifiques quant à la limite de l’élévation de la température mondiale et faisant fond sur les progrès réalisés à ce jour dans le processus multilatéral formel dans le cadre de la CCNUCC et du protocole de Kyoto, nous exprimons notre soutien aux efforts déployés par le Mexique pour obtenir, par un processus de négociation transparent et sans exclusive, un résultat global, ambitieux, efficace et juridiquement contraignant visant à réduire et à contenir les émissions de gaz à effet de serre afin d’atteindre l’objectif ultime de la CCNUCC, en tenant compte du principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités de chacun.

16. Nous notons que des événements ont été organisés dans le but de stimuler le débat sur le changement climatique, par exemple la conférence qui a eu lieu à ce sujet à Cochabamba, dont les conclusions ont été transmises à la CCNUCC, et le dialogue pour une action progressive, qui s’est tenu à Cartagena.

17. Nous sommes déterminés à intensifier nos efforts dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique en vue de la conservation et de l’utilisation durable de cette dernière et nous poursuivrons notre action visant à réduire sensiblement l’appauvrissement de la diversité biologique, sans perdre de vue les OMD et la contribution de la biodiversité à l’élimination de la pauvreté. Nous sommes résolus à œuvrer à l’adoption, lors de la dixième conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique, d’un plan stratégique efficace et ciblé pour l’après-2010, comprenant des objectifs mesurables, acceptables et réalistes. Nous confirmons également notre volonté de mener à bonne fin, à cette occasion, les négociations sur un régime juridique international en ce qui concerne l’accès aux ressources génétiques et le partage des bénéfices. Nous espérons parvenir à un accord sur l’opportunité de mettre en place une plateforme intergouvernementale concernant la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) lors de la troisième et dernière réunion ad hoc, qui aura lieu à Busan (République de Corée), en juin 2010.

18. Nous sommes décidés à contribuer de manière constructive au lancement, dans le cadre du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), du comité de négociation intergouvernemental chargé d’élaborer un instrument juridiquement contraignant sur le mercure, dont la première session aura lieu à Stockholm du 7 au 11 juin 2010.

19. Nous réaffirmons que toute culture a le droit d’exister et de préserver son propre patrimoine culturel. À cet égard, le dialogue interculturel devrait améliorer la compréhension mutuelle et protéger la diversité et l’identité culturelle, tout en favorisant le développement des industries de la culture.

20. Nous devrions intensifier notre coopération pour relever les défis posés par le terrorisme, la criminalité transnationale organisée, la corruption, le trafic d’armes et de munitions, le problème mondial de la drogue et le trafic d’armes qui y est lié, le blanchiment de capitaux, la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, et l’organisation de filières d’immigration clandestine. Nous exprimons la préoccupation que nous inspire la violence croissante liée, dans certains cas, aux organisations criminelles impliquées dans le trafic de drogue et appelons de nos vœux l’adoption de mesures destinées à empêcher ces organisations de se procurer les moyens de poursuivre leurs activités, qui sont susceptibles de nuire à la société civile et de compromettre l’action des services répressifs. Nous rejetons fermement le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations et réaffirmons que rien ne peut le justifier, quel qu’en soit l’origine ou la motivation. Nous réitérons également notre ferme volonté de prévenir, combattre et éliminer le terrorisme et son financement au moyen de la coopération la plus large. Notre coopération dans la lutte contre tous ces problèmes se fera dans le respect intégral des droits de l’homme et de l’État de droit, et conformément au droit international.

21. Nous soutenons la coopération en matière de paix et de sécurité afin de renforcer le rôle des Nations unies dans ce domaine, notamment en ce qui concerne la prévention des conflits et la gestion des crises. Nous approfondirons le dialogue birégional que nous menons sur ce thème.

 

II. Renforcer notre partenariat birégional

 

22. Nous saluons les progrès réalisés dans notre partenariat stratégique. Nous nous engageons à continuer de le renforcer, afin d’approfondir le dialogue politique et l’intégration régionale, de promouvoir l’inclusion et la cohésion sociales et d’intensifier les relations bilatérales entre les pays des deux régions.

