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	<title>Unasur.fr, L&#039;Union des nations sud-américaines &#187; Auteurs</title>
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	<description>Actualité sur l’Amérique du sud (UNASUR), l&#039;information latino americaine par une approche d&#039;intelligence economique. Tous les pays d&#039;Amérique du sud sont analysés sous une approche régionale l&#039;UNASUR</description>
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		<title>Les dessous de l&#8217;accord PSA/Petrobras</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Dec 2011 00:32:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dupressoir</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2011/12/31/les-dessous-de-laccord-psapetrobras/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/PSA-Peugeot-Citroen-logo-300x46.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p></p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;annonce d&#8217;un accord le 2 décembre 2011 entre le groupe PSA et Petrobras pour le développement de moteurs moins polluants, n&#8217;est pas un hasard. C&#8217;est la corrélation de plusieurs actualités qui permet de <a href="http://www.unasur.fr/2011/12/31/les-dessous-de-laccord-psapetrobras/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-1396" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/PSA-Peugeot-Citroen-logo-300x46.jpg" alt="PSA-Peugeot-Citroen-logo" width="365" height="63" /></p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;annonce d&#8217;un accord le 2 décembre 2011 entre le groupe <strong>PSA</strong> et <strong>Petrobras</strong> pour le développement de moteurs moins polluants, n&#8217;est pas un hasard. C&#8217;est la corrélation de plusieurs actualités qui permet de comprendre qu&#8217;une telle décision s&#8217;inscrit dans l&#8217;ère du temps et que le choix du partenaire n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;innocent&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify">Cet accord intervient un jour après l&#8217;inauguration de l&#8217;unité de fabrication du nouveau <strong>moteur EB de PSA</strong>. Avec <strong>Petrobras</strong>, celui-ci choisit un partenaire qui est associé depuis les années 70 à la construction de moteurs moins polluants et notamment des <strong>moteurs flex fuel</strong> permettant un mélange de bioéthanol et d&#8217;essence et diminuant ainsi la pollution. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un des atouts que met en avant le Brésil pour promouvoir les biocarburants.</p>
<p style="text-align: justify">PSA entend se renforcer sur le marché brésilien ou il possède actuellement 5,3% des parts de marché. A partir de 2012, le moteur EB, dernier né des usines <strong>PSA</strong> devrait également être produit en Amérique Latine, où il doit être alimenté au bioéthanol. Une version spéciale de ce moteur dernière génération est prévue, l<strong>&#8216;EB atmosphérique Flexfuel</strong> de même que sa <strong>version  turbo injection directe flexfuel</strong> devraient être intégrées aux usines d&#8217;assemblage en Amérique Latine. D&#8217;ou l&#8217;intérêt de collaborer avec <strong>Petrobras</strong>, spécialiste dans le domaine des <strong>biocarburants</strong>.</p>
<p style="text-align: justify">Dans cette optique, l&#8217;internationalisation du moteur EB est à mettre en relation avec <strong>l&#8217;annonce d&#8217;un plan d&#8217;investissement de 940 millions d&#8217;euros faite par PSA en Amérique latine.</strong> Celui-ci vise à doubler son usine de <strong>Porto Réal</strong> et ajouter sur le marché sud-américain la fabrication de huit modèles supplémentaires des marques Peugeot et Citroën. <strong>Le développement de ses usines de fabrication de véhicules permet entre autre à PSA et à sa nouvelle Citroën DS3 d&#8217;échapper aux nouvelles taxes d&#8217;importation imposées par le Brésil pour faire face à la crise.</strong></p>
<p style="text-align: justify">En septembre dernier, <strong>le Brésil annonçait une hausse de 30% des taxes sur les véhicules importés s&#8217;il ne provenait pas au moins à 65% du Brésil ou d&#8217;un pays du Mercosur.</strong></p>
<p style="text-align: justify">PSA fait avec Petrobras un partenariat avec une entreprise ayant une expérience et une technologie avancée en matière de production et rentabilité du bioéthanol dans le but de développer des moteurs moins polluants. PSA peut mettre en avant son expérience dans les moteurs à combustion dernière génération tel le moteur EB ainsi que son plan d&#8217;investissement sur le long terme au Brésil.</p>
<p style="text-align: justify">Il bénéficie indirectement de <strong>la nouvelle législation sur la déforestation votée récemment par le Sénat brésilien et qui a tendance à assouplir la protection des forêts.</strong> Le Brésil a besoin de terres pour soutenir sa filière des biocarburants. Après des périodes de pénuries dues à la croissance de son parc automobile, celui-ci entend profiter de sa superficie forestière pour développer de nouvelles cultures de canne à sucre, en complément des dernières acquisitions faites en Afrique.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Par ailleurs, si PSA souhaite s&#8217;implanter sur le marché brésilien avec la Citroën DS3 comme le laissent entendre certains quotidiens, le passage par Petrobras est obligatoire.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Point de passage obligé pour développer une technologie flex fuel et s&#8217;implanter sur un marché déjà trusté par certaines marques traditionnelles comme fiat. <strong>L&#8217;achat de voiture neuve est flex fuel à 90%</strong> et au vu des orientations brésiliennes en la matière, la technologie flex fuel est implantée pour longtemps.</p>
<p style="text-align: justify">Cette technologie est implantée au Brésil mais également en Amérique Latine. <strong>C&#8217;est aujourd&#8217;hui un enjeu pour PSA de développer une technologie fiable et facilement exportable sur le continent Sud Américain</strong>; particulièrement où certains pays comme le Brésil voient émerger une classe moyenne poussée par une croissance maitrisée à 6%. Cela représente pour la futur DS3 des clients potentiels.</p>
<p style="text-align: justify">Outre l&#8217;Amérique Latine, <strong>certains pays africains ont déjà affiché leur intention de transformer intégralement leur parc de véhicule automobile en véhicule flex fuel d&#8217;ici à 5 ans comme l&#8217;avait annoncé le Malawi en 2009.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Ainsi en s&#8217;associant à Petrobras, PSA s&#8217;allie à un partenaire de premier choix pour l&#8217;implantation de son moteur dernière génération et anticipe sur la structuration par le Brésil d&#8217;un futur marché du bioéthanol. En parallèle, <strong>il bénéficie également du dynamisme de la filière bioéthanol française et des  financements du programme français de R&amp;D, Biotfuel+ qui prévoit de développer les biocarburants de 2éme génération. </strong></p>
<p style="text-align: justify">Bien que fin novembre, le Sénat français ait supprimé l&#8217;allégement partiel de la taxe intérieure de consommation dont bénéficiaient les biocarburants. Ce recul momentané est contre-balancé par <strong>la feuille de route énergétique pour 2050, publiée le 19 Décembre par la Commission Européenne. Celle-ci place au centre de la politique future de l&#8217;UE les biocarburants.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Cette association est une nouvelle réussite pour le Brésil, avec un acteur comme PSA, soutenu directement par l&#8217;Etat français. <strong>Celui-ci se fait un allié de choix dans la structuration d&#8217;un marché international du bioéthanol. </strong>L&#8217;Etat français sera toujours tenté de soutenir son industrie automobile traditionnelle et un de ses acteurs majeur tel que PSA.</p>
