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	<title>Unasur.fr, L&#039;Union des nations sud-américaines &#187; Actualité</title>
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	<description>Actualité sur l’Amérique du sud (UNASUR), l&#039;information latino americaine par une approche d&#039;intelligence economique. Tous les pays d&#039;Amérique du sud sont analysés sous une approche régionale l&#039;UNASUR</description>
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		<title>Création de la CELAC, la nouvelle puissance régionale Latino-Américaine qui déstabilise l’OEA</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 09:30:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Amadet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2011/12/05/creation-de-la-celac-la-nouvelle-puissance-regionale-latino-americaine-qui-destabilise-l%e2%80%99oea/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/images3-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p style="text-align: justify">La Communauté des États latinos américains et des Caraïbes.</p>
<p style="text-align: justify">Une nouvelle puissance régionale Latino Américaine et Caribéenne est née entre ce vendredi 02 et ce samedi 03 décembre 2011 lors du sommet <a href="http://www.unasur.fr/2011/12/05/creation-de-la-celac-la-nouvelle-puissance-regionale-latino-americaine-qui-destabilise-l%e2%80%99oea/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-1366" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/images3.jpg" alt="images3" width="299" height="168" />La Communauté des États latinos américains et des Caraïbes.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Une nouvelle puissance régionale Latino Américaine et Caribéenne est née entre ce vendredi 02 et ce samedi 03 décembre 2011 lors du sommet de Caracas. Un évènement majeur à prendre en compte dans la géopolitique du continent Américains. </strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Les 33 Etats Latino Américains et Caribéen y travaillent depuis juillet 2008, quelque mois après la création de l’UNASUR en mai  de la même année. </strong>C’est le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva qui lance un appel aux chefs d’Etats d’Amérique Latine et des Caraïbes dont Cuba, pour les inviter à débattre sur la création d’une nouvelle coopération régionale sans y inclure les Etats-Unis et le Canada, centre de gravité principale de l’influence régionale.  Le but serait d’accroitre la puissance des Etats membres de la CELAC dans la région en rivalisant l’Organisation des Etats d’Amérique (OEA) synonyme de puissance américaine.</p>
<p style="text-align: justify">C’est le président vénézuélien Hugo Chavez, l’un des principaux promoteurs de cet évènement qui officialise le lancement de cette nouvelle union politique ce vendredi 2 décembre 2011. Cette nouvelle force en présence serait destinée à terme à supplanter d&#8217;autres organisations. En introduction de sa prise de parole le leader latino-américain s’adresse aux 32 autres chefs d’Etats en relatant clairement sa position presque radicale : <em>« <strong>Nous devons créer une force supérieure pour élever les consciences »</strong></em><strong>. </strong>Il insiste en mettant en avant le fait que<strong><em> « l’OEA représente le passé, un espace qui a été manipulé, dominé par les Etats-Unis » </em></strong></p>
<p style="text-align: justify">Pour ces Etats c’est aujourd’hui une réelle nécessité de créer un espace commun qui les unissent. La CELAC ambitionne d’approfondir le développement politique, économique, culturel et social entre ces 33 Etats et d’arriver à une coopération globale dans le but de convenir à une position commune sur des questions fondamentales comme les crises financières et énergétiques, les stratégies de développement et les négociations mondiales sur le commerce. La CELAC permettra à ces Etats de réaffirmer l&#8217;engagement des pays de continuer à renforcer les capacités internes de la région, de la survenance d&#8217;événements externes qui serait synonymes de déséquilibres économiques. Des politiques visant à renforcer la base industrielle et le renforcement des mécanismes de suivi de leurs systèmes financiers a été mis en place.</p>
<p style="text-align: justify">Trois évènements majeurs sont les piliers de l’organisation stratégique des 33 Etats membres en termes de développement, d’indépendance et de souveraineté. En 2008 la déclaration de Salvador de Bahia, en 2009 le lancement du Plan d’action de Montego Bay et en 2010, la Déclaration de Cancun.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Cette nouvelle force régionale a-t-elle les capacités d’atteindre ses objectifs d’union et de croissance et de se défendre de l’agressivité américaine ? Quelles sont les techniques offensives des américains pour maintenir leur niveau d’influence sur la région ? </strong></p>
<p style="text-align: justify">La gestion des accords et traités entre Etats membre de la CELAC pourrait devenir à terme une base de conflit interne. Des pays comme le Mexique, la Colombie, le Pérou et le Chili par exemple ont des intérêts commerciaux très importants avec les Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: justify">Le Mexique, un Etat influent, a intégré la CELAC. Le Mexique fait parti de l’alliance nord américaine depuis 1994 et ne fait pas partie de l’UNASUR. Il représente un allier stratégique pour les Américains. L’intégration du Mexique dans la Communauté des Etats Latino Américains et Caribéen aujourd’hui, est un élément important à prendre en compte. Le discours de Felipe Calderon lors du sommet reflète la volonté mexicaine de revendiquer le fait que le Mexique sera et restera un pays latino américain : <strong><em>« nous avons besoins de l’intégration, non seulement dans les mots mais aussi dans une réalité qui nous aide à transformer les échanges entre latino américain et caribéen en signaux de prospérité et de croissance ».</em></strong> Le Mexique devait se montrer présent pour revendiquer ses valeurs mais aussi pour s’allier avec 32 pays connaissant une croissance continue pendant la crise financière la plus dur de l’histoire du monde économique. 90 % de l’exportation Mexicaine est destinée au sol Américain, les liens commerciaux qui unissent le Mexique et les Etats-Unis sont importants.</p>
<p style="text-align: justify">Laisser le Mexique intégrer la CELAC reflète le fait que cette organisation ne semble pas inquiéter les Etats-Unis en termes de puissance régionale. En effet, ceux-ci ne se sont pas opposés médiatiquement à la création de cette nouvelle coalition. Cependant les américains pourraient à travers le Mexique influer sur les décisions d’accord et de traités qui seront signés par les Etats Membre de la CELAC. Un autre pays sous forte influence américaine est aujourd’hui membre de la CELAC : le Panama. Il sera également intéressant de comprendre comment un pays qui est contrôlé à 100% par les Etats-Unis puisse intégrer ce nouvel organe régional ?</p>
<p style="text-align: justify">Certains Etats Caribéens sont également sous influence anglo-saxonne. Comment les américains vont-ils exploiter ces influences sur la CELAC ?</p>
<p style="text-align: justify">C’est dans le dossier thématique de l’UNASUR du site UNASUR.fr que vous trouverez le dimanche 11 décembre 2011 une suite de réponse à ces problématiques dans le but d’analyser les conséquences de la création de la CELAC et de mieux comprendre les enjeux de puissances dans la région sud américaine.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Makram Amadet</strong></p>
<p style="text-align: justify">makram.amadet@gmail.com</p>
<p style="text-align: justify">Membre de l&#8217;Equipe <a href="http://www.unasur.fr">U</a><a href="http://www.unasur.fr">nasur.fr</a></p>
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		<title>Bolivie :  l&#8217;affaire du TIPNIS aggrave la situation politique de Evo Morales</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 13:15:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Serge Sedille</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Thématiques]]></category>
