Le troisième sommet de l’Unasur à Quito en Equateur

equateurLe 10 août, dans la ville équatorienne de Quito, s’est déroulé le troisième sommet de l’UNASUR sous haute tension.

En effet, la Colombie a refusé de répondre à l’invitation de l’UNASUR et s’est contentée de faire une tourné en Amérique du sud pour justifier leur projet de bases militaires avec les USA.

Au programme de ce sommet, deux événements principaux : l’Équateur reçoit la présidence pro tempore de l’UNASUR et le débat sur la coopération entre les USA et la Colombie.

L’Équateur et la Colombie sont aujourd’hui dans une position dite de conflit diplomatique, et avec sa nouvelle présidence l’Equateur devra faire face à la menace d’une guerre entre la Colombie et le Vénézuela. Les débuts de la présidence pro tempore sont donc très rudes mais pas dénués de solution. Les 11 pays d’Amérique du Sud se sont réunis aujourd’hui pour désamorcer cette crise.

Durant son intervention, le président  Chavez a décrit avec simplicité les anciennes politiques des Etats-Unis concernant l’Amérique du Sud, il a stratégiquement rappelé à chacun des présidents les conséquences d’une influence des USA sur leurs propres pays. Il a mis en garde les membres de l’UNASUR d’une menace bien réelle.

Chavez a également insisté sur le fait qu’il se tienne prêt à défendre son pays pour empêcher les Etats-Unis de s’emparer de son pétrole. Pour cela, Chavez raconte qu’Israel, lors de sa visite au Brésil a dénoncé le Vénézuela comme pays abritant des cellules terroristes du hezbollah. Il ne veut pas que son pays devienne un « deuxième Irak » et que les Etats-Unis légitimennt une guerre par une fausse présence de cellule du Hezbollah.

Les pays membres de l’Unasur ont décidé de consacrer une session spécifique pour gérer l’affaire des bases américaines. En effet, pour trouver une solution à ce problème les présidents ont prévus de se rencontrer à la fin du mois en terrain neutre, au sein de la ville de Barioche, en Argentine. Cette fois ci, Uribe n’aura aucune raison de décliner cette invitation.

Serge Sedille

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