<p style="text-align: justify">Par ailleurs, en augmentant ses taxes à l&#8217;importation sous condition, <strong>il oblige les entreprises souhaitant exporter au Brésil à fabriquer 65% de leur produit sur le territoire brésilien et ainsi d&#8217;investir, de créer des emplois.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le <strong>Brésil</strong> quant à lui pourrait compter sur la France dans les négociations avec l&#8217;UE pour la reconnaissance de critères de durabilité favorable au bioéthanol brésilien, véritable enjeu de ces prochaines années. L&#8217;UE a une politique de réduction de pollution ambitieuse qui pourrait être facilitée si le bioéthanol devenait un complément de l&#8217;essence, ce que comprend tout à fait le Brésil. C&#8217;est par ailleurs un marché de 500 millions de consommateurs. De plus, elle est un des principaux  importateur de bioéthanol en provenance des pays africains. <strong>Ceux-ci s&#8217;étant eux-mêmes structurés sous l&#8217;impulsion du Brésil pour faire émerger un marché du bioéthanol dont il pourrait prendre le leadership.</strong></p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;Europe entend diversifier ses approvisionnements énergétiques et réduire son empreinte carbone.  A l&#8217;heure où celle-ci  est en crise, la France ressort comme une des deux nations qui a le plus de poids au sein de l&#8217;UE. Rien d&#8217;étonnant à ce que le Brésil tente de l&#8217;influencer même indirectement.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Mathieu Dupressoir</strong> (mathieu.dupressoir@gmail.com)</p>
<p style="text-align: center">L&#8217;équipe d&#8217;<a title="www.unasur.fr" href="http://http://www.unasur.fr/">UNASUR</a></p>
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		<title>La diplomatie de l&#8217;éthanol en Afrique, vecteur de l&#8217;influence brésilienne</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 01:37:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dupressoir</dc:creator>
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		<category><![CDATA[l'Equipe Unasur.fr]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2011/12/08/la-diplomatie-de-lethanol-en-afrique-vecteur-de-linfluence-bresilienne/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/bioéthanol-2-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p style="text-align: justify">Pour devenir le premier exportateur de bioéthanol et conquérir le marché africain, le Brésil a du baser sa stratégie sur deux axes : une stratégie d&#8217;influence d&#8217;origine diplomatique et institutionnelle et une stratégie <a href="http://www.unasur.fr/2011/12/08/la-diplomatie-de-lethanol-en-afrique-vecteur-de-linfluence-bresilienne/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="alignleft size-full wp-image-1382" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/bioéthanol-2.jpg" alt="bioéthanol 2" width="208" height="243" />Pour devenir le premier exportateur de bioéthanol et conquérir le marché africain, le Brésil a du baser sa stratégie sur deux axes : une stratégie d&#8217;influence d&#8217;origine diplomatique et institutionnelle et une stratégie d&#8217;implantation d&#8217;entreprises brésiliennes et de conquête de marchés.</p>
<p style="text-align: justify">Le Président Lula a très rapidement affiché sa volonté de rapprochement avec l&#8217;Afrique et l&#8217;a illustré par plusieurs déplacements diplomatiques au cours de ses mandats. Promoteur de la &laquo;&nbsp;révolution verte&nbsp;&raquo;, de nombreux accords de coopération ont été signé entre le Brésil, les pays africains et les organisations économiques régionales. La promotion du bioéthanol et son implantation culturelle dans les pays africains résultent en premier lieu des organismes brésiliens de coopération. La négociation des accords incombe à l&#8217;agence de coopération brésilienne qui encourage l&#8217;implantation du bioéthanol dans le cadre d&#8217;accords globaux de coopération. La phase opérationnelle de l&#8217;implantation du savoir faire brésilien en Afrique passe quant à lui par l&#8217;Entreprise Brésilienne de Recherche en Agronomie (Embrapa). La stratégie de l&#8217;Embrapa vise à convertir les africains et notamment les ingénieurs au savoir faire brésilien du bioéthanol. Le but est de former les futurs cadres africains aux technologies brésiliennes et à la filière du bioéthanol brésilien basé notamment sur la culture de la canne à sucre. L&#8217;Embrapa multiplie les accords avec les pays africains et trois mois après son implantation au Ghana en 2007, elle réunit 18 ambassadeurs de pays africains pour promouvoir sa technologie et les orienter vers les biocarburants. Moins d&#8217;un an après, la première raffinerie d&#8217;éthanol est construite au Ghana pour faire de celui-ci un pays producteur et exportateur de bioéthanol.</p>
<p style="text-align: justify">En 2007, le Bénin et le Brésil ont conclus un accord pour la formation de huit spécialistes béninois et des transferts de technologie inhérents à la filière bioéthanol.</p>
<p style="text-align: justify">En 2007 toujours, le Burkina Faso passe un accord avec le Brésil pour la création de son programme de biocarburant et le Mali crée l&#8217;Agence Nationale de Développement des Biocarburants sollicitant l&#8217;expertise du Brésil pour la création de sa filière.</p>
<p style="text-align: justify">En 2010, c&#8217;est le Kenya qui passe un accord avec le Brésil en vue de développer une filière éthanol, le Brésil s&#8217;engage alors à fournir son savoir faire et les infrastructures nécessaires.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;objectif à long terme est de phagocyter l&#8217;Afrique de technologies brésiliennes ou plutôt convaincre de la supériorité de la technologie brésilienne en ce domaine. En formant les futurs ingénieurs africains, le Brésil s&#8217;assure d&#8217;un soutien dans l&#8217;acquisition de futurs marchés pour ses entreprises. Ceux-ci auront toujours une tendance naturelle à choisir du matériel sur lequel ils ont été formé. De même, ils choisiront une technologie brésilienne, meilleure, que le Brésil n&#8217;a pas hésité à partager.</p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est également un bon moyen pour le Brésil d&#8217;influencer les organisations régionales en Afrique et particulièrement les zones de libre échanges ou union douanières qui peuvent avoir un intérêt économique, notamment pour dynamiser les échanges d&#8217;éthanol. Par ailleurs, le Brésil cible des Etats qui font notamment partie de la SDAC ou de l&#8217;UEOMA pour bénéficier des accords à taux préférentiels dans les échanges avec l&#8217;UE et avec les autres Etats développés. Il n&#8217;hésite d&#8217;ailleurs pas à négocier des accords triangulaire entre Etats africains, UE et Brésil comme ce fut le cas pour l&#8217;accord entre le Mozambique et l&#8217;UE en 2010. Durant ces négociations, le Brésil a réussi a obtenir que les droits de douanes pour l&#8217;importation d&#8217;éthanol par l&#8217;UE soit extrêmement bas.</p>
<p style="text-align: justify">Cette diplomatie du bioéthanol est complétée par l&#8217;influence des entreprises brésiliennes qu&#8217;elles soient publiques ou privées. Une fois ces accords conclus le Brésil a recours à ses entreprises pour rendre les Etats africains dépendants des technologies brésiliennes.</p>
<p style="text-align: justify">Le fer de lance de cette politique?</p>