		<category><![CDATA[Unasur]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2011/10/12/bolivie-laffaire-du-tipnis-aggrave-la-situation-politique-de-evo-morales/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/10/police-bolivie-repression.JPG class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">La répression policière qui a frappé les participants indigènes à une marche de protestation le 25 septembre 2011 à Yucumo n’en finit pas de faire des remous en Bolivie. La situation <a href="http://www.unasur.fr/2011/10/12/bolivie-laffaire-du-tipnis-aggrave-la-situation-politique-de-evo-morales/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/10/police-bolivie-repression.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-1280" title="police bolivie repression" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/10/police-bolivie-repression.JPG" alt="police bolivie repression" width="640" height="442" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La répression policière qui a frappé les participants indigènes à une marche de protestation le 25 septembre 2011 à Yucumo n’en finit pas de faire des remous en Bolivie. La situation s’est quelque peu apaisée depuis, mais <strong>les conséquences de cet épisode sont importantes à plusieurs titres</strong>. Ladite marche a été initiée le 15 août dernier par des indigènes habitant le Territoire Indien et Parc National Isiboro-Secure (TIPNIS, au centre de la Bolivie et en bordure de la forêt amazonienne), pour protester contre la construction d’une route devant relier les départements de Beni et de Cochabamba, de San Ignacio de Moxos à Villa Tunari. Le tracé de 306 kilomètres coupe en deux le TIPNIS, ce qui constitue une aberration écologique pour ses habitants, alors que le gouvernement y voit une opportunité de désenclaver la région.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/10/TIPNIS.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-1282" title="TIPNIS" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/10/TIPNIS.JPG" alt="TIPNIS" width="495" height="480" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de la marche indigène était de rallier La Paz à pied pour se faire entendre par Evo Morales. Ce dernier est lui-même un indigène et son parcours politique est émaillé par la lutte pour une meilleure représentation de cette population indienne et de ses intérêts. Aussi, lorsqu’il accède au pouvoir en 2006, met-il en place une assemblée constituante, dont le projet de constitution (approuvé par référendum en janvier 2009 à 58,7%) contenait plusieurs avancées démocratiques majeures aujourd’hui en vigueur : la consécration de la nature plurinationale de l’Etat bolivien, la reconnaissance de 36 idiomes indigènes comme langues officielles, et surtout le droit des peuples et des nations indigènes à l’autonomie et à l’autogouvernement ainsi que le droit à être consulté lorsque le gouvernement prend des décisions qui affectent leur territoire. <strong>Or c’est précisément ce droit qui n’a pas été respecté dans le projet traversant le TIPNIS</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le 25 septembre dernier, à Yucumo, les policiers ont tenté de disperser la marche en employant la force. <strong>La disproportion des moyens employés a suscité l’émoi dans tout le pays.</strong> Si un bilan définitif de l’assaut n’est toujours pas disponible (les manifestants disent être sans nouvelles de plusieurs participants à la marche), les images de l’attaque diffusées par la télévision bolivienne témoigne d’une extrême violence. (Voir notamment les <center><a href="http://www.youtube.com/user/TVPublicaArgentina#p/search/4/pB-9A9x9r9o">images de la télévision publique argentine</a>). <strong>De cet évènement, on retiendra qu’il illustre la réduction des marges de manœuvres d’Evo Morales. Réduction due à la fois à des facteurs nationaux mais aussi à des facteurs extérieurs</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/pB-9A9x9r9o" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/pB-9A9x9r9o"></embed></object></center></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Une crise gouvernementale </strong><strong>profonde.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les méthodes employées par les policiers ont révulsé jusqu’au sein du gouvernement. <strong>Le 26 septembre, Cecilia Chacon, ministre de la Défense, démissionnait pour se désolidariser du gouvernement</strong>. Elle fut suivie par cinq députés du Movimiento al Socialismo (le MAS, parti d’Evo Morales).<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Afin de désamorcer une situation explosive, <strong>Evo Morales a pris plusieurs décisions</strong>. Tout d’abord <strong>il a demandé pardon</strong> <strong>aux manifestants</strong> pour la brutalité de l’intervention policière. Puis <strong>il a suspendu la construction de la route et a décidé de soumettre la suite de son développement à deux référendums</strong> (un dans chaque province traversée). Enfin il a assuré ne pas être l’origine des directives qui ont conduit à cette répression.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La plus grande confusion règne quant à  l’origine de l’ordre donné aux policiers d’attaquer les manifestants. <strong>Une confusion qui a un coût politique</strong> : Marcos Farfan, vice-ministre du Régime intérieur, a démissionné le 27 septembre après avoir été accusé par son ministre de tutelle, Sacha Llorenti, ministre de l’Intérieur, d’avoir ordonné l’offensive contre les indigènes sans son accord. Dans sa lettre de démission, Farfan explique n’avoir jamais pris une telle décision. Llorenti s’est retiré du gouvernement à son tour le 28 septembre pour protéger Morales du scandale.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le Vice-Président Alvaro García Linera, a annoncé qu’une enquête était en cours et que d’après les premiers éléments, « <em>l’ordre n’émanait pas du pouvoir exécutif</em> », une façon de sous-entendre que la police avait pris cette décision de sa propre initiative. <strong>Une déclaration hasardeuse</strong> puisque les syndicats policiers ont répondu qu’il n’était pas question que l’exécutif se lave les mains de ses responsabilités en se défaussant sur les forces de l’ordre.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Une rupture entre Morales et sa base électorale.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré ses tentatives d’apaisement, <strong>le lien qui unissait Morales à la population indienne est rompu</strong>. Ceux qu’il appelait « <em>ses frères</em> » doutent désormais de la sincérité de son attachement à ses racines et de son dévouement pour les causes indigènes. Pour preuve, les 1500 manifestants ont décidé de poursuivre leur marche jusqu’à La Paz, siège du pouvoir exécutif bolivien. Par ailleurs, <strong>les indigènes du TIPNIS contestent la constitutionnalité des futurs référendums</strong> car selon eux, l’article 352 de la constitution bolivienne (sur la consultation des populations affectée par l’exploitation de leur territoire), limite la consultation aux seuls citoyens concernés par l’impact du projet et non à l’ensemble de la population des deux provinces qui englobent le TIPNIS. Ils y voient un moyen pour Evo Morales d’élargir le scrutin de façon à obtenir un résultat favorable à la construction de la route.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La répression a eu un effet boule de neige sur l’ampleur des manifestations. <strong>Ce qui était un conflit local s’est brusquement transformé en un désaveu national pour Morales</strong> puisque la Central Obrera Boliviana  (la COB, principal syndicat bolivien) avait appelé à une grève générale pour le mercredi 28 septembre. Cet appel fut relativement bien suivi puisqu’on a compté plusieurs milliers de manifestants dans les grandes villes du pays. Or la COB comptait parmi les principaux soutiens d’Evo Morales. Mais depuis quelques temps, celle-ci manifestait son mécontentement devant la lenteur des réformes promises par Morales. Les derniers évènements ont cristallisé cette défiance.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Aujourd’hui les seuls alliés indéfectibles d’Evo Morales sont les indiens aymaras</strong> (ethnie à laquelle il appartient) <strong>et quechuas</strong>, une population en majorité paysanne dont l’activité économique est principalement tournée vers la culture de la coca. Le président bolivien a longtemps été le leader syndical de ces producteurs de coca (les <em>cocaleros</em>). Or les « colonisateurs », comme ils sont surnommés par leurs détracteurs, voient le projet de route à travers le TIPNIS d’un très bon œil car il leur permettrait de gagner des milliers d’hectares sur la forêt amazonienne pour accroître leur production. C’est pour cette raison qu’aymaras et quechuas ont organisé des contre-manifestations de soutien à Evo Morales et au projet. <strong>Ce qui fait dire aux opposants de Morales qu’en dernier ressort celui-ci gouverne pour ses anciens amis <em>cocaleros</em></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Un président face aux contradictions de son modèle de développement. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">D’après ses contradicteurs, cet épisode serait la preuve que les prises de positions écologistes de Morales n’étaient qu’un vernis idéologique. Il semble en effet qu’Evo Morales ait tranché entre développement économique et protection environnementale. Le temps où le président bolivien appelait à la justice pour la <em>Pachamama</em> (la déesse terre-mère vénérée par des tribus indiennes d’Amérique du sud avant la christianisation du continent par les espagnols) lors de la conférence de Copenhague en 2010 semble révolu.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">En effet, soucieux de développer son pays (la Bolivie se classe parmi les Etats ayant l’un plus faible PIB/habitant, 4800$/habitant, 151<sup>ème</sup> mondial) et fort du résultat du référendum constitutionnel de 2009,  Morales a décidé de passer à l’étape supérieure de son Plan national de développement (disponible sur le <a href="http://www.planificacion.gob.bo/files/PLAN.pdf">site du Ministère de la planification bolivien</a>). L’un des objectifs de ce plan est évidemment d’intensifier le réseau de voies de transport. Il met également l’accent sur l’exploitation des atouts stratégiques de la Bolivie, au premier rang desquels les activités extractives.