23. Plus particulièrement, nous nous félicitons des développements intervenus dans les domaines suivants:

- UE-Colombie et Pérou: conclusion des négociations relatives à un accord commercial multipartite

- UE-Amérique centrale: conclusion des négociations relatives à un accord d’association

- UE-Cariforum: dialogue politique régional renouvelé, lancé le 23 mars 2010 à Kingston (Jamaïque), et progrès dans la mise en place d’une nouvelle stratégie conjointe UE-Caraïbes

3ème sommet UE-Brésil dans le cadre du partenariat stratégique entre les deux parties

5ème  sommet UE-Mexique et adoption d’un plan conjoint de mise en œuvre,

4 ème  sommet UE-Chili et mise en place de l’association UE-Chili pour le développement et l’innovation (ADI).

24. Négociations UE-Mercosur: nous rappelons l’importance des négociations qui viennent d’être relancées afin d’aboutir à un accord d’association ambitieux et équilibré entre les deux régions.

25. Nous nous félicitons de la décision prise par les chefs d’État et de gouvernement des pays d’Amérique latine et des Caraïbes de créer la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes, qui constitue la première mission énoncée dans la déclaration du « sommet de l’unité de l’Amérique latine et des Caraïbes », tenu à Cancún le 23 février 2010. En outre, nous exprimons notre soutien à la République bolivarienne du Venezuela et à la République du Chili, qui ont pour tâche d’organiser respectivement les sommets de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes et du groupe de Rio, qui se tiendront le 5 juillet 2011 au Venezuela et en 2012 au Chili, l’objectif étant de réaliser des progrès concrets sur la voie de la consolidation de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes.

26. Nous affirmons une nouvelle fois que nous sommes déterminés à contribuer, par une action s’inscrivant dans le long terme et en faisant tout ce qui est en notre pouvoir, aux efforts conjoints entrepris en faveur du peuple haïtien, ainsi que du relèvement et de la reconstruction du pays et de ses institutions, en tenant compte des priorités et des besoins les plus fondamentaux de la population et du gouvernement haïtiens. Nous sommes convaincus que la catastrophe naturelle qui s’est abattue récemment sur ce pays doit devenir l’occasion non seulement de « reconstruire en mieux », mais aussi de favoriser le progrès économique et social dans son ensemble, conformément au plan d’action haïtien pour le relèvement et le développement national. À cet égard, nous espérons voir aboutir la conférence de Saint-Domingue, qui doit se tenir le 2 juin 2010.

27. Nous exprimons également notre intention de renforcer la coopération en matière de prévention des catastrophes naturelles et de gestion de leurs conséquences. Nous sommes conscients que les réseaux et infrastructures des TIC constituent des instruments importants sur le plan de la prévention des catastrophes naturelles et de la gestion de leurs conséquences.

28. À la suite des engagements que nous avons pris à Lima en 2008, nous nous réjouissons du lancement, le 30 juin 2009, du dialogue structuré et global UE-ALC sur les migrations; nous souscrivons à ses principes et appuyons la mise en œuvre intégrale des priorités définies dans ce cadre, qui figurent dans le document intitulé «Eléments destinés à structurer le dialogue entre l’UE et les pays ALC sur les migrations », adopté à cette occasion. Par une approche multidimensionnelle, ce dialogue vise à permettre une meilleure compréhension des réalités que recouvrent les migrations, à faire en sorte que tous les migrants puissent jouir effectivement des droits de l’homme dans les deux régions et que ces droits y soient protégés réellement, ainsi qu’à recenser les défis et les domaines d’intérêt mutuel qui appellent des solutions communes et, sur certaines questions, comme celles qui sont précisées dans notre plan d’action, une coopération concrète axée sur l’obtention de résultats. Dans le cadre de notre dialogue, il conviendrait également que nous examinions des mesures destinées à lutter contre la traite des êtres humains et les filières d’immigration clandestine, et à venir en aide aux victimes. Par ailleurs, nous exprimons la préoccupation que nous inspirent toutes les pratiques fondées sur l’intolérance et les préjugés raciaux.

29. Le partenariat stratégique UE-ALC devrait jouer un rôle de premier plan dans le cadre des négociations à venir sur le changement climatique et la biodiversité; à cet égard, nous avons entamé entre nos deux régions un dialogue sur le changement climatique et l’environnement sur la base des engagements pris en la matière dans le cadre du « programme de Lima pour le développement durable: environnement, changements climatiques, énergie », ainsi que dans le domaine de la biodiversité, et que nous entendons honorer. Dans le contexte de ce dialogue, il a été souligné qu’il importait de progresser dans la mise en œuvre du programme de Lima. Nous exprimons notre soutien politique à l’examen d’initiatives novatrices dans ce domaine.