<p style="text-align: justify">Les entreprises, publiques et privées qui sont, pour certaines, déjà installées en Afrique. Le Brésil peut en effet compter sur un socle d&#8217;entreprise bien implantée à l&#8217;image de la minière Vale, de Petrobras, d&#8217;odebrecht ou encore de Camargo Corréa. L&#8217;implantation d&#8217;entreprise du secteur du bioéthanol est d&#8217;ailleurs corrélée avec l&#8217;achat de terres pour le développement de culture pouvant alimenter le marché brésilien. Le Brésil tente en effet de limiter l&#8217;exploitation de terres pour développer la culture de la canne à sucre et entend faire des investissements en Afrique pour augmenter sa production et éviter des pénuries comme ce fut le cas en octobre 2011.  Par ailleurs, la diversification par l&#8217;achat de terres dans d&#8217;autres pays rend moins sensible le Brésil aux aléas climatiques qui peuvent jouer sur ses propres cultures de canne à sucre. Le Mozambique est illustratif de cette politique. Dès 2006, le Brésil et le Mozambique signe un accord de 6 milliards d&#8217;investissement dans le secteur du bioéthanol à base de canne à sucre. L&#8217;entreprise publique Petrobras y collabore avec la Guarani dans l&#8217;exploitation d&#8217;une usine de production de sucre et profite de cette implantation pour construire avec sa filiale Biocombustivel sa première usine d&#8217;éthanol au Mozambique en 2011. La construction de cette deuxième usine précède un achat important de terres du Mozambique par de grands propriétaires brésiliens, achat représentant en superficie l&#8217;équivalent des deux tiers du Portugal. Pour exemple, le groupe Guarani possède une concession de 50 ans pour l&#8217;exploitation de 91 000 hectares de terres. Le Mozambique quant à lui a vu construire sa première usine de raffinerie éthanol avec l&#8217;assistance technique des brésiliens. Par ailleurs, l&#8217;implantation de cette première usine s&#8217;effectue en corrélation avec l&#8217;achat massif de terres du Mozambique, terre propice à la culture de la canne à sucre. Le Mozambique se présente ainsi comme un nouveau débouché pour l&#8217;éthanol brésilien et sa position stratégique permet également de devenir un point d&#8217;export vers l&#8217;océan indien et les pays d&#8217;Asie du sud.</p>
<p style="text-align: justify">Après plusieurs problèmes d&#8217;approvisionnement, Petrobras est mandaté par l&#8217;Etat pour développer une filière de production de bioéthanol et profite de son installation en Afrique pour développer sa filière biocarburant. La cible est en premier lieu les pays lusophones pour faciliter son exploitation sur le continent. L&#8217;Angola et le Mozambique servent ainsi de porte d&#8217;entrée sur le marché Africain par le biais de la société Odebrecht et sa filiale ETH Bioenergya.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;Angola, allié naturel du Brésil voit également se développer une filière éthanol trusté par le savoir faire brésilien en la matière. Les entreprises Petrobras et Odebrecht, implantées depuis les années 80 dans le pays, profitent de leur position pour encourager la production de biocarburants. En 2010, le parlement angolais autorise la production de bioéthanol par des investisseurs étrangers ou locaux. Trois mois plus tard, le président angolais, lors d&#8217;une visite officielle au Brésil, s&#8217;entretient avec le président d&#8217;Odebrecht au sujet du futur projet angolais de production de biocarburants, la Biocom au sein de laquelle Odebrecht possède 40% des parts.</p>
<p style="text-align: justify">Outre les pays lusophones, le Brésil s&#8217;intéresse dès 2007 au Ghana et au Bénin. Au Ghana, c&#8217;est la société brésilienne Constran qui s&#8217;illustre en construisant une usine de production d&#8217;éthanol. Celle-ci peut s&#8217;appuyer sur l&#8217;exploitation de 27 000 hectares censée produire 150 millions de litre d&#8217;éthanol. Cette capacité de production doit permettre au Ghana de diversifier son économie et le place de facto dans la position de pays exportateur par le biais d&#8217;un accord avec la société suédoise Svensk Etanolkemi, celle-ci s&#8217;engageant pour l&#8217;achat d&#8217;éthanol pour une durée de dix ans. Ce projet de 306 millions de dollars est subventionné à hauteur de 260 millions par le biais prêt consenti au Ghana par la BNDES. Premier prêt public du Brésil au Ghana et méthode qui rappelle les prêts à taux préférentiels de la China Eximbank en Afrique.</p>
<p style="text-align: justify">En 2009, c&#8217;est au tour du Soudan de lancer son programme national de bioéthanol avec l&#8217;inauguration d&#8217;une usine du groupe Kenana qui devrait produire 65 millions de litre d&#8217;éthanol et qui est construite par l&#8217;entreprise brésilienne Dedini. La sous-traitance de l&#8217;usine sera bien sur assurée par celle-ci. Le Soudan a volonté à devenir chef de file en ce domaine et là encore, sa production lui permet d&#8217;exporter une première cargaison de 10 millions de litre d&#8217;éthanol à l&#8217;Union Européenne en avril 2011.</p>
<p style="text-align: justify">Outre ces deux destinations, Petrobras s&#8217;implante également en RDC, au Gabon et au Sénégal. La RDC, centre du continent africain, est bordée par 9 pays environ et représente une bonne plateforme en vue de l&#8217;exportation à travers toute l&#8217;Afrique. Elle dispose par ailleurs d&#8217;un potentiel d&#8217;exploitation agraire important avec seulement 10% des terrains cultivables exploités. Parfait pour cultiver la canne à sucre alors que l&#8217;année 2010 a vu naitre au Brésil des problèmes d&#8217;approvisionnement de bioéthanol. Dans cette optique, les investissements du Brésil au Gabon et au Sénégal pourraient être motivés par la construction de ports en eaux profonde pouvant servir de plateforme d&#8217;échange commercial. En ciblant chacun de ces pays, le Brésil se place en position d&#8217;influencer dans toute les organisations régionales d&#8217;Afrique les décisions liés aux biocarburants et cela permet également aux sociétés brésiliennes de ce domaine de bénéficier de taux préférentiels dans le cadre des échanges. Elles utilisent ainsi les accords de libre échanges pour exporter sur l&#8217;ensemble du continent africain et également pour exporter à l&#8217;extérieur à partir de pays tel que le Mozambique.</p>
<p style="text-align: justify">Par ailleurs, en concluant en 2010 un partenariat avec la chine pour la construction de projet de bio carburant en Afrique, le brésil s&#8217;évite des concurrents directs et damne le pion aux sociétés chinoises par son avancée technologique et les liens privilégiés avec certains pays.</p>
<p style="text-align: justify">En encourageant la production de bioéthanol auprès de plusieurs pays africains, le Brésil s&#8217;assure tout d&#8217;abord des débouchés pour sa filière de véhicule flex fuel. Le Malawi déclarait en 2007 entamer un programme de 5 ans d&#8217;un million de dollars pour convertir son parc automobile en véhicule à carburants mixtes ou carburants modulables Par ailleurs, par les transferts technologiques et l&#8217;implication de ses entreprises, il s&#8217;assure une certaine dépendance technologique des pays africains. Le seul risque pour lui serait que des pays comme l&#8217;Afrique du sud et la compagnie Ethanol Africa ne viennent concurrencer directement ses entreprises. Pour le Brésil, numéro deux mondial du secteur, l&#8217;intérêt est tout autre. On peut se demander s&#8217;il n&#8217;y a finalement pas une volonté de la part du Brésil de créer justement des géants en Afrique capable d&#8217;exporter leur production. En effet, sur une vision long terme, celui-ci a tout intérêt à structurer plusieurs pays exportateurs qui auraient volonté à promouvoir le bioéthanol sur les marchés internationaux. Si le Brésil parvenait à modeler plusieurs dizaines de pays exportateurs en structurant également leur marché interne (au niveau des véhicules etc..), il aurait un poids plus important dans les négociations actuelles du cycle de Doha. Par ailleurs, en créant une offre et une demande suffisante, il ne serait pas exclu de créer une véritable OPEP du bioéthanol où le Brésil pourrait profiter du manque de normes dans ce secteur pour imposer les siennes comme référence et avoir un poids décisif à l&#8217;OMC sur des questions telles que les critères de durabilité des agrocarburants.</p>
<p style="text-align: center">Mathieu Dupressoir (mathieu.dupressoir@gmail.com)</p>
<p style="text-align: center">Membre de l&#8217;équipe Unasur</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>La dynamique de la filière bioéthanole au Brésil</title>