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Or <strong>la prospection pétrolière a démontré la possible existence de champs pétrolifères à cheval sur le TIPNIS</strong>. L’exploitation de ces ressources nécessite de lourdes infrastructures et pour les manifestants indigènes il ne fait aucun doute que la construction d’une route est le premier pas pour l’installation d’un complexe industriel sur leur territoire. <strong>La route en elle-même, soulignent-ils, menace une partie de la forêt</strong> non seulement en raison de la <strong>déforestation</strong> qu’elle engendre, mais également à cause des <strong>bouleversements hydrologiques</strong> qu’elle entraînerait une fois achevée.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Morales se retrouve face à ses contradictions</strong>. D’un côté il promeut une stratégie de développement productiviste, de l’autre il consacre le droit à l’autogouvernement pour les habitants des territoires indigènes et la préservation de leur environnement. Un double discours qui ne pourra pas résister bien longtemps si les manifestations se multiplient.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Une conséquence de « l’impérialisme » brésilien ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, <strong>cette crise n’est pas uniquement liée à la politique intérieure bolivienne</strong>. En effet la construction de la route a été confiée à l’entreprise de BTP brésilienne OAS et 80% des 415 millions de dollars nécessaires à son financement sont couverts par la Banque Nationale de Développement Economique et Social (BNDES), également de nationalité brésilienne. La BNDES a massivement investi dans ce projet car le Brésil pourrait en être l’un des grands bénéficiaires.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pour comprendre l’enjeu caché derrière l’édification de cette route, <strong>il convient d’élargir le cadre géographique d’analyse à l’échelle du continent sud-américain</strong>. Celui-ci fait l’objet de multiples tentatives d’intégration tantôt économique (Mercosur) tantôt politique (Unasur). <strong>A côté de celles-ci existe un projet d’intégration physique moins connu, appelé <em>Iniciativa para la Integración Sudamericana</em></strong> (IIRSA), et qui vise à connecter l’ensemble des pays du continent via un réseau de routes, de voies ferrées et d’infrastructures énergétiques, structuré autour de 10 axes (plus de détails sur le site institutionnel : <a href="http://www.iirsa.org/">www.iirsa.org</a>). L’IIRSA a été entérinée en août 2000 au sommet des Présidents d&#8217;Amérique du Sud à Brasilia. Ses promoteurs sont la Banque Interaméricaine de Développement (BID), la <em>Corporación Andina de Fomento</em> (CAF). 335 projets ont été retenus pour un coût total estimé à 37,5 milliards de dollars.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement brésilien de Fernando Hector Cardoso est à l’origine de l’IIRSA. <strong>La constitution d’un réseau d’infrastructures transnationales sert l’intérêt national du Brésil</strong>. Elle lui permet de renforcer sa puissance commerciale en facilitant l’exportation de sa production à la fois sur le marché sud-américain, mais aussi en lui ouvrant un accès plus large à la façade océanique pacifique, gage de débouchés en Asie. Si la route en construction dans le TIPNIS ne fait pas directement partie de l’IIRSA, elle fait en revanche partie de ces projets annexes renforçant le maillage de l’Amérique du sud. Ainsi, <strong>elle devrait permettre de relier deux axes de l’IIRSA traversant la Bolivie: l’axe interocéanique central, et l’axe Pérou-Brésil-Bolivie</strong> (voir carte ci-dessous)</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Suite aux manifestations de début octobre, <strong>la BNDES a décidé de geler les crédits alloués à la construction de la route en attendant l’issue des négociations entre les indigènes et le gouvernement</strong>. D’après Alcides Vaz, de l’Institut de Relations Internationales de l’Université de Brasilia, « <em>la projection des intérêts économiques brésiliens est coutumière de l’instabilité chronique de ses voisins</em> ». En 2008, Odebrecht, l’autre grand du BTP brésilien, avait été banni du marché équatorien pour son refus d’indemniser l’Etat d’un défaut dans une construction. L’ancien président brésilien Lula s’était d’ailleurs rendu en Bolivie début septembre pour plaider la cause d’OAS. De manière générale, Karen Hooper, analyste Amérique latine pour l’entreprise texane Stratfor Global Intelligence estime qu’il sera « <strong><em>difficile pour les gouvernements sud-américains de refuser les investissements brésiliens, mais en les acceptant ils risquent d’ouvrir de nouvelles blessures sur le plan national</em></strong> ». Cette crise bolivienne en est la meilleure illustration.</p>
<p style="text-align: justify;">Lucas Manetti</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Equipe Unasur.fr</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pagina12.com.ar/">www.pagina12.com.ar</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ecologistasenaccion.org/">www.ecologistasenaccion.org</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.la-razon.com/">www.la-razon.com</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.hidrocarburosbolivia.com/">www.hidrocarburosbolivia.com</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.elpais.com/">www.elpais.com</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.infolatam.com/">www.infolatam.com</a></p>
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		<title>La Radio de l&#8217;Unasur est née, la voix d&#8217;un continent</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 12:09:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Serge Sedille</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Unasur]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2010/11/25/la-radio-de-lunasur-est-nee-la-voix-dun-continent/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/11/radio-unasur-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p></p>
<p style="text-align: justify;">Les pays membres de l&#8217;UNASUR ont donné le feu vert pour la création d&#8217;une radio sur l&#8217;UNASUR qui sera évidement retransmit dans tout le continent.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;origine, une réunion des radios des <a href="http://www.unasur.fr/2010/11/25/la-radio-de-lunasur-est-nee-la-voix-dun-continent/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/11/radio-unasur.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1097" title="radio unasur" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/11/radio-unasur.jpg" alt="radio unasur" width="360" height="270" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les pays membres de l&#8217;<strong>UNASUR</strong> ont donné le feu vert pour la création d&#8217;une radio sur l&#8217;<strong>UNASUR</strong> qui sera évidement retransmit dans tout le continent.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;origine, une réunion des radios des pays membres du mercosur devait avoir lieu. Cependant, en vu de la popularité croissante de l&#8217;<strong>UNASUR</strong>, cette réunion s&#8217;est transformée en véritable étape de lancement de la création de la<strong> Radio Unasur.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette radio aura pour but d&#8217;aider et promouvoir l&#8217;idée d&#8217;intégration régionale et créera également un site internet partageant l&#8217;information provenant des diverses radios sud américaines. <strong>Radio Unasur</strong> traitera également des thématiques les plus délicates du continent (narcotrafic, la corruption, le traffic d&#8217;armes et de personnes, etc..)</p>
<p style="text-align: justify;">Cette stratégie de communication est spécialement efficace en Amérique Latine dont le premier moyen de communication reste la radio.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Serge Sedille</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Equipe <a href="http://www.unasur.fr">Unasur.fr</a></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Brésil : Dilma élue au second tour des élections présidentielle.</title>
		<link>http://www.unasur.fr/2010/11/01/bresil-dilma-rousseff-largement-elue-au-seconde-tour-des-elections-presidentielle/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 14:42:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Pitrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Bresil]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Unasur]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2010/11/01/bresil-dilma-rousseff-largement-elue-au-seconde-tour-des-elections-presidentielle/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/11/8ec7b474-cf75-11df-b3d6-0884bf3ab8df-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p></p>
<p style="text-align: justify;">Rien n’aura freiné l’héritière du président sortant Luiz Inácio Lula da Silva (PT) pour emporter les élections présidentielles brésiliennes dimanche 31 Octobre 2010.</p>
<p style="text-align: justify;">La victoire</p>