30. Nous avons la ferme volonté de promouvoir des stratégies intégrées ainsi que des politiques publiques – y compris dans le domaine de la protection sociale et sur le plan budgétaire – visant à éliminer la pauvreté et à réduire les inégalités et l’exclusion sociale. Nous encourageons l’accès des jeunes à des emplois décents, dignes et productifs et appelons de nos vœux des systèmes d’éducation et de formation professionnelle qui répondent aux besoins du marché du travail et tiennent compte des objectifs du développement, afin de combattre et de prévenir le chômage de longue durée.

31. Nous nous réjouissons du rôle actif joué par le Comité économique et social européen (CESE) et ses homologues d’Amérique latine et des Caraïbes.

32. Nous intensifierons la coopération que mènent nos deux régions pour lutter contre le problème mondial de la drogue, conformément au principe de responsabilité commune et partagée. Dans ce contexte, nous saluons la déclaration adoptée lors de XII coopération dans le cadre de la lutte contre la drogue, qui s’est tenue à Madrid les 26 et 27 avril 2010.

33. Nous nous félicitons de la création par l’UE d’une nouvelle facilité d’investissement en Amérique latine (LAIF), dont l’objectif principal est d’exercer un effet de levier pour mobiliser des moyens financiers supplémentaires destinés à soutenir les investissements en Amérique latine afin de contribuer à faire avancer les domaines prioritaires. Parallèlement, nous attendons avec intérêt la création du fonds d’investissements pour les Caraïbes. Ces initiatives renforceront la capacité à financer des projets dans des secteurs importants de la région d’Amérique latine et des Caraïbes.

34. Dans le prolongement de l’initiative prise lors du sommet de Lima, nous avons décidé de créer une Fondation UE-ALC, dont nous avons reçu le mandat. Cette fondation est considérée tant comme un instrument utile permettant de renforcer le partenariat entre nos deux régions que comme un moyen d’engager un débat sur les stratégies et actions communes et d’en améliorer la visibilité. Les hauts fonctionnaires adopteront la décision relative au siège de la fondation.

35. Nous prenons acte des résolutions de l’Assemblée parlementaire euro-latinoaméricaine (EuroLat) et l’invitons à intensifier son action au bénéfice des deux régions.

36. Nous notons avec satisfaction les réunions tenues entre les sommets de Lima et de Madrid, les activités menées dans cet intervalle, et les contributions apportées dans ce cadre à des questions figurant dans le programme du partenariat birégional, ainsi que toutes les initiatives visant à donner suite à nos engagements. Nous tenons à remercier tous les pays de l’UE et de l’ALC qui ont accueilli ces réunions et les ont soutenues.

37. Nous nous employons à obtenir des résultats concrets et une valeur ajoutée dans le dialogue entre nos deux régions, en l’étendant à de nouveaux domaines d’intérêt commun, comme le prévoit le plan d’action que nous adoptons ce jour. Ce plan d’action vise principalement à mettre en place des programmes et initiatives de coopération entre les deux régions, y compris la coopération sud-sud et la coopération triangulaire. Il prévoit notamment de recenser les domaines prioritaires d’action pour l’avenir, notamment dans des secteurs tels que la science, la recherche, l’innovation et la technologie; le développement durable; l’environnement; le changement climatique; la biodiversité; l’énergie; l’intégration régionale et l’interconnexion, afin de favoriser l’inclusion et la cohésion sociales; les migrations; ‘enseignement et l’emploi, afin de favoriser l’inclusion et la cohésion sociales; et le problème mondial de la drogue

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III. Promouvoir l’innovation et la technologie à l’échelle birégionale au service du développement durable et de l’inclusion sociale

 