		<link>http://www.unasur.fr/2011/12/08/la-dynamique-de-la-filiere-bioethanole-au-bresil/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 01:29:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dupressoir</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2011/12/08/la-dynamique-de-la-filiere-bioethanole-au-bresil/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/Bioéthanol-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p style="text-align: justify">L&#8217;annonce le 21 octobre dernier d&#8217;un projet brésilien de biocarburant au Zimbabwe illustre une nouvelle fois l&#8217;expertise du Brésil en ce domaine</p>
<p style="text-align: justify">Une capacité de projection construite sur le sol brésilien</p>
<p style="text-align: <a href="http://www.unasur.fr/2011/12/08/la-dynamique-de-la-filiere-bioethanole-au-bresil/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="alignleft size-full wp-image-1379" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/Bioéthanol.jpg" alt="Bioéthanol" width="176" height="162" />L&#8217;annonce le 21 octobre dernier d&#8217;un projet brésilien de biocarburant au Zimbabwe illustre une nouvelle fois l&#8217;expertise du Brésil en ce domaine</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Une capacité de projection construite sur le sol brésilien</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le programme PROALCOOL au Brésil mis en place depuis les années 70 a pour but de développer une filière biocarburant capable d&#8217;accroitre l&#8217;indépendance énergétique du Brésil et de promouvoir, à l&#8217;internationale, cette filière en vue de l&#8217;exportation.</p>
<p style="text-align: justify">Le premier objectif du Brésil a été de développer une filière nationale en corrélation avec la construction de véhicules adaptés à la technologie des biocarburants. Le Brésil a dynamisé la filière par le biais d&#8217;une série de mesures.</p>
<p style="text-align: justify">Il développe dès les années 70 une technologie permettant de maximiser le rendement de la canne à sucre pour se démarquer de ses concurrents et fournir un biocarburant compétitif. Cette technologie s&#8217;élabore sur deux plans.</p>
<p style="text-align: justify">La recherche et développement représente l&#8217;axe premier de cette politique et c&#8217;est paradoxalement le délitement de la société Zanini fin des années 90, la plus en pointe dans l&#8217;innovation des biocarburants qui va créer le terreau pour un futur pôle d&#8217;excellence. En effet, les anciens employés de cette société, fort de leur savoir faire, ont créé plusieurs dizaines de PME fabriquant aujourd&#8217;hui les technologies de pointe des distilleries. Il s&#8217;est ainsi structuré à Sertaozinho un véritable pôle d&#8217;excellence de la filière avec 500 PME présente et l&#8217;organisation de deux grandes foires alcool sucrière  durant l&#8217;année.</p>
<p style="text-align: justify">Le Brésil lance en 2000 le programme Genoma Cana qui lui permet de créer une souche transgénique de saccharose plus riche, plus sucrée et résistante aux insectes et maladie. Il crée ainsi de nouvelles variétés telles que la RB925211 qui augmente le rendement et la productivité de la canne à sucre. L&#8217;utilisation de la canne à sucre comme base de la production d&#8217;éthanol permet au Brésil d&#8217;avoir une rentabilité d&#8217;environ 70% contre une rentabilité de 20 à 30% pour l&#8217;utilisation du maïs comme aux Etats-Unis ou au Mexique.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;arsenal fiscal vient ensuite appuyer cette politique de R&amp;D, l&#8217;exonération fiscale du secteur étant équivalente au coût de revient de l&#8217;éthanol, il en résulte en effet une défiscalisation quasi-totale de la vente d&#8217;éthanol.</p>
<p style="text-align: justify">Par ailleurs, il participe à l&#8217;élaboration de la technologie et assure aux constructeurs des débouchés en subventionnant les véhicules de type &laquo;&nbsp;Fuel Flexible Vehicle&nbsp;&raquo; par le biais de déductions fiscales. En étant leader dans le bioéthanol, le Brésil oblige ainsi les constructeurs automobiles qui souhaitent s&#8217;implanter pour conquérir son marché à adopter ses normes. Il les oblige à développer des véhicules compatibles avec l&#8217;éthanol pur ou des mélanges éthanol/essence.</p>
<p style="text-align: justify">La mesure phare du programme brésilien consiste en l&#8217;obligation imposée par le gouvernement que l&#8217;essence contienne un taux d&#8217;environ 25% d&#8217;éthanol. Cette mesure est aujourd&#8217;hui à relativiser car la forte demande en éthanol a conduit le Brésil à abaisser ce taux à 20% pour éviter une hausse des prix. Cela était également motivé par un début de pénurie de la ressource en 2011. En parallèle, la politique publique de prêts à taux bonifiés vient favoriser le stockage de l&#8217;alcool en usine. Cela permet la création de stock d&#8217;exportation et encourage l&#8217;accroissement de la production dans la filière.</p>
<p style="text-align: justify">Dernière mesure, en juin 2011, la Banque publique du gouvernement brésilien, la BNDES a déclaré qu&#8217;elle fournirait 22 milliards de dollars pour financer l&#8217;extension du secteur de la canne à sucre jusque 2014.</p>
<p style="text-align: justify">Après la consolidation nationale, le Brésil structure sa production et sa filière en vue de l&#8217;exportation. Dès 2005, le premier terminal portuaire d&#8217;éthanol a été construit à Santos avec une capacité de stockage de 32 000 tonnes. Le Brésil se fixe deux objectifs : imposer les biocarburants sur le continent sud américain et les imposer sur le continent Africain.</p>
<p style="text-align: justify">Le Brésil profite de l&#8217;implantation de ses entreprises en Amérique Latine telle que Petrobras pour imposer les biocarburants sur le continent. Outre Petrobras qui ne s&#8217;est lancé dans la production de bioéthanol qu&#8217;en 2010, les groupes Cosan et Copersucar monopolisent plus de 20% des parts de marché au Brésil. Petrobras s&#8217;appuie quant à elle sur son réseau de 8 000 stations services pour distribuer sa production de bioéthanol et par la même occasion, se positionne de façon stratégique. Le Brésil s&#8217;appuie sur des entreprises tels que Cosan, Copersucar, Sao Martinho ou encore Petrobras pour étouffer par exemple les productions concurrentes, telles que celles du Mexique beaucoup moins rentable.</p>
<p style="text-align: justify">La principale force de frappe pour le Brésil pour l&#8217;exportation d&#8217;éthanol en Amérique latine est dans un premier temps corrélée avec la capacité de projection de Petrobras. L&#8217;éviction progressive d&#8217;Exxon du marché de distribution des carburants en Amérique Latine est emblématique de cette politique. Le rachat du réseau de distribution d&#8217;Exxon par Petrobras lui permet d&#8217;écouler une partie de sa production d&#8217;éthanol de même que les véhicules fuel flex. Cette stratégie s&#8217;intensifie avec le rachat du réseau de distribution de Repsol, Eg3 par Petrobras et trouve son apogée dans des prises de capital stratégique. En 2010, Petrobras débourse successivement 1,2 milliards de dollars pour prendre 49% du capital de Guarani (filiale du groupe Tereos) et près de 250 millions d&#8217;euros dans l&#8217;acquisition de deux usines du 2<sup>ème</sup> groupe d&#8217;éthanol, Sao Martinho. Il obtient notamment 49% de l&#8217;usine Boa Vista qui devrait raffiner 7 millions de tonnes d&#8217;éthanol aux environs 2014/2015. Petrobras sécurise l&#8217;approvisionnement de ses réseaux de distribution qui constitue le principal facteur de diffusion du bioéthanol comme carburant de référence. Avec son modèle d&#8217;intégration verticale Petrobras structure rapidement sous la pression de l&#8217;Etat brésilien sa filière bioéthanol alors que certains de ses concurrents tel BP restructure leur portefeuille d&#8217;actifs vers la constitution de filières biocarburants. Le gouvernement de Dilma Roussef continue en 2011 de mettre la pression sur Petrobras en exigeant que celle-ci fournisse 15% du marché brésilien en bioéthanol toujours dans le but d&#8217;éviter les pénuries et de parer à la croissance du secteur de l&#8217;automobile.</p>