<p style="text-align: justify;">La récente polémique sur l’avortement -dont <a href="http://www.unasur.fr/2010/11/01/bresil-dilma-rousseff-largement-elue-au-seconde-tour-des-elections-presidentielle/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-1045" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/11/8ec7b474-cf75-11df-b3d6-0884bf3ab8df.jpg" alt="8ec7b474-cf75-11df-b3d6-0884bf3ab8df" width="493" height="277" /></p>
<p style="text-align: justify;">Rien n’aura freiné l’héritière du président sortant Luiz Inácio Lula da Silva (PT) pour emporter les élections présidentielles brésiliennes dimanche 31 Octobre 2010.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La victoire</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La récente polémique sur l’avortement -dont Dilma Rousseff était présentée comme un défenseur- et qui était allée jusqu’à amener le Pape lui-même à s’exprimer sur le sujet, n’aura pas empêché le plus grand pays catholique du monde d’élire une femme pour la première fois de son histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le manque de charisme avéré de la dauphine de Lula et son inexpérience dans la bataille électorale (c’était la première fois que Dilma Rousseff se présentait à une élection, tous types confondus), ne l’auront pas non plus empêchée d’accéder à la plus haute fonction de son pays. Pour cela, elle peut remercier son mentor, le président sortant, qui jouit d’une popularité encore inégalée, et qui s’est engagé pour la cause de Dilma, parfois bien au-delà de ce que sa fonction lui permettait –il a du s’acquitter de plusieurs amendes à ce titre-.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, dimanche 31 Octobre, le Tribunal Electoral Supérieur brésilien (TSE) a annoncé, après le dépouillement de 99% des suffrages, que Dilma Rousseff (PT-gauche) est élue présidente du Brésil avec 55,9% des voix, contre 44% pour son adversaire José Serra (PSDB-droite).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’abstention</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seule ombre au tableau : l’abstention. Bien que le vote soit obligatoire au Brésil, le même TSE a annoncé un taux d’abstention au-delà des 20% et dépassant le record de 1998 (21,5%). Plusieurs explications peuvent être données à ce phénomène.</p>
<p style="text-align: justify;">Une première est que, d’élections en élections, l’abstention est globalement en augmentation au-delà d’un pic positif en 1998 (21,5%) et d’un pic négatif en 2002 (18,99%).</p>
<p style="text-align: justify;">Une seconde est que Marina Da Silva (PV-écologie) qui avait reçu près de 20% des voix au premier tour n’a pas donné de consignes de vote pour le second tour, et a invité ses partisans a voter en âme et conscience au second tour. On peut donc supposer que certains se sont tout simplement abstenus de voter.</p>
<p style="text-align: justify;">Une troisième explication touche aux choses de nature pratique. La sécheresse dans le Nord a empêché la navigation et le déplacement des électeurs. Le weekend prolongé de la Toussaint a fait partir des électeurs en vacances, confiants dans les sondages d’intentions de vote.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, selon le président du TSE, Ricardo Tewandowski, les élections se sont déroulées de manière « très tranquille », ce qui renforce encore la vigueur de la démocratie brésilienne qui, il y a moins d’une trentaine d’année, était encore sont le joug des militaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Retentissement international</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’ensemble de la presse internationale a reprit la nouvelle en première page ou dans ses gros titres. Alors que la presse d’Europe de l’Ouest revient sur la personnalité de Dilma Rousseff et l’implication de Lula dans son combat électoral, la presse anglo-saxonne porte un regard tourné vers l’avenir, en particulier sur le devenir de la désormais huitième puissance économique mondiale. Les pays d’Amérique Latine voisins du Brésil ont tous un ton assez sarcastique sur la manière dont Rousseff a été élue, et constatent tous que la politique amorcée par Lula ne sera modifiée en aucun point. Quand au Moyen-Orient, la version anglaise d’Al Jazzera titre « Rousseff wins Brazil election » et revient sur le programme de Rousseff. Il est également précisé que, bien que mal perçu par les médias brésiliens, le possible retour de Lula en 2014 n’est pas à exclure…</p>
<p style="text-align: justify;">Thomas Pitrat</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Equipe Unasur.fr</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sources : O Globo, AFP, L’Express</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Brésil-Pérou: l’intégration énergétique au prix de la dépendance?</title>
		<link>http://www.unasur.fr/2010/09/24/bresil-perou-l%e2%80%99integration-energetique-au-prix-de-la-dependance/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Sep 2010 07:45:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Serge Sedille</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Bresil]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Perou]]></category>
		<category><![CDATA[Unasur]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2010/09/24/bresil-perou-l%e2%80%99integration-energetique-au-prix-de-la-dependance/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/09/centrale_hydroelectrique_de_carillon_1-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Passé un peu inaperçu des médias, l’accord signé le 16 juillet 2010 entre Alan Garcia et Lula établit, après des années de négociations interminables, l’intégration énergétique entre les deux <a href="http://www.unasur.fr/2010/09/24/bresil-perou-l%e2%80%99integration-energetique-au-prix-de-la-dependance/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/09/centrale_hydroelectrique_de_carillon_1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-994" title="centrale_hydroelectrique_de_carillon_1" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/09/centrale_hydroelectrique_de_carillon_1.jpg" alt="centrale_hydroelectrique_de_carillon_1" width="320" height="240" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Passé un peu inaperçu des médias, <a href="http://www.minem.gob.pe/minem/archivos/file/Electricidad/acuerdo%20peru%20brasil%2016%20julio%202010.pdf">l’accord signé le 16 juillet 2010</a> entre <strong>Alan Garcia</strong> et<strong> Lula </strong>établit, après des années de négociations interminables, l’intégration énergétique entre les deux pays. Cette première étape vers une intégration complète des pays andins avec le géant lusophone, loin de créer une communauté de l’énergie, se présente en réalité comme une démonstration supplémentaire du poids géoéconomique que le Brésil gagne sur ses voisins sud-américains.</p>
<p style="text-align: justify;">L’accord qui prévoit la création de centrales hydroélectriques au Pérou par des entreprises brésiliennes dont le savoir-faire est certainement le plus avancé parmi les pays du continent, établit en outre les modalités de transfert des excédents de production au Brésil via les lignes interconnectées mises en place.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que le gouvernement péruvien hésitait depuis 2006, date du MoU de coopération, quant à la signature de cet accord, principalement à cause de ces mêmes modalités de transfert, il a fini par se décider en 2010 pour un développement de la zone frontalière, fusse au prix d’une mainmise brésilienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette région, encore en retard au regard des autres parties du pays, est même du côté brésilien de la frontière, un front à développer. Avec cet accord Lula réussit un double objectif : développer l’Etat d’Acre et l’ouest de l’Amazonas, parmi les régions les plus reculées du pays. La transformation et le désenclavement des régions ouest du pays sont des chantiers majeurs de la politique brésilienne depuis des années et cet accord pourrait bien être la base d’un premier vrai succès durable. Dans le même temps l’implantation des énergéticiens brésiliens au Pérou, via leur compétence technique, lui assure une certaine mainmise sur un secteur clé, souvent considéré en Amérique Latine comme prioritaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si l’électricité produite doit être prioritairement envoyée sur le marché régulé péruvien puis sur le marché libre péruvien avant de pouvoir être envoyée au Brésil, nul doute qu’au terme des 30 ans de régulation que prévoit l’accord, le Brésil pourra faire payer au Pérou un prix bien plus élevé pour son électricité dans une région qu’il aura lui-même contribué à développer.</p>
<p style="text-align: justify;">Après tout la vision à long terme n’est-elle pas l’un des attributs des grandes puissances ?</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Mazzucchi</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Equipe UNASUR.fr</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Brésil : En attendant le scrutin d’Octobre (PARTIE 2)</title>