38. Conscients du rôle capital que jouent la science, la technologie et l’innovation dans le développement durable et l’inclusion sociale, en permettant à la société d’accéder à la connaissance, ainsi que des avantages mutuels qu’offre la coopération dans le renforcement des capacités, les programmes de recherche et les activités de transfert technologique, en mettant en place des réseaux thématiques qui renforcent l’innovation, en accroissant la compétitivité, en favorisant l’indépendance de la science et de la technologie et en promouvant une plus grande utilisation de celles-ci en Amérique latine, dans les Caraïbes et dans l’Union européenne, nous convenons d’accorder la priorité à la coopération birégionale et triangulaire ainsi qu’aux activités menées dans ces domaines, afin notamment de permettre aux pays qui ne participent que peu ou pas aux programmes européens d’accéder aux possibilités de coopération. 39. Nous décidons également de renforcer le dialogue que les ministres et hauts fonctionnaires de l’UE et d’ALC compétents en la matière consacrent à la science, à la technologie et à l’innovation, pour assurer la mise à jour et le suivi des priorités et instruments conjoints, en tenant compte des intérêts et des différences qui existent entre les régions et au sein de celles-ci, afin d’améliorer les conditions propres à favoriser l’innovation sociale et technologique dans nos sociétés.

40. Résolument attachés aux priorités et décisions adoptées lors des précédents sommets, qui prévoient la mise en place d’un espace « UE-ALC de la connaissance », nous convenons d’affiner et de mettre en œuvre l’initiative conjointe pour la recherche et l’innovation ( »l’initiative ») adoptée lors du Forum ministériel UE-ALC de la science et de la technologie, qui s’est tenu à Madrid le 14 mai 2010. Cette initiative s’appuie sur un ensemble d’actions, passées et présentes, associant de manière complémentaire et synergique différents types d’instruments aux niveaux national, régional et birégional, selon le cas, en vue de réaliser les objectifs qu’elle prévoit. Elle envisage la coopération scientifique et technologique en coordination étroite avec les actions dans le domaine de l’enseignement supérieur et de l’innovation. Cela devrait permettre de créer les conditions d’un renforcement de l’interface entre recherche et innovation et de faciliter le transfert et l’adaptation technologiques dans des formats accessibles aux micro-entreprises et aux PME, grâce notamment au « réseau de centres de la connaissance et de l’innovation », à la participation au programme-cadre européen de recherche, à l’ouverture progressive des programmes nationaux de recherche, à l’interconnexion entre les infrastructures de recherche et à la promotion de la coopération dans le renforcement des capacités humaines et institutionnelles.

41. Pour contribuer à la réalisation de ces objectifs, le plan d’action précité dans le domaine de la recherche, de la technologie et de l’innovation comprend la mise en œuvre de l’initiative conjointe pour la recherche et l’innovation ainsi que d’autres activités birégionales en matière de recherche et développement et d’innovation.

42. Nous nous réjouissons vivement de la tenue du septième sommet UE-ALC, qui aura lieu au Chili en 2012, et nous acceptons avec plaisir l’invitation à y participer. *

43. Nous remercions l’Espagne et la ville de Madrid d’avoir accueilli le sixième sommet

Lettre du Président Zelaya a L’UNASUR : son agenda pour reprendre en main Honduras

ZELAYA

République Dominicaine 9 mai 2010

Rafael Correa Delgado
Président constitutionnel de l’Équateur
Président de l’UNASUR

Monsieur le Président Rafael Correa, Je vous écris dans le but de vous faire part  de l’agenda que j’ai proposé pour la réconciliation nationale du peuple hondurien et pour contribuer à la mise en place d’une solution pacifique acceptable pour la population afin d’établir une reconnaissance du Honduras dans la communauté internationale.

Je vous présente pour votre information, la proposition suivante:

PROPOSITION D’ ACCORD POLITIQUE POUR LE RETABLISSEMENT DE LA DEMOCRATIE ET DE LA RECONCILIATION NATIONAL DU HONDURAS :

D’un exil forcé causé par le coup d’Etat militaire du 28 Juin qui se poursuit aujourd’hui à travers la persécution judiciaire lancée contre moi à des fins politiques, aux violations des droits de l’Homme, contre le peuple, et compte tenu de la cohérence et la position solidaire de l’ UNASUR dans la défense du peuple hondurien, je  vous présente  la proposition qui permettra le retour de l’État du Honduras au sein de la communauté internationale et la réconciliation nationale du peuple hondurien.

Nous voudrions souligner les faits suivants:

- La Cour suprême a acquitté, avec suspension de toutes les poursuites, la direction militaire responsable du coup d’Etat et responsable de crimes contre l’humanité.