<p style="text-align: center">Mathieu Dupressoir (mathieu.dupressoir@gmail.com)</p>
<p style="text-align: center">Membre de l&#8217;équipe Unasur</p>
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		<title>L&#8217;Argentine, nouveau marché pour Rosoboronexport</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 02:40:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dupressoir</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2011/12/05/largentine-nouveau-marche-pour-rosoboronexport/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/images-rosoboronexport.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left height=100  border=0></a><p style="text-align: justify">Le 3 décembre dernier, l&#8217;agence russe d&#8217;exportation d&#8217;armement Rosoboronexport livrait ses premiers hélicoptères Mi-171E à l&#8217;armée Argentine.</p>
<p style="text-align: justify">Une première dans la coopération entre la Russie et l&#8217;Argentine. Le contrat ne concernait que <a href="http://www.unasur.fr/2011/12/05/largentine-nouveau-marche-pour-rosoboronexport/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="alignleft size-full wp-image-1360" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/images-rosoboronexport.jpg" alt="images rosoboronexport" width="136" height="163" />Le 3 décembre dernier, l&#8217;agence russe d&#8217;exportation d&#8217;armement Rosoboronexport livrait ses premiers hélicoptères Mi-171E à l&#8217;armée Argentine.</p>
<p style="text-align: justify">Une première dans la coopération entre la Russie et l&#8217;Argentine. Le contrat ne concernait que deux hélicoptères conçus pour les conditions extrêmes et utilisés par l&#8217;Argentine pour l&#8217;approvisionnement de ses bases en antarctique. Ce contrat est minime mais il représente une pénétration du marché et complète l&#8217;offensive de Rosoboronexport en Amérique latine.</p>
<p style="text-align: justify">Celle-ci peut se targuer d&#8217;avoir quasiment l&#8217;ensemble des pays sud américains comme clients. Le 28 octobre dernier, l&#8217;agence russe d&#8217;exportation d&#8217;armement livrait au Pérou le deuxième lot d&#8217;hélicoptères prévu d&#8217;un contrat signé en 2010. Avec trois hélicoptères Mi 171Sh livré au Pérou, l&#8217;intérêt pour Rosoboronexport est surtout d&#8217;implanter par la suite son usine de maintenance.</p>
<p style="text-align: justify">Fer de lance de cette reconquête en matière d&#8217;armement, l&#8217;agence russe peut compter sur les bonnes relations que la Russie entretien avec plusieurs pays du continent sud américain, des clients habituelles tels que le Venezuela ou le Pérou.</p>
<p style="text-align: justify">Outre les relations politiques, les exportations d&#8217;armement bénéficient d&#8217;un contexte économique favorable, la plupart des pays latinos américains étant en pleine croissance et affichant une volonté de moderniser leur armées.</p>
<p style="text-align: justify">Le Brésil entend clairement moderniser sa flotte de guerre pour protéger ses approvisionnements énergétiques et pouvoir réagir dans ses eaux territoriales avec rapidité et efficacité. La récente marée noire a montré au Brésil qu&#8217;il était vital de développer sa puissance maritime. Cela d&#8217;autant plus s&#8217;il revendique une place au conseil de sécurité de l&#8217;ONU ou la place de puissance régionale en Amérique Latine. En novembre, l&#8217;amiral Luiz Umberto De Mendoza annonçait la nécessité d&#8217;acquérir d&#8217;ici à 2030, 20 sous-marins conventionnels et 6 sous-marins nucléaires.</p>
<p style="text-align: justify">Cela n&#8217;a probablement pas échappé à la Russie de même que la constitution de la CELAC qui pourrait être synonyme pour elle d&#8217;écouler davantage d&#8217;armement particulièrement avec des vitrines telles que le Venezuela, l&#8217;Argentine, le Brésil ou le Pérou. Elle s&#8217;est d&#8217;ailleurs dite prête à coopérer avec la CELAC. Dernier accord en date, le 5 décembre, le Mexique s&#8217;engageait aux cotés de la Russie pour développer un programme de coopération dans le domaine de la sécurité nationale.</p>
<p style="text-align: center">Mathieu Dupressoir (mathieu.dupressoir@gmail.com)</p>
<p style="text-align: center">L&#8217;équipe d&#8217;Unasur</p>
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		<title>Genesis consulting, reflet de la stratégie offshore de Technip</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 01:41:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dupressoir</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2011/12/05/genesis-consulting-reflet-de-la-strategie-offshore-de-technip/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/images1-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p style="text-align: justify">Le 18 novembre, Technip annonçait la création d&#8217;une nouvelle société de conseil spécialisée dans le subsea et l&#8217;offshore.</p>
<p style="text-align: justify">Symbole de prospérité et de réussite pour Technip, la création de Genesis est aussi <a href="http://www.unasur.fr/2011/12/05/genesis-consulting-reflet-de-la-strategie-offshore-de-technip/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="alignleft size-full wp-image-1357" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/images1.jpg" alt="images" width="319" height="158" />Le 18 novembre, Technip annonçait la création d&#8217;une nouvelle société de conseil spécialisée dans le subsea et l&#8217;offshore.</p>
<p style="text-align: justify">Symbole de prospérité et de réussite pour Technip, la création de Genesis est aussi une façon pour elle d&#8217;annoncer  à ses concurrents et ses futurs clients sa montée en puissance et son leadership.</p>
<p style="text-align: justify">Cette annonce s&#8217;inscrit dans la lignée des derniers succès de Technip. Le même jour, Petrobras a annoncé un contrat d&#8217; un milliard de dollars avec la joint-venture détenue à parité par Technip et Odebrecht pour l&#8217;affrètement et l&#8217;exploitation de deux navires de pose de conduite flexible.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;acquisition de la société Cybernetix, spécialisée dans la robotique sous-marine, et l&#8217;acquisition de Global Industries offrent à Technip la possibilité de déployer près de quatorze bâtiments dont deux très innovants permettant l&#8217;exploitation jusqu&#8217;a 3 000 mètres de profondeur.  Ces succès illustrent, s&#8217;il en était besoin, de la bonne santé de l&#8217;opérateur français et lui permet de renforcer sa position sur le marché brésilien.</p>
<p style="text-align: justify">Genesis est le symbole de la stratégie de Technip résolument orientée vers l&#8217;exploitation off shore en eaux profondes. Technip profite de son influence et des défaillances de ses concurrents au Brésil où Aker solutions a connu des difficultés et où ses commandes d&#8217;équipement sous-marins pour Petrobras ont pris du retard.  Le français renforce son image et annonce sa nouvelle société de conseil à l&#8217;heure où le ministère de l&#8217;économie monte une mission ayant vocation à accompagner le développement de l&#8217;industrie pétrolière au large de la Guyane française.</p>
<p style="text-align: justify">En parallèle, Technip reconduit un contrat de sous-traitance avec  Statoil et remporte un contrat de service off-shore en mer sur l&#8217;important champs gazier de Valemon opéré là encore par Statoil. Ce dernier vient justement d&#8217;acquérir 30% de participation dans un consortium avec Tullow oil pour l&#8217;exploitation d&#8217;un important gisement dans les eaux du Suriname, voisin de la Guyane. Ce gisement guyanais doit justement être exploité par un consortium dirigé par Tullow oil.</p>