		<link>http://www.unasur.fr/2010/09/03/bresil-en-attendant-le-scrutin-d%e2%80%99octobre-partie-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Sep 2010 12:01:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Pitrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Bresil]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Thématiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Unasur]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2010/09/03/bresil-en-attendant-le-scrutin-d%e2%80%99octobre-partie-2/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/09/2a-eleicoes20101-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p></p>
<p>Nous avons vu dans la première partie de cet article que la course à la fonction présidentielle est serrée et qu’à l’heure actuelle chacun des deux principaux candidats ont toutes leur chance de gagner les <a href="http://www.unasur.fr/2010/09/03/bresil-en-attendant-le-scrutin-d%e2%80%99octobre-partie-2/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-989" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/09/2a-eleicoes20101.jpg" alt="2a-eleicoes2010" width="448" height="336" /></p>
<p>Nous avons vu dans la première partie de cet article que la course à la fonction présidentielle est serrée et qu’à l’heure actuelle chacun des deux principaux candidats ont toutes leur chance de gagner les élections d’Octobre 2010. Pour mémoire, rappelons qu’il s’agit de Dilma Rousseff pour le Parti des travailleurs (PT-gauche), parti du président sortant Luiz Inacio Lula da Silva, et José Serra pour le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB-droite), parti de l’opposition et de l’ancien président Fernando Henrique Cardoso (FHC). On a vu également que face à l’excellence du bilan des deux mandats de l’actuel président Lula, et étant considéré l’immense popularité de ce dernier après 8 années au pouvoir, il est peu probable que ni Rousseff ni Serra, une fois au pouvoir infléchisse de manière radicale l’actuelle politique intérieure du pays. Pour autant, peut-on présager du même comportement à propos de la politique extérieure ?</p>
<p>Quelle a été la politique internationale du Brésil au cours des vingt dernières années ?</p>
<p>Pour mieux comprendre et évaluer les conséquences qui découlerons du choix de tel ou tel candidat par le peuple brésilien, revenons un instant sur ce qu’on été les politiques extérieures des présidents Cardoso et Lula, et le contexte dans lequel elles se sont inscrites.</p>
<p>Nombre d’auteurs distinguent les politiques extérieures des deux derniers présidents par l’intérêt ou non accordé aux relations Sud-Sud. Des différences idéologiques et politiques existent effectivement entre les deux gouvernements. Mais un élément essentiel pour comprendre l’orientation de la diplomatie du Brésil est l’évolution de l’économie depuis 1994.</p>
<p>Sur le plan idéologique, il s’agit d’approches cognitives opposant une vision libérale, défendue par Cardoso, prônant la conformation aux règles du système en vue d’intégrer la mondialisation, à une vision critique du système, défendue par Lula, qui favorise le recours à un multilatéralisme subversif en vue de réformer le système international.</p>
<p>Sur le plan politique, il existe un clivage traditionnel qui oppose une tendance bilatérale et suiviste et une tendance universaliste et autonomiste. Il est fréquent d’assister à un rapprochement avec Washington lors des grandes alternances politiques, en vue d’obtenir des compensations économiques. Ainsi il semblerait que la principale caractéristique de la politique de Cardoso, de 1995 à 2002, soit son suivisme vis-à-vis des Etats-Unis, alors que la politique de Lula serait celle de l’émancipation vis-à-vis de son voisin américain.</p>
<p>Ces observations ont tout à fait lieu d’être, mais il faut regarder plus en profondeur pour constater combien ces différentes attitudes sont en réalité dictées par le contexte économique intérieur. Si on considère que la politique extérieure du Brésil a toujours été étroitement liée aux intérêts de la politique intérieure, et qu’il y a toujours eu une forte continuité dans la diplomatie brésilienne, grâce entre autre au rôle d’amortisseur joué par Itamaraty, on constate que c’est le contexte économique intérieur plus que des idéologies politiques qui a dicté la politique extérieure du Brésil au cours des 20 dernières années.</p>
<p>En effet, lorsque Cardoso arrive au pouvoir en 1995, après l’échec du plan Cruzado en 1986 et du plan Collor en 1990, il continu le plan Real de 1994 qu’il à lui-même mis en place lorsqu’il était ministre des finances. L’objectif de ce plan est de réduire l’inflation en pratiquant un encrage cambial du Real sur le Dollar. Ce plan est un succès mais la surévaluation de la monnaie freine les exportations et du même coup détériore la balance commerciale brésilienne. Pour compenser ce manque et faire entrer des devises sur le territoire, Cardoso met en place une politique d’ouverture commercial et de dérégulation du système financier propre à attirer les capitaux étrangers. Cette situation va engendrer une restructuration du système productif brésilien. Cette restructuration, consommatrice de technologies et d’investissements étrangers, va naturellement provoquer un rapprochement du Brésil avec les Etats-Unis et les pays de la Triade, au titre qu’ils peuvent répondre à ces besoins. Ce sont donc les besoins de l’économie intérieure du Brésil et la politique macro-économique poursuivie par le gouvernement Cardoso lors de son premier mandat (1995-1999) qui vont pousser ce dernier à mener un politique de courant bilatéral et suiviste.</p>
<p>Quant à la politique extérieure mise en place par Lula à partir de 2002, de courant universaliste et autonomiste, elle est pour partie la résultante de l’explosion d’une bulle de spéculation survenue en Janvier 1999, suite à une crise de change, qui a forcé Cardoso à dévaluer le Real de 30%. C’est cette crise financière qui est à l’origine du boom exportateur du Brésil, grâce à l’augmentation de la compétitivité des prix brésiliens qui a suivie la dévaluation du Real. Cette situation ouvrant de nouveaux marchés au Brésil, en particulier dans les pays en développement (PED), et dans un contexte global d’augmentation des échanges entre PED, le Brésil c’est naturellement tourné vers les pays du Sud, au détriment des Etats-Unis et des pays de la Triade. Dans cette nouvelle configuration, le Brésil trouve plus que des marchés dans les pays du Sud, il y trouve aussi des alliés tels que la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud, avec qui il entreprend de se faire entendre auprès des organisations internationales (ONU, OMC…). Ainsi la politique extérieure mise en place part Lula va de pair avec la perte de puissance et d’influence des Etats-Unis, due à son excès d’unilatéralisme, et  la conséquente émergence d’une gouvernance mondiale multipolaire.</p>
<p>Quelles conséquences peuvent avoir les élections sur la politique internationale du Brésil ?</p>
<p>Force est de constater que la direction prise par la politique extérieure n’est pas le simple fruit d’une orientation donnée par un décideur politique, mais bien la conjonction de situations et d’opportunités offertes par l’environnement intérieur et extérieur du pays.</p>
<p>Dans le cas qui nous concerne, on peut dire avec certitude que si Dilma Rousseff était élue, elle s’inscrirait dans la continuité de son prédécesseur. On peut faire cette affirmation pour deux raisons. La première étant que Dilma Rousseff est connue pour sa fidélité sans faille au président Lula, ce qui ne laisse pas à penser qu’elle ait une grande volonté de réorienter la politique extérieure du pays. La deuxième raisons est la plus importante : l’essentiel des indicateurs économiques brésiliens sont au vert et il n’y a pas lieu de penser que le contexte économique intérieur oblige le pays à orienter sa politique extérieur vers une soumission à une force plus importante en vue d’obtenir de l’aide. De ce fait, on peut présager que non seulement Dilma Rousseff, mais aussi José Serra, que l’un ou l’autre soit élu, continueront la politique extérieure actuelle, qu’elle qu’ait été la politique défendue par les précédents présidents des partis qu’ils représentent. La principale évolution possible à prévoir si Serra était élu est un durcissement de ton avec les tenants latino-américains d’une gauche radicale.</p>
<p>Le 28 Aout, Dilma Rousseff était crédité de 51% d’intention de vote, contre 27% pour José Serra (Source : IBOPE/TV Globo), preuve que Serra peine à mettre en forme le projet d’une alternative meilleure que le système existant.</p>
<p>Thomas Pitrat</p>
<p>Equipe UNASUR</p>
<p>NB : Cet article utilise certaines idées de l’excellente étude de Enrique Ventura sur les relations Sud-Sud du Brésil dans : « La diplomatie Sud-Sud de Lula : entre discours et réalité », <em>Enrique Ventura, </em>Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, Membre de l’équipe Opalc/Grib « Brésil 2010 ».</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sommet de l&#8217;UNASUR en Argentine : Élection du secrétaire général</title>
		<link>http://www.unasur.fr/2010/04/26/le-sommet-dunasur-en-argentine/</link>