- Le Congrès national a décrété une amnistie qui s’appliques seulement aux auteurs du coup d’Etat ce qui permet aux crimes les plus odieux et aux violations des droits humains commises contre la population sans défense de rester impunis.

- Ils restent dans leurs fonctions et jouissant de l’impunité au procureur général et la Cour suprême de Justice co-auteurs du coup d’Etat, exécutant des actions politiques en vue de poursuites contre le président Zelaya et ses ministres.

- Aucune organisation, aucun système de la communauté internationale, ni les Nations Unies (ONU) ou l’Organisation des États américains (OEA), le Système d’intégration centraméricain (SICA), Groupe de Rio, entre autres, a retiré ses résolutions et ses sanctions contre le coup d’Etat vu que  les circonstances qui ont été à l’origine de cet évènement qui ont menacé nos démocraties,  n’ont pas été identifiées.

- La « Commission de la Vérité » a été intégré de façon unilatérale et en consultation, par le gouvernement nous excluant de tout le processus, dans le mal entendu des victimes, Nous n’avons pas eu le droit à la parole ni aucune représentation. Cela nous rend sans défense contre l’impunité des auteurs du coup d’Etat militaire.

C’est pour cela que bien conscient de la position du groupe UNASUR et de l’Équateur qui en exerce la présidence pro tempore que je vous propose la possibilité à l’UNASUR d’appuyer ce plan de réconciliation nacionale par l’adoption d’un accord politique pour résoudre la crise provoqué par le coup d’État militaire, qui se compose au moins des élémentssuivants.

1. Que le Congrès national du Honduras, décrète une amnistie, complète et suffisante pour que la Justice puissent annuler toutes les actions de persécutions juridiques fomenter par le dictateur Micheletti et  son équipe acteurs du coup d’Etat, qui aujourd’hui dirige ipunément les institutions opératrices de la Justice,  les dressant contre l’ex President Zelaya et autres hauts représentants de son gouvernement.

Cet accord permettrait d’assurer le retour au pays de l’ancien président Zelaya et  de ceux qui aujourd’hui sont en exil, à la pleine jouissance de leurs droits civils et politiques, une pétition appuyée par le peuple et la résistance du Front populaire pour la réconciliation nationale.

2. Qu’il y ait des garanties pour l’exercice de la liberté démocratique dans le pays, qu’on puisse débattre et décider sur la nécessité d’instaurer la démocratie participative et le droit a la société  de résister contre le coup d’Etat, et de jouir d’une reconnaissance en tant que force de combat et de la demande d’une nouvelle constitution.

3. Veiller à la cessation de la répression et le respect des droits de l’homme de tous les citoyens, mettre un terme à la criminalité, aux assassinats, aux persécutions juridiques et  la répression par des organismes, dépendante de la police et des forces armées.

4. Séparer de leurs fonctions les premiers responsables civil et militaire du coup d’Etat, qui occupent le corps des fonctions judiciaires et ministérielles.

5. Qu’on procède à intégrer au Parlement centraméricain le citoyen José Manuel Zelaya Rosales, place qui lui revient de droit et par sa propre son investiture constitutionnel.

6. Qu’on mette fin à l’impunité pour les violations des droits de l’homme et qu’on soumettre à la Cours Pénal International les acteurs de ces crimes contre l’humanité qui sont déjà convoqués pour ces crimes et qu’ils refusent de comparaître. Exemple: le procureur général refuse de venir se présenter devant le tribunal international, même s’ils savent que le Honduras est partie de la Cour pénale internationale, et que les revendications ont été acceptées par la Commission (CIDH) et la Cour Pénal elle-même.

Je réaffirme  au gouvernement de l’Équateur et UNASUR notre disposition à promouvoir cet accord politique au sein du SICA, CARICOM, Groupe de Rio, ALBA, pour que dans la prochaine Assemblée de l’Organisation des États américains soit accepté et soutenu ce projet et obtenir pour le Honduras une reconnaissance internationale, et nous pouvons tous participer à ce programme, avant le développement prévu pour les Jeux olympiques.

 Monsieur le Président.

Cordialement,

José Manuel Zelaya Rosales

Lettre en version officielle (en espagnol)


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