<p style="text-align: justify">Cela place par ricochet Technip en bonne position, les deux gisements étant de constitution commune et à une profondeur similaire.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;annonce de la création de Genesis intervient alors que le 1er décembre, le gouvernement mobilise sur place une mission de prospective et d&#8217;aménagement de la future exploitation du gisement guyanais. Celui-ci pourrait être d&#8217;une importance majeure et s&#8217;inscrirait pour Technip dans sa logique de développement sud-américaine, avec  une présence déjà confirmée au Mexique, au Venezuela et au Brésil.</p>
<p style="text-align: justify">Le gisement guyanais et le dernier accord signé entre la PDVSA et Odebrecht le 2 décembre dernier dans le cadre de la Communidad de Estados Latinos Americanos y Caribenos  pourraient être synonyme de nouveaux contrats pour Technip.</p>
<p style="text-align: center">Mathieu Dupressoir (mathieu.dupressoir@gmail.com)</p>
<p style="text-align: center">L&#8217;équipe Unasur</p>
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		<title>Accords pétroliers entre le Brésil et le Venezuela</title>
		<link>http://www.unasur.fr/2011/12/04/accords-petroliers-entre-le-bresil-et-le-venezuela/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 01:29:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dupressoir</dc:creator>
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		<category><![CDATA[l'Equipe Unasur.fr]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2011/12/04/accords-petroliers-entre-le-bresil-et-le-venezuela/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/r-CELAC-large570-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p style="text-align: justify"></p>
<p style="text-align: justify">Le Brésil et le Venezuela ont profité de l&#8217;annonce de la création de la Comunidad de Estados Latino Americanos y Caribeños (Celac) pour annoncer des coopérations dans le domaine de l&#8217;énergie. <a href="http://www.unasur.fr/2011/12/04/accords-petroliers-entre-le-bresil-et-le-venezuela/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="aligncenter size-full wp-image-1352" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/12/r-CELAC-large570.jpg" alt="r-CELAC-large570" width="540" height="226" /></p>
<p style="text-align: justify">Le Brésil et le Venezuela ont profité de l&#8217;annonce de la création de la Comunidad de Estados Latino Americanos y Caribeños (Celac) pour annoncer des coopérations dans le domaine de l&#8217;énergie. Pour ces deux Etats qui se disputent la place de puissance régionale, cette coopération se place sous le signe de la création d&#8217;une entreprise mixte entre Odebrecht et la PDVSA. L&#8217;Entreprise Brésilienne de Recherche en Agronomie (EMBRAPA) a également poussé à des accords de coopération.</p>
<p style="text-align: justify">Cette accord sera sans doute l&#8217;occasion pour le Brésil de promouvoir la société Petrobras qui, jusqu&#8217;a maintenant, a souvent été écartée des appels d&#8217;offre dans le bassin de l&#8217;Orenoque, trusté par Gazprom et autres concurrents directs.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;accord entre Odebrecht et la PDVSA pourrait également profiter au français Technip qui collabore depuis le 30 octobre avec la PDVSA dans le cadre de l&#8217;exploitation du champ gazier Mariscal Sucre Dragon.</p>
<p style="text-align: justify">On peut se demander si cette accord ne sera pas le reflet des rapports de force au sein de la CELAC avec le Venezuela et le Brésil comme chef de file et également comme rivaux.</p>
<p style="text-align: center">Mathieu Dupressoir (mathieu.dupressoir@gmail.com)</p>
<p style="text-align: center">L&#8217;équipe Unasur</p>
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		<title>La stratégie de contrôle du brésilien Petrobras en Amérique Latine</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 00:43:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dupressoir</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bresil]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Thématiques]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Unasur]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2011/11/30/la-strategie-de-controle-du-bresilien-petrobras-en-amerique-latine/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/11/images-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p style="text-align: justify">En moins de dix ans, le géant sud-américain Petrobras a su s&#8217;imposer comme une référence dans l&#8217;exploitation des gisements pétroliers offshore en eaux profondes. Grâce à sa stratégie de conquête, la société est <a href="http://www.unasur.fr/2011/11/30/la-strategie-de-controle-du-bresilien-petrobras-en-amerique-latine/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="alignleft size-full wp-image-1328" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2011/11/images.jpg" alt="images" width="256" height="189" />En moins de dix ans, le géant sud-américain Petrobras a su s&#8217;imposer comme une référence dans l&#8217;exploitation des gisements pétroliers offshore en eaux profondes. Grâce à sa stratégie de conquête, la société est devenue une référence sur son marché national avant de lancer son offensive en Amérique Latine.</p>
<p style="text-align: justify">Détenteur du record de la plus importante capitalisation boursière et avec un chiffre d&#8217;affaires en 2010 de près de 92 milliards de dollars, Petrobras est aujourd’hui la première entreprise brésilienne et s’est faite un nom parmi les pétroliers. Avec 112 plateformes de production, 16 raffineries, un droit de passage sur 26 000 km, l’entreprise possède plus de  8 000 stations-service avec une présence dans 27 pays et  sur 6 continents.</p>
<p style="text-align: justify">Pour en arriver là, Petrobras a dû revoir fondamentalement sa stratégie<strong>.</strong> Après son éviction du marché bolivien en 2006, la société Petrobras prend conscience qu&#8217;elle ne peut compter sur ses voisins pour obtenir des débouchés stables. La vague de nationalisation lui montre sa vulnérabilité mais aussi celle de ses adversaires. En nationalisant, les pays voisins ont pris le parti d&#8217;un contrôle de leurs matières premières. En contrepartie, ceux-ci se privent de technologies et de l&#8217;expertise des multinationales dont fait partie Petrobras.</p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est après cette période que Petrobras, avec l&#8217;appui du gouvernement brésilien et de la banque BNDES, investit massivement dans la R&amp;D. Elle devient leader dans l&#8217;exploitation des gisements pétroliers et gaziers en eaux très profondes et se positionne comme le plus grand producteur de pétrole offshore avec 20% du marché mondial. La force de frappe première de la société sera sa technologie.</p>
<p style="text-align: justify">Ipiranga, Eg3, Exxon, Repsol font rapidement les frais de l&#8217;appétit d&#8217;un nouveau géant qui n&#8217;hésite plus à s&#8217;attaquer à des symboles nationaux comme l&#8217;argentine Perez Companc.</p>
<p style="text-align: justify">Petrobras s&#8217;ouvre les portes des marchés fermés de la Colombie, du Venezuela ou encore de l&#8217;Argentine par le biais d&#8217;accord et de consortium avec les entreprises publiques de ces pays. Ceux-ci voient leurs champs de pétrole conventionnel s&#8217;amoindrir et le niveau technologique des entreprises nationales ne leur permet pas de tenter des exploitations de pré-salt beaucoup plus complexes. C&#8217;est la qu&#8217;intervient Petrobras. Elle pénètre leur marché grâce à sa technologie et les rend dépendantes pour l&#8217;exploitation de leurs gisements.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, la société continue d&#8217;améliorer sa technologie en investissant dans de nouveaux laboratoires de recherche. Elle investit ainsi des millions pour structurer le réseau Galilé, consortium de cinq laboratoires académiques de haute technologie interconnectés par des ordinateurs calculateurs dernière génération. Leur objectif premier étant de déterminer la viabilité de la technologie Petrobras en eaux très profondes. Dans des domaines complémentaire, elle prend le contrôle d&#8217;entreprise telle qu&#8217;INNOVA, spécialisée dans la pétrochimie.</p>