		<comments>http://www.unasur.fr/2010/04/26/le-sommet-dunasur-en-argentine/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 11:23:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Serge Sedille</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Unasur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.unasur.fr/?p=747</guid>
		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2010/04/26/le-sommet-dunasur-en-argentine/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/04/amerique-du-sud1-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">Le 4 Mai prochain aura lieu le prochain sommet de l&#8217;UNASUR dans la région de bonaerense de Los Cardales, en Argentine.</p>
<p style="text-align: justify;">Au programme de ce sommet extraordinaire :</p>
<p style="text-align: justify;">- <a href="http://www.unasur.fr/2010/04/26/le-sommet-dunasur-en-argentine/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-748" title="amerique du sud" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/04/amerique-du-sud1.jpg" alt="amerique du sud" width="336" height="209" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le 4 Mai prochain aura lieu le prochain sommet de l&#8217;UNASUR dans la région de bonaerense de Los Cardales, en Argentine.</p>
<p style="text-align: justify;">Au programme de ce sommet extraordinaire :</p>
<p style="text-align: justify;">- La désignation du secrétaire général de l&#8217;UNASUR</p>
<p style="text-align: justify;">- La définition de la stratégie d&#8217;aide à Haiti comme au Chili</p>
<p style="text-align: justify;">- L&#8217;analyse de la situation du Honduras après le coup d&#8217;Etat.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne la nomination du premier secrétaire de l&#8217;UNASUR, le président de l&#8217;Ecuateur Raphael Correa a proposé que l&#8217;ancien président de l&#8217;Argentine &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9stor_Kirchner">Néstor Kirchner</a>&nbsp;&raquo; soit nommé à la charge de cette fonction.</p>
<p style="text-align: justify;">Nestor Kirchner<img class="aligncenter size-full wp-image-750" title="amerique du sud" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/04/amerique-du-sud3.jpg" alt="amerique du sud" width="250" height="178" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sommet devra également mettre en place le plan d&#8217;organisation pour l&#8217;aide d&#8217;Haiti et le Chili. En effet, le 9 février dernier a Quito, les pays de l&#8217;Amérique du sud avaient décidé de créer un fond d&#8217;aide de 100 millions de dollards + 200 millions de dollard provenant de la BID (Banque inter-américaine pour le Développement).</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin L&#8217;UNASUR débattra sur leur position face au coup d&#8217;Etat au Honduras qui ont récemment élu un nouveau président : Porfirio Lobo reconnu par les Etats Unis mais pas par l&#8217;UNASUR. Alors que le continent est en recherche d&#8217;unité, quel position prendra-t-il sur le Honduras?</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-751" title="amerique du sud" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/04/amerique-du-sud4.jpg" alt="amerique du sud" width="480" height="270" /></p>
<p> </p>
<p>Serge Sedille</p>
<p>Equipe Unasur.fr</p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’équipe d’Unasur.fr accueille Mathilde Maurin</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Apr 2010 10:23:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Serge Sedille</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[l'Equipe Unasur.fr]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2010/04/21/l%e2%80%99equipe-d%e2%80%99unasur-fr-accueille-mathilde-maurin/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/04/Amerique-du-sud-150x150.gif class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">Diplômée d’un Master 2 Politiques Européennes de l’IEP d’Aix en Provence, Mathilde a intégré le 3ème cycle en Stratégie d’Intelligence Economique de l’EGE à la rentrée 2009. Son intérêt récent pour <a href="http://www.unasur.fr/2010/04/21/l%e2%80%99equipe-d%e2%80%99unasur-fr-accueille-mathilde-maurin/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-732" title="Amerique du sud" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/04/Amerique-du-sud.gif" alt="Amerique du sud" width="374" height="332" /></p>
<p style="text-align: justify;">Diplômée d’un Master 2 Politiques Européennes de l’IEP d’Aix en Provence, Mathilde a intégré le 3ème cycle en Stratégie d’Intelligence Economique de l’EGE à la rentrée 2009. Son intérêt récent pour l’intelligence économique s’explique tant par sa curiosité intellectuelle que par son goût de la réflexion sur des problématiques transversales. Après des séjours de plusieurs mois en Angleterre, en Espagne puis au Guatemala,<span>  </span>Mathilde souhaite continuer à orienter son parcours professionnel vers les échanges et les contacts avec l’étranger, et plus particulièrement vers l’Amérique latine.<span>  </span>C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme qu’elle rejoint officiellement<span>  </span>l’équipe d’Unasur.fr en avril 2010.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Brésil : La Puissance par la maîtrise de la Culture</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Apr 2010 23:36:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Pitrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Thématiques]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2010/04/08/bresil-la-puissance-par-la-maitrise-de-la-culture/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/04/lula-amérique-du-sud-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Les cinq étoiles figurant sur le maillot de la sélection nationale brésilienne de football signifient que cette équipe a déjà gagné cinq fois la coupe du monde, et contribuent <a href="http://www.unasur.fr/2010/04/08/bresil-la-puissance-par-la-maitrise-de-la-culture/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-715" title="lula amérique du sud" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/04/lula-amérique-du-sud.jpg" alt="lula amérique du sud" width="490" height="345" /></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Les cinq étoiles figurant sur le maillot de la sélection nationale brésilienne de football signifient que cette équipe a déjà gagné cinq fois la coupe du monde, et contribuent à nous montrer que le Brésil est un pays qui forme de très bons joueurs de football. Chacune de ces victoires à été une occasion de faire connaitre au monde entier le visage multiple, l’esprit d’ouverture et le pacifisme du peuple brésilien. Cependant, l’image romantique d’un peuple mu par les joies simples du sport et de la musique est assez réductrice de ce qu’est le Brésil.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la dernière victoire du Brésil remonte à 2002, soit un an après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. On peut dire d’une manière consensuelle que l’organisation mondiale et les rapports de force entre puissances ont énormément évolués depuis cette date. La récente crise traversée par l’économie mondiale n’a fait qu’amplifier la tendance déjà révélée lors de ces événements. Il est incontestable que nous nous dirigeons vers une gouvernance mondiale multipolaire, sortie de la suprématie du modèle anglo-saxon porté par les Etats-Unis. On a observé ces dernières années la montée en puissance (ou la remontée) dans le monde économique de pays tels que la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil ou encore l’Afrique du Sud. Mais pour assoir sa puissance, la simple force économique ne suffit pas. Au nombre des éléments qui permettent de faire rayonner la puissance d’un pays, à l’instar d’un siège au conseil de sécurité de l’ONU ou la participation à des actions de maintient de la paix, on peut compter l’organisation d’événements sportifs de portée internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">A l’heure actuelle, le Brésil est le champion du monde de la captation de ce type d’événements. En effet, après avoir organisé les Jeux Panaméricains à Rio en 2007, il a obtenu successivement  l’organisation de la Coupe du Monde de football 2014 et celle des Jeux Olympique 2016 qui se déroulerons à Rio. Du jamais vu jusqu’à ce jour ! Or l’obtention de l’organisation de ces évènements par le Brésil n’est pas anodine, ni le fait d’une « main de Dieu » qui serait venue à point nommé pour orienter le choix des décideurs. Ces deux victoires successives sont le fruit d’une volonté délibérée, structurée et affichée d’assoir l’emprise de la puissance Brésilienne à un niveau régional, et bien sûr mondial. Notons que l’engagement sans faille de l’appareil d’Etat au service des candidatures du Brésil pour l’organisation de ces événements de portée internationale à constitué un facteur clef de succès.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>La candidature pour la Coupe du Monde FIFA 2014 du Brésil</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">L’analyse du processus qui a mené le Brésil à obtenir l’organisation de la Coupe du Monde FIFA 2014 permet de mettre en avant une stratégie d’anticipation et d’utilisation de relais d’influences. En effet, pour être le seul soumissionnaire, et donc être élu d’office, le Brésil a éliminé les velléités des autres pays d’Amérique Latine à soumissionner une offre. Rappelons qu’il était acquit que la Coupe du Monde FIFA 2014 se jouerai sur le continent Latino-américain, conformément au système informel de distribution géographique de la compétition. Ainsi la stratégie du Brésil à été, non pas de se battre contre des candidatures concurrentes mais d’en empêcher l’existence même.