<p style="text-align: justify">En outre, Petrobras anticipe et investit dans le renouvelable en remportant un marché d&#8217;un milliard au Nicaragua dans l&#8217;hydroélectrique ou en participant au programme chilien de voiture électrique.</p>
<p style="text-align: justify">En parallèle de cette force de frappe technologique, Petrobras impose sa suprématie sur le marché brésilien. La société maitrise l&#8217;ensemble des processus, de l&#8217;exploitation à la distribution en passant par l&#8217;exploration et le raffinage. La société Petrobras est ainsi présente sur tous les segments de la chaine pour un contrôle total. Elle bénéficie, en premier lieu, d&#8217;une législation favorable. En effet, toute entreprise voulant exploiter des gisements au Brésil est obligée de négocier un consortium dans lequel Petrobras devra être partenaire à hauteur au minimum de 30%. Ainsi, la société est associée à toutes les grandes découvertes. Petrobras verrouille le marché dès l&#8217;exploitation et apparait comme l&#8217;acteur incontournable pour les sociétés étrangères. La plupart des raffineries brésiliennes appartiennent au groupe et celui-ci accroit sa prise de contrôle sur le secteur en rachetant 30% des parts de Repsol dans la raffinerie brésilienne Refap ce qui fait de lui l&#8217;unique actionnaire. Dans cette optique, le groupe consolide sa position par des prises de contrôle lors de rachat de sociétés (Ipiranga) et acquiert à l&#8217;étranger des positions par des prises de participation dans des raffineries au Texas.</p>
<p style="text-align: justify">La stratégie de conquête de Petrobras se prolonge dans le secteur de la distribution avec près de 8 000 stations-service et apparait comme le leader au Brésil. Une position d&#8217;autant plus flagrante avec le rachat d&#8217;Ipiranga entre Petrobras, Ultra et Barskem. Celui ci permet au groupe de consolider son réseau de distribution de carburant, en rachetant 25% des 4 240 stations-service d&#8217;Ipiranga, Petrobras possède alors près de 38% du marché sans concurrent direct. La société se place ainsi aux différentes strates du marché pétrolier brésilien. Cette stratégie de rachat de sociétés est encore plus flagrante dans la projection de Petrobras sur le continent sud-américain.</p>
<p style="text-align: justify">Dans sa stratégie de conquête, les voisins du Brésil sont les cibles directes de Petrobras. Quand celle-ci ne peut pas s&#8217;implanter sur un marché verrouillé par une entreprise nationale, elle établit des consortiums comme ce fut le cas avec la PDVSA ou Ecopetrol respectivement au Venezuela et en Colombie. La société se positionne de façon stratégique afin de saisir toute opportunité, pour des rachats futurs ou des prises de participation.</p>
<p style="text-align: justify">Le cas argentin est emblématique de cette politique. Petrobras profite de l&#8217;implosion de l&#8217;Argentine en 2001 pour faire l&#8217;acquisition de la société Eg3 et de ses 700 stations-service à travers tout le pays. Une année plus tard Petrobras prend le contrôle de Petrolera Santa Fe et acquiert ensuite 58 % de la Perez Companc S.A, contrôlant ainsi Pecom Energya à 98%. En ciblant le centre de gravité du secteur, Petrobras se place ainsi en position stratégique sur le marché par le rachat du deuxième producteur de pétrole du pays (Pecom) et peut profiter du rachat d&#8217;Eg3 pour la distribution du carburant et de sa filière bioethanol. L&#8217;Argentine n&#8217;est pas un cas isolé. En 2008, Petrobras rachète la part d&#8217;Exxon mobil dans Esso Chile et se positionne ainsi sur le marché avec 210 stations-service et des points de distribution de kérosène dans 11 aéroports. Petrobras se sert ainsi de ses filiales telles Petrobras Argentina et Petrobras Service Stations pour conquérir les autres marchés sud-américains. La filiale Petrobras Service Stations apparait comme le fer de lance de la politique de conquête pour prendre position dans un pays. A l&#8217;heure actuelle, cette société, par le biais de ses filiales, Spacio 1 et Lubrax Center s&#8217;est implantée au Chili, en Uruguay, au Paraguay et en Argentine. Avec de nouvelles découvertes de pétrole dans le golfe du Mexique, Petrobras n&#8217;est pas prête à abandonner son leadership.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>La stratégie d&#8217;endiguement des concurrents de Petrobras en Amérique Latine </strong></p>
<p style="text-align: justify">Face à cette montée en puissance, quelle est la réaction des concurrents de Petrobras?</p>
<p style="text-align: justify">Les sociétés occidentales traditionnellement implantée sur le continent sud américain ne sont plus forcément en mesure de lutter contre la tentative de monopole de Petrobras.</p>
<p style="text-align: justify">Le groupe Espagnol Repsol, traditionnellement bien implanté se voit obligé de faire des concessions s&#8217;il veut toujours garder un ancrage en Amérique Latine. Il doit dés 2001 céder sa compagnie de distribution Eg3 à Petrobras. Cette stratégie de désengagement de ses actifs downstream, c&#8217;est à dire les activités de raffinage et de distribution culmine en 2010 par le rachat par Petrobras de 30% des parts de Repsol dans la raffinerie Refap. Cela permet a Repsol de réduire sa dette de 500 millions de dollars mais le pousse encore davantage en dehors du continent sud américain. En Octobre 2010, Repsol cède 40% de sa filiale brésilienne au chinois Sinopec pour 7,1 milliards de dollars, cela touche ainsi directement l&#8217;une des filiales du groupe. Cette opération a pour but selon Repsol de lui permettre de financer ses activités off shore au Brésil. Mais lorsqu&#8217;en Octobre 2011, la PEMEX prend participation à hauteur de 9,49% dans le groupe Espagnol, c&#8217;est le contrôle de l&#8217;intégralité de la société qui est en question. Car la PEMEX a conclu un accord avec le groupe de BTP Sacyr pour maitriser 29,5% du capital de Repsol. La Pemex, société publique, emblème de souveraineté nationale du Mexique prend le contrôle d&#8217;un des plus grand groupe Espagnol, l&#8217;ancien colonisateur. Repsol s&#8217;est désengagé du continent en axant sa stratégie sur les découvertes brésilienne off shore d&#8217;hydrocarbures, mais même lorsqu&#8217;il découvre de grands gisements, ceux ci ne sont plus associés au nom de Repsol mais plutôt à celui de Petrobras, majoritaire dans l&#8217;ensemble des consortiums opérant au Brésil.</p>
<p style="text-align: justify">Les autres groupes occidentaux tentent de se maintenir sur leur terrain traditionnel et essayent de tirer leur épingle du jeu à l&#8217;image de Total qui pourrait bénéficier des ressources probables d&#8217;hydrocarbure que contiendrait le sous sol des eaux de la Guyane française. Quant aux majors américaines, elles pâtissent d&#8217;une mauvaise image auprès de plusieurs gouvernements sud américains plutôt prêts à accueillir des brésiliens, chinois ou Russes. Exxon cède ses réseaux de distribution au Chili en 2008 à Petrobras et se désengage du pays. Quant à Chevron, dix jours après la marée noire du 9 Novembre, le Brésil suspend l&#8217;intégralité des activités de Chevron au Brésil et promet à la société de lourdes amendes pour avoir souillé les eaux brésiliennes.</p>
<p style="text-align: justify">De jours en jours, les sociétés capables de freiner l&#8217;ascension de Petrobras apparaissent comme les sociétés des BRICs à l&#8217;image de la Sinopec et de Gazprom. Sinopec reprend la filiale brésilienne de Repsol en 2010 et prend le contrôle en 2011 de la filiale Brésilienne du portugais GALP par un rachat de 30% de ses activités off shore. Première acquisition d&#8217;envergure en Amérique latine pour le groupe chinois cette année.</p>
<p style="text-align: justify">Gazprom et Lukhoil quant à eux utilisent comme porte d&#8217;entrée le Venezuela et ont passé des accords de consortium avec la PDVSA pour l&#8217;exploration et l&#8217;exploitation des importantes ressources du bassin de l&#8217;Orenoque. En Octobre 2011, Gazprom signait un accord avec la PDVSA pour l&#8217;exploitation du gisement de gaz de Robalo. En parallèle, Gazprom compte bien combler le vide qu&#8217;ont laissé les sociétés occidentales lors de la nationalisation du marché du Gaz en Bolivie. En mai 2011, Total cédait encore à Gazprom 20% de ses droits sur les gisements d&#8217;Ipati et d&#8217;Aquio.  En comblant ce vide laissé par les sociétés occidentales, les entreprises chinoises et Russes tentent de s&#8217;implanter sur le marché en sachant pertinemment que Petrobras ne peut agir partout.</p>
<p style="text-align: justify">Aujourd&#8217;hui, Petrobras se voit contraint de parer les stratégies d&#8217;endiguement de ces concurrents directes s&#8217;il veut garder son monopole en Amérique Latine. Pour cela, il sera peut être obligé de faire des consortiums avec ces concurrents directs comme cela est déjà le cas sur son marché national.</p>
<p style="text-align: center">Mathieu Dupressoir (mathieu.dupressoir@gmail.com)</p>
<p style="text-align: center">L&#8217;équipe d&#8217;unasur, www.unasur.fr</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Brésil-Pérou: l’intégration énergétique au prix de la dépendance?</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Sep 2010 07:45:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Serge Sedille</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2010/09/24/bresil-perou-l%e2%80%99integration-energetique-au-prix-de-la-dependance/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/09/centrale_hydroelectrique_de_carillon_1-150x150.jpg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Passé un peu inaperçu des médias, l’accord signé le 16 juillet 2010 entre Alan Garcia et Lula établit, après des années de négociations interminables, l’intégration énergétique entre les deux <a href="http://www.unasur.fr/2010/09/24/bresil-perou-l%e2%80%99integration-energetique-au-prix-de-la-dependance/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/09/centrale_hydroelectrique_de_carillon_1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-994" title="centrale_hydroelectrique_de_carillon_1" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/09/centrale_hydroelectrique_de_carillon_1.jpg" alt="centrale_hydroelectrique_de_carillon_1" width="320" height="240" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Passé un peu inaperçu des médias, <a href="http://www.minem.gob.pe/minem/archivos/file/Electricidad/acuerdo%20peru%20brasil%2016%20julio%202010.pdf">l’accord signé le 16 juillet 2010</a> entre <strong>Alan Garcia</strong> et<strong> Lula </strong>établit, après des années de négociations interminables, l’intégration énergétique entre les deux pays. Cette première étape vers une intégration complète des pays andins avec le géant lusophone, loin de créer une communauté de l’énergie, se présente en réalité comme une démonstration supplémentaire du poids géoéconomique que le Brésil gagne sur ses voisins sud-américains.</p>
<p style="text-align: justify;">L’accord qui prévoit la création de centrales hydroélectriques au Pérou par des entreprises brésiliennes dont le savoir-faire est certainement le plus avancé parmi les pays du continent, établit en outre les modalités de transfert des excédents de production au Brésil via les lignes interconnectées mises en place.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que le gouvernement péruvien hésitait depuis 2006, date du MoU de coopération, quant à la signature de cet accord, principalement à cause de ces mêmes modalités de transfert, il a fini par se décider en 2010 pour un développement de la zone frontalière, fusse au prix d’une mainmise brésilienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette région, encore en retard au regard des autres parties du pays, est même du côté brésilien de la frontière, un front à développer. Avec cet accord Lula réussit un double objectif : développer l’Etat d’Acre et l’ouest de l’Amazonas, parmi les régions les plus reculées du pays. La transformation et le désenclavement des régions ouest du pays sont des chantiers majeurs de la politique brésilienne depuis des années et cet accord pourrait bien être la base d’un premier vrai succès durable. Dans le même temps l’implantation des énergéticiens brésiliens au Pérou, via leur compétence technique, lui assure une certaine mainmise sur un secteur clé, souvent considéré en Amérique Latine comme prioritaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si l’électricité produite doit être prioritairement envoyée sur le marché régulé péruvien puis sur le marché libre péruvien avant de pouvoir être envoyée au Brésil, nul doute qu’au terme des 30 ans de régulation que prévoit l’accord, le Brésil pourra faire payer au Pérou un prix bien plus élevé pour son électricité dans une région qu’il aura lui-même contribué à développer.</p>
<p style="text-align: justify;">Après tout la vision à long terme n’est-elle pas l’un des attributs des grandes puissances ?</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Mazzucchi</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Equipe UNASUR.fr</strong></p>
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		<title>L&#8217;équipe d&#8217;unasur.fr s&#8217;agrandit :  Isabelle Le Guay‏ nous a rejoint</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 11:03:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Serge Sedille</dc:creator>
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		<category><![CDATA[l'Equipe Unasur.fr]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href=http://www.unasur.fr/2010/03/01/lequipe-dunasur-fr-sagrandit-isabelle-le-guay%e2%80%8f-nous-a-rejoint/><img src=http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/03/unasur-300x199.jpeg class=imgtfe hspace=5 align=left width=100  border=0></a><p></p>
<p>Unasur.fr accueille Isabelle Le Guay dont voici une brève présentation.</p>
<p>Récemment diplômée de l&#8217;école de commerce EPSCI du Groupe ESSEC, Isabelle intègre l&#8217;Ecole de Guerre Economique pour l&#8217;année 2010. Ses nombreux séjours passés à l&#8217;étranger, dont <a href="http://www.unasur.fr/2010/03/01/lequipe-dunasur-fr-sagrandit-isabelle-le-guay%e2%80%8f-nous-a-rejoint/" target="_blank">[...] Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-660" title="unasur" src="http://www.unasur.fr/wp-content/uploads/2010/03/unasur-300x199.jpeg" alt="unasur" width="300" height="199" /></p>
<p>Unasur.fr accueille Isabelle Le Guay dont voici une brève présentation.</p>
<p>Récemment diplômée de l&#8217;école de commerce EPSCI du Groupe ESSEC, Isabelle intègre l&#8217;Ecole de Guerre Economique pour l&#8217;année 2010. Ses nombreux séjours passés à l&#8217;étranger, dont les Pays-Bas, l&#8217;Allemagne, l&#8217;Angleterre et l&#8217;Amérique du Nord la poussent naturellement à s&#8217;intéresser aux différences culturelles. Le site UNASUR représente ainsi pour elle un moyen de matérialiser cette réflexion autour de l&#8217;actualité géopolitique d&#8217;un continent entier. Isabelle intègre ainsi l&#8217;équipe d&#8217;<a href="http://unasur.fr/" target="_blank">unasur.fr</a> en septembre 2009, et rentre officiellement dans l&#8217;équipe ce mois-ci.</p>
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		<title>Serge Sedille &#8211; Créateur de www.unasur.fr</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jul 2009 21:27:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Serge Sedille</dc:creator>
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