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pour ce faire, le soutien de figures charismatique brésiliennes, telles les footballeurs Romario et Dunga ou encore le romancier Paulo Coelho, a permis d’apporter une forte visibilité à la candidature brésilienne. Mais ce qui a réellement fait la différence s’est passé hors du champ des caméras, en deux phases bien distinctes.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Dans une première phase, la Confédération Brésilienne de Football (CBF) a dû contrer l’unique concurrent potentiel face à elle, la candidature de la Colombie. Pour y parvenir, elle s’acquiert de nombreux soutiens au sein de la Confédération Sud-Américaine de Football (CONMEBOL) dans laquelle elle dispose d’un réseau déjà bien établi. De même, la CBF développe son réseau au sein de la FIFA, tout d’abord par le truchement de Ricardo Teixeira, son président, qui dispose d’un siège au comité exécutif de l’instance mondiale, et aussi par Joao Havelange, président d’honneur à la FIFA. Le président de la fédération colombienne, ayant prévenu que si sa candidature n’avait pas le soutient de la CONMEBOL, elle n’aurait pas de suite positive, se retrouve ainsi dans une situation d’échec. De fait, face à cette « guerre préventive » d’influence menée par le Brésil, la Colombie bat en retraite avant même la finalisation du processus de dépôt de sa candidature.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La deuxième phase a consisté à tacler la volonté naissante de la Bolivie a déposer une candidature. Pour ce faire, la CBF à pesée de tout son poids sur la FIFA, notamment par les relais déjà cités, sur une thématique normative concernant l’altitude maxiacmale à laquelle peuvent se jouer les matchs de standard FIFA, à savoir un abaissement à 2500 mètres d’altitude. Cette décision a été prise suite à l’annonce du club brésilien de Flamengo qui a déclaré qu’il ne jouerait plus en altitude, après que plusieurs de ses joueurs eurent besoin d’oxygène pendant un match à 4000 mètres d’altitude. Ainsi, la Bolivie, à l’instar des autres pays andins, s’est retrouvée techniquement incapable de présenter une candidature. Cette mesure à été très mal accueillie par la Bolivie et d’autres pays, tels que l’Argentine, le Paraguay, la Colombie, le Pérou ou encore l’Équateur. Mais Lula, en appelant à l’unité de l’Amérique Latine et en obtenant de Hugo Chavez qu’il effectue une tournée des pays andins pour apaiser la situation, est parvenu à ce que cette décision normative ne soit pas remise en cause avant la date butoir du dépôt des candidatures.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Ainsi, par des manœuvres d’influence au sein d’organisations régionales et internationales, et des orientations normatives, toutes appuyées par le gouvernement, la candidature brésilienne a été la seule présentée à la FIFA, et de fait déclarée victorieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>La candidature pour les  Jeux Olympique 2016 de Rio</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pour obtenir l’organisation des Jeux Olympiques 2016 à Rio, la compétition à été plus complexe, et les moyens engagés plus conséquents.  De plus, la volonté politique mise en œuvre au plus haut niveau de l’Etat, et les engagements pris par les pouvoirs publics brésiliens, ont été déterminant dans le succès du Brésil. Contrairement au cas de figure de la candidature du Brésil pour la Coupe du Monde 2014, la candidature de Rio pour les JO 2016 était en compétition avec trois autres candidatures : celles de Madrid, Chicago et Tokyo. Ainsi, la compétition pour l’obtention des JO 2016 ne s’est pas déroulée en plusieurs phases, mais c’est produite simultanément sur plusieurs champs de bataille. Soulignons que pour orchestrer ses manœuvres, le Comité Olympique Brésilien (COB) s’est alloué les services du président de cabinet de communication Vero Communication, Mike Lee, qui était membre du comité de la candidature victorieuse de Londres 2012. La compétition à eu lieu tous azimuts, prenant en compte des thématiques variées.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">En termes d’image, la candidature a su jouer sur deux répertoires différents qui sont ceux de « Jeux verts, pour une planète bleue » et le sentiment de culpabilité des occidentaux sur leur accaparement historique de l’évènement. Pour ce faire, le COB à listé de nombreux éléments dans sa candidature portant sur l’économie durable, le social et l’environnement avec notamment des projets de reboisement, d’aide social, de recyclage, d’accès aux handicapés, le tout reprenant la dialectique même des pays occidentaux. De la même façon, le COB à mis en parallèle les valeurs d’universalisme revendiqué par les Jeux Olympique et la réalité géographique de leur organisation, à savoir aucune organisation dans les pays dits « du Sud », à part en Chine.  Ainsi la COB a su jouer sur une fibre émotionnelle portant sur la contradiction entre l’obtention des jeux par un pays autre que le Brésil et les valeurs revendiquées par l’évènement.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Mais, évidement, la pression émotionnelle ne suffit pas à elle seule pour obtenir l’organisation de Jeux Olympiques. C’est pourquoi, le COB et tout l’appareil d’Etat brésilien ont également mis en avant des éléments beaucoup plus tangibles, à savoir des bénéfices économiques et politiques pour tous ceux qui soutiendraient la candidature brésilienne. Les arguments économiques ont été essentiellement opposés aux pays dit « du Nord », alors que les arguments politiques l’ont été à ceux dit « du Sud ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Les arguments économiques étaient essentiellement composés de deux volets. Le premier est l’investissement public non lié aux jeux (240 Milliards US en 4 ans) dans les infrastructures générales et les équipements nationaux. Le second est un environnement juridique et réglementaire sécurisant pour les investisseurs et favorable au climat des affaires, mis en place par l’administration de Lula. Ces deux éléments mettent en valeur l’attrait économique que représente le Brésil ainsi que son accessibilité. Cependant, Lula a présenté l’adhésion à la candidature brésilienne des pays voulant faire des affaires sur le territoire national comme une condition <em>sine qua non</em> pour accéder au marché brésilien. Ainsi, à titre d’exemple, les responsables et les délégués français du Comité International Olympique avaient rencontré Lula lors des négociations entre le France et le Brésil portant sur l’achat par celui-ci de 36 avions de chasse Rafales.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La base du discours politique en vue de trouver des soutiens auprès des pays dits « du Sud » était un discours tiers-mondiste, dont le Brésil est aujourd’hui la figure de proue. Trois vecteurs ont été utilisés pour diffuser ce message. Le premier est le COB qui à rencontré son homologue dans de nombreux pays défavorisés tels que la Syrie, la Gambie, l&#8217;Ouganda, la Guinée ou encore le Nigeria. Le second vecteur est le réseau diplomatique dont dispose le Brésil dans les pays défavorisés, notamment en Afrique, qui a d’ailleurs connu une forte expansion ces dernières années. Enfin, le troisième vecteur est Lula lui-même qui à pu distiller les ambitions tiers-mondistes du Brésil lors de sommets tels que le Sommet Afrique/Amérique du Sud (ASA), ou encore le sommet Inde/Brésil/Afrique du Sud (IBSA). Ces vecteurs ont tous permis au Brésil de revendiquer que, étant donné que les candidatures concurrentes émanaient exclusivement de pays industrialisés, le seul moyen que les pays en développement ont de se faire entendre est de voter pour la candidature du Brésil.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">On peut noter aussi que, en plus de chaque lutte exemplaire menée sur chacun des échiquiers sociétal, économique et géopolitique, la candidature du Brésil a eu le formidable avantage d’être soutenu avec force et conviction par le président Lula. En effet, ce dernier c’est plié de bonne grâce aux exigences du Comité International Olympique  en assurant une mobilisation consistante derrière la candidature de son pays. Pour illustrer cette attitude notons que le président Lula avait de longue date programmé sa participation à la délibération du jury qui a eu lieu à Copenhague, alors que la présence de Barack Obama avait été jugée tardive et opportune. C’est donc un Brésil méritant qui à obtenu l’organisation des Jeux Olympiques 2016.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Quels résultats, pour quelles perspectives ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Notons que le Brésil est tellement méritant, tourné vers l’extérieur, et près à jouer le jeux des puissances internationales en place, que depuis 2006, pour la première fois dans l’histoire du pays, les investissements directs étrangers des entreprises brésiliennes, ont dépassé ceux des entreprises étrangères au Brésil.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi on peut observer que « l’expansion sportive » du Brésil s’inscrit dans une démarche d’expansion nationale globale, aussi bien à l’échelle régionale qu’internationale. On a pu remarquer que pour l’obtention de ces évènements sportifs de portée internationale, le Brésil à su mobiliser les ressources et mettre en œuvre les moyens nécessaires à ce qui peut être assimilé à une politique de conquête. La mobilisation des sphères politique, diplomatique, économique et sociétale coordonnée par des acteurs compétents a su donner toute son ampleur et sa crédibilité à la volonté du Brésil de jouer un rôle d’égal à égal avec ses pairs industrialisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Brésil apprend vite et obtient de rapides retours sur investissement. Il utilise toutes les méthodes développées par les pays industrialisés pour pourvoir à son propre développement. Il cultive et développe aussi sa propre identité et entend la faire connaître et respecter. Mais le Brésil n’est pas pour autant fermé aux collaborations, et il revient donc aux dirigeants des nations industrialisées de s’inscrire dans se formidable élans de dynamisme. Peut être pouvons participer et orienter l’émergence d’un « brazilian dream » ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thomas Pitrat</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Equipe <a href="http://www.unasur.fr">Unasur.fr</a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Interview de Jean-Jacques Kourliandsky sur l&#8217;Unasur</title>
		<link>http://www.unasur.fr/2010/01/04/interview-de-jean-jacques-kourliandsky-sur-lunasur/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 15:42:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Serge Sedille</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Thématiques]]></category>
		<category><![CDATA[Unasur]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2010/01/04/interview-de-jean-jacques-kourliandsky-sur-lunasur/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_auteur_2720.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left height=100  border=0></a><p></p>
<p>Avant tout nous tenons a remercier Jean-Jacques Kourliandsky, spécialiste géopolitique et historien, chargé de recherche à l&#8217;IRIS sur l&#8217;Amérique latine et l&#8217;Espagne, pour avoir pris le temps de répondre à nos questions.</p>
Il a été l&#8217;un <a href="http://www.unasur.fr/2010/01/04/interview-de-jean-jacques-kourliandsky-sur-lunasur/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-607" title="img_auteur_2720" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_auteur_2720.jpg" alt="img_auteur_2720" width="130" height="181" /></p>
<p>Avant tout nous tenons a remercier <strong>Jean-Jacques Kourliandsky</strong>, spécialiste géopolitique et historien, chargé de recherche à l&#8217;IRIS sur l&#8217;Amérique latine et l&#8217;Espagne, pour avoir pris le temps de répondre à nos questions.</p>
<div id="MsgContainer" style="text-align: justify;"><!-- .ExternalClass p.ecxMsoNormal, .ExternalClass li.ecxMsoNormal, .ExternalClass div.ecxMsoNormal {margin-right:0cm;margin-bottom:10.0pt;margin-left:0cm;line-height:115%;font-size:11.0pt;font-family:'Calibri','sans-serif';} .ExternalClass .ecxMsoChpDefault {;} .ExternalClass .ecxMsoPapDefault {margin-bottom:10.0pt;line-height:115%;} @page Section1 {size:595.3pt 841.9pt;} .ExternalClass div.ecxSection1 {page:Section1;} -->Il a été l&#8217;un des premiers experts français à s&#8217;être exprimé sur la question de l&#8217;UNASUR lors de sa création.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/qvuSkO1jDMc" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/qvuSkO1jDMc"></embed></object></p>
<p>Aujourd&#8217;hui il analyse avec nous son évolution.</p>
<p><strong>- Depuis la création de l&#8217;unasur, comment l&#8217;avez vous vu évoluer ? Peut-on parler de l&#8217;émergence d&#8217;une Puissance Supranationale ?</strong></p>
<p>L&#8217;UNASUR est un projet d&#8217;unité du continent sud américain qui date bien avant sa création en 2008. Si on peut reconnaitre aujourd&#8217;hui que les pays membres de l&#8217;unasur ont démontré avec ferveur leur volonté de construire cette entité supra nationale, cela ne se fera pas sans difficulté. En effet, pour pouvoir bénéficier de la pleine puissance des ces pays membres, l&#8217;unasur devra avant régler de nombreux problèmes bilatéraux. Qu&#8217;il s&#8217;agisse du Pérou avec le Chili qui sont aujourd&#8217;hui devant la cour international de justice, ou encore du Vénézuela avec la Colombie, l&#8217;unasur doit d&#8217;abord montrer à la scène internationale qu&#8217;elle est doté d’une diplomatie stable et forte. Elle est, selon moi, à même de devenir un acteur très important sur la scène internationale lorsqu&#8217;elle aura confirmé son rôle fédérateur.</p>
<p><strong>- L&#8217;image de Lula et celle de Chavez sont souvent présentées tantôt positives tantôt négatives, quel est selon vous le véritable rôle de ces hommes au sein de l&#8217;Unasur?</strong></p>
<p>Lula et Chavez sont deux personnes assez différentes l&#8217;une de l&#8217;autre comme le Brésil et différent du Vénézuela. L&#8217;indépendance du Vénézuela s&#8217;est fait dans une douleur bien plus profonde que celle du Brésil et on ne gouverne pas le Vénézuela comme on gouverne le Brésil. Chavez est un orateur, un provocateur qui se projette dans le rêve de Simon Bolivar, et qui par de nombreuses tactiques diplomatiques reste au pouvoir. Chavez se veut être le garant d&#8217;une idéologie d&#8217;union contre &laquo;&nbsp;l&#8217;impérialisme&nbsp;&raquo; (capitalisme)  qu&#8217;il décrit comme élément le plus grave et dangereux pour l&#8217;homme et la Terre.</p>
<p>Lula (Brésil), est le véritable moteur actuel de l&#8217;unasur. Le Brésil a caressé le rêve d&#8217;être reconnu sur la scène internationale comme le pays leader du continent sud américain et avec ce projet d&#8217;unasur, il montre au monde qu&#8217;il en prend le leadership. De plus, dans les conflits bilatéraux, le Brésil a souvent participé à la résolution des conflits. Lula est fortement apprécié dans son pays contrairement a Chavez.</p>
<p><strong>- Il y aura t-il une guerre entre la Colombie et le Vénézuela?</strong></p>
<p>Dans l&#8217;état actuelle des choses, même si leur relation économique est gelée, leurs ambassadeurs ont rappelé que les pays d&#8217;Amérique du sud ne se font pas la guerre pour si peu. Ils sont coutumiers des tensions le long de leurs frontières, et la plupart du temps un pays tiers (souvent le Brésil) les réunis autour d&#8217;une table pour mettre fin à ces tensions. Il y a fort à prévoir que ce conflit prendra le chemin classique de paix après une intervention de l&#8217;unasur.</p>
<p><strong>- La course à l&#8217;armement que certain pays d&#8217;Amérique du sud font n&#8217;est il pas révélateur d&#8217;une guerre imminente?</strong></p>
<p>Les pays membres de l&#8217;unasur s&#8217;arment pour diverses raisons. Le Vénézuela s&#8217;arme de façon sur médiatique pour montrer au reste du monde qu&#8217;il n&#8217;est pas à prendre à la légère tout en montrant qu&#8217;il est allié avec des pays puissants (Chine, Russie, etc). Ici l&#8217;armement à une utilisation tactique en appui avec sa politique.</p>
<p>Le Pérou, le Chili, la Bolivie, et la Colombie, s&#8217;arment de façon préventive pour sécuriser leur pays face aux narcotrafics mais également pour dissuader les pays frontaliers de les envahir.</p>
<p>Le Brésil enfin, s&#8217;arme effectivement nous l&#8217;avons vu dans la presse française et sur unasur.fr mais dans une optique plus stratégique. En effet, le Brésil en quête de reconnaissance veut rejoindre les puissances mondiales. Avoir une armée forte et performante à la pointe de la technologie permettra au Brésil de participer aux missions internationales.</p>
<p><strong>-Les opportunités de la France pour pénétrer ce bloc?</strong></p>
<p>La France est l&#8217;un des seuls pays au monde à bénéficier de la présence d&#8217;une partie de son territoire dans l&#8217;enceinte même du continent avec la Guyane française. Si aujourd&#8217;hui Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont cultivé un rapprochement diplomatique et économique entre le Brésil et la France, il n&#8217;en est pas de même avec le reste du continent. La France est le 4ème investisseur étranger du Brésil. La France a choisi de se focaliser sur ce pays car il représente une plus grande stabilité que ces voisins sud américains. Mais il est vrai que la croissance de certains pays d&#8217;Amérique du sud nécessiterait une plus grande attention de la part de la France. Il est clair aujourd&#8217;hui que la France n&#8217;a pas encore établi de stratégie en Amérique du sud et, comme de coutume, a tendance à porter son regard sur la zone de ses anciennes colonies d&#8217;Afrique et sur ses voisins.<br />
Cordialement,</p>
<p>Serge Sedille<br />
Equipe Unasur.fr</p